voilà c´est la suite de la bataille orbitale...
Salle de contrôle du vaisseau covenant Rendeemer, au milieu des rangs covenants / 52.38.63.25 ( calendrier covenant)
-Les stations ne nous tirent plus dessus... Elles ont cessé le feu...
A travers la grande vitre transparente de la salle de pilotage, il distingua des explosions autour des stations de défense.
-Attendez... zoomer sur la première station.
Beaucoup d´explosions se produisaient à sa surface. Des vaisseaux minuscules s´échappaient. Puis, une énorme explosion. Le vaisseau ennemi fut coupé en deux, et les débris commencèrent à tournoyer dans l´espace. Ensuite, une autre explosion se produisit. Et cela recommença sur une autre, puis une autre...
-Elles explosent de l´intérieur !
-Monsieur, vaisseau covenant détecté au milieu du champ de débris ! C´est le Don des dieux !
-Le don des dieux ? Que fait-il là-bas ?
-Je n´en sais rien !
-Capitaine, dit l´autre pilote, il a perdu son bouclier, son armure est presque anéantie !
-Pleins gaz, messieurs, allons l´aider ! Lieutenant, mettez-moi en contact avec le reste de la flotte.
-Oui, capitaine. Mais le Don des dieux ne réponds pas !
-Ce n´est pas grave. On sait pourquoi. À toute la flotte de la grunty company ! Les stations de défense orbitale ennemies sont en difficulté ! Allons les achever !
Les vaisseaux s´avancèrent parmi les décombres. Des cadavres d´hérétiques déchiquetés par les explosions flottaient dans le vide.
-Lieutenant, approchez-nous du Don des dieux.
-Oui capitaine.
Tout autour, le chaos. Les explosions furent si violentes que le plus gros morceaux de stations pourtant longues, au départ, de plusieurs kilomètres n´excédait pas la taille d´une voiture. Des agglomérats de métal en fusion dérivaient sans but.
Devant le Rendeemer dérivait désormais le Destroyer covenant. Énorme, il était criblé de trous. Des niveaux entiers du vaisseau avaient été arrachés. Il n´était plus qu´un amas de tôle broyée et cabossée. Tant de puissance réduite à néant. Et des vaisseaux d´abordages, intacts, eux, fourmillaient autour du géant mort, comme des sardines autour d´une baleine qui aurait rendu l´âme.
-Les vaisseaux ne peuvent pas pénétrer dans cette épave. Ouvrez les hangars à navettes, nous leur trouverons bien une place dans notre croiseur. Et prévenez nos troupes de choc : envoyez-les dans le Don des dieux rechercher des survivants.
-Oui capitaine. tout de suite.
Gruntan, à bord de son vaisseau d´abordage, aperçut ce qui restait du Don des dieux.
-Bon sang ! les techniciens ! les pilotes !
-Ouais... Ils se sont sacrifiés... répondit un soldat
-Il reste peut être une chance, Gruntan, il n´a pas explosé... Peut être que l´équipe de commandement est blottie dans un compartiment encore pressurisé... ça s´est déjà vu, après tout...
-Oui... vous avez sûrement raison...
Le commandant ouvrit l´oeil. Il avait mal. Une odeur de brûlé régnait dans la salle. Sa main droite avait manqué de peu d´être broyée entre un morceau de tôle et le mur. Il essaya de bouger, mais il s´aperçut qu´il était juste entre un mur et un énorme bloc de métal. Celui-ci s´était planté juste au-dessus de sa tête. Si il avait été un élite, il serais mort à l´heure qu´il est.
La gravité artificielle avait été coupée... Sûrement les réacteurs du vaisseau étaient-ils endommagés... Mais ça lui permit de repousser le lourd bloc avec ses pattes postérieures. Des corps flottaient en l´air. Le grunt prit une impulsion sur le mur et s´élança sur un technicien. Il l´attrapa, lui pris le pouls... Son coeur battait encore. il avait juste perdu connaissance lors du choc. Il lui secoua la tête, lui hurla dessus. Le technicien finit par ouvrir les yeux. Le commandant était rassuré.
-C´est bon, ne t´inquiète pas, tu est vivant, dit il. Tu peux bouger ?
-Oui...
-Bon, aide-moi à rechercher des survivants alors.
Le commandant se remit à flotter dans les airs, en apesenteur. Il aperçut le capitaine. Il bondit sur lui, l´attrapa. Il mit son doigt derrière sa nuque. C´était dur et froid... Grutu lui tourna la tête. Un éclat de métal de quinze centimètres de long lui avait transpercé le crâne.
-Bon sang...
Il lâcha le cadavre et se consacra aux vivants. Le temps des funérailles n´étaient pas venu. Il entendit un petit cri venant de sous un bloc. Le commandant bondit dessus et l´écarta : un pilote. Une de ses jambes s´était retrouvée broyée sous le bloc. Il hurlait.
-Bon sang commandant ! Je vais crever !
-Nan, attendez. TECHNICIEN !
-Oui, monsieur ?
-ALLEZ CHERCHER LES TROUSSES DE SOINS !
-Bien !
-Bon. Faites-moi voir cette blessure... Je vois.
-Je... Je vais mourir ?
-Non. Pas la peine de s´inquiéter.
" la vérité est que si on ne lui prodigue pas des soins lourds dans moins de quinze minutes il va mourir dans d´atroces souffrances. Mais je ne peux pas lui dire..."
-Chef ! Voilà les trousses !
-Bien. Cherchez d´autres survivants.
-Oui commandant !
Il revint au pilote.
-Bon... soldat... Je vais vous endormir... Et quand vous vous réveillerez, sois vous serez au tribunal des dieux, sois vous serez dans un hôpital... Vous êtes prêt ?
-O...oui, allez-y commandant... Attendez ! Vous êtes sûr de ce que vous faites ?
-Ne vous inquiétez pas... J´ai fait ça des tas de fois.... Et bien pire. Faites-moi confiance.
Le pilote blessé hocha la tête.
-Bon. J´y vais.
L´officier prit une seringue et lui enfonça dans la poitrine. Le pilote perdit immédiatement connaissance. Grutu prit deux petits bouts de plastiques et les utilisa pour écarter la plaie.
-Merde. L´artère est touchée.
Il mit en route un électroencéphalogramme et mit des électrodes sur la nuque du blessé.
-Oulà... Mauvais mauvais tout ça... Bon sang TECHNICIEN ! VOUS AVEZ TROUVÉ D´AUTRES SURVIVANTS ?
-Oui ! Trois !
-DITES LEURS DE TROUVER D´AUTRES RESCAPÉS ET VOUS, RAMENEZ VOTRE FRAISE ICI !
-J´arrive !
Le technicien arriva en volant.
-Tenez-moi ça...
-Chef... c´est une veine ?
-Oui. La lâchez pas.
Le technicien cru qu´il allait vomir.
-Et merde... ça passe sous le foie. Bon, pas le choix, on lui en grefferas un après... Tenez-moi ça aussi. Oulàlà... Je m´en doutais. Un caillot. Il manquait plus que ça. Passez-moi la scie à côté de vous.
-Euh... Tenez...
Quelques secondes plus tard, une jambe flotta dans la pièce.
-Voilà. Maintenant, du désinfectant et du produit cicatrisant... C´est bon, laissez le foie tranquille et faites moi une perfusion. 23 mg.
-Euh... Quoi ?
-On vous a pas appris ça dans la marine ?
-Euh... Si...
-ALORS GROUILLEZ VOUS DE M´EN FAIRE UNE ! C´EST DE SA VIE QU´IL S´AGIT !
-Bien, commandant.
Quelqu´un hurla dans la pièce.
-HAAAAAA ! UNE JAMBE !
-Normal, dit Grunty d´un air détaché. On a pratiqué une amputation.
Et c´est alors que les troupes de choc arrivèrent...
-Capitaine, dit un pilote du Rendeemer, aucun vaisseau de combat ennemi autour de la planète.
-C´est étrange. Pourtant, ils devaient avoir des vaisseaux pour venir ici... Ils sont des milliers... Et aucun contact...
-Capitaine, dit un autre pilote, Tous les vaisseaux d´abordage du Don des dieux ont été recueillis.
-Parfait. Placez-nous en orbite géosynchrone au dessus de l´objectif. Vaisseaux ennemis ou pas, il est temps de débarquer.