Chapitre 13 : La Terre
Le phantom arrivait enfin, me libérant de ce cauchemar qui avait duré quelques heures. Malheureusement, il devait se prolonger une fois arrivé à destination : la Terre. D’après ce que l’on m’a rapporté, elle ressemblerait beaucoup à REACH, possédant les ressources nécessaires à la survie humaine, mais elle serait bleutée, et les humains, tout comme les covenants y voient une grande beauté. De cette couleur bleue vient son surnom : la Planète Bleue. Aujourd’hui, un grand danger la menace, un danger auquel nous, les élites, avons malheureusement contribué. Nous arrivions dans l’espace où apparemment, les tirs avaient cessé.
-Que se passe-t-il ? Les Brutes ne se battent plus contre nous ?
-Ayant appris la mort de leur chef, Tartarus, ils se sont rendus mais ont refusé de nous apporter leur aide pour arrêter le prophète. Ils ont regagné leurs systèmes pour échapper au parasite, répondit l’Arbiter.
-Je vois… quel courage… fis je avec méprise tandis que le phantom atterrissait dans le hangar du croiseur repris il y avait quelques heures à peine.
En descendant du phantom, j’entendis une voix familière :
-Bienvenue, capitaine…
C’était le commandant : il n’avait pas changé, fidèle à lui-même, dans sa belle armure blanche, il avait réussi à survivre lui aussi, mais ceci ne fait pas l’objet de ce récit.
-Tout ce que vous avez accompli est digne d’être raconté dans les annales de l’Alliance, enfin de ce qu’il en reste… ajouta-t-il.
-Merci, commandant. Je suis heureux de voir que vous avez réussi à échapper aux Brutes.
Le commandant eut un léger « sourire » et déclara :
-Je crois qu’il est temps de partir.
-Tout à fait d’accord, fit une voix rauque.
C’était un humain que je n’avais jamais vu.
-Capitaine, voici le sergent Johnson, il m’a aidé à affronter Tartarus, expliqua l’Arbiter. Et voici le commandant Miranda Keyes, ajouta-t-il en désignant une femme aux cheveux bruns.
-Bon, les présentations sont faîtes, alors ne traînons pas plus longtemps ici ! s’exclama Johnson.
Le commandant et l’Arbiter, ainsi que les officiers humains, se dirigèrent vers la salle des pilotes.
-Allons-y ! ordonna l’Arbiter.
Le vaisseau, créant un trou dans l’espace-temps, se dirigea droit sur Terre.
Quant à moi, j’étais resté seul dans le hangar, assis par terre, me reposant de toutes ces émotions… Je ne savais pas ce qui se passait ou ce qui allait se passer, mais une chose était sûre : tout serait changé en rentrant… Je me levai et regardait l’espace par un hublot. On y voyait la Terre, bleue comme me l’avait décrit les élites qui s’y étaient rendus, les stations de défense de celle-ci, qui étaient secouées par des tirs covenants. Il était vrai que tous ceux qui combattaient ici n’avaient pas eu vent des évènements sur Halo. Le parasite à nouveau libre, les Brutes s’enfuyant vers leurs systèmes avec les rapaces et les drones, la trahison des Prophètes. Je pensai avec tristesse que tout ceci ne serait jamais arrivé sans Vérité, et ma haine envers lui n’en fut que renforcée…
-Ici le sergent Johnson ! Demande autorisation d’atterrir sur Terre !
-Sergent ? Que faîtes-vous ici ? Le Major est déjà passé dans un vaisseau ennemi… fit la voix de Lord Houll.
-Je n’ai pas le temps de vous l’expliquer, mais les élites, les grognards et les chasseurs nous ont rejoint pour arrêter ce prophète, Vérité !
-Très bien, mais pourriez-vous dans ce cas, donner un ordre pour faire cesser ces tirs ?
-Je m’en charge, fit l’Arbiter.
-Merci. Vous avez l’autorisation.
-Attendez, il est probable qu’il y ait des croiseurs brutes en activité, c’est pourquoi je ne pourrai faire cesser tous les tirs.
-On se débrouillera ! Arrêtez Vérité !
-D’accord.
Le croiseur s’approchait à présent de la Terre, nous arrivions enfin à destination.
Nous entrions dans l’atmosphère terrestre, je voyais à présent des flammes autour du vaisseau. Il semblait que mon cœur s’embrasait au rythme de ces flammes dansantes, mais cette sensation s’éteignit bien vite, je décidai de me rendre moi aussi dans la salle des pilotes, ma détermination s’était renforcée.
Arrivant sur les lieux, j’entendis le commandant déclarer :
-D’après nos pisteurs, Vérité se dirige vers le milieu de cet océan, quel est son nom ? demanda-t-il à Johnson.
-L’océan Atlantique, répondit Keyes à sa place.
-Hum, je me demande ce qu’il cherche, il n’y a rien dans cet océan, fit Johnson.
-Peu importe, poursuivons-le ! fit le commandant. Ah, capitaine ! ajouta-t-il en me voyant pour la première fois. Vous allez avoir une mission importante.
-Je sais, mais je me demande si le Démon ne l’a pas accompli à ma place.
-Ca m’étonnerait beaucoup…
Regardant mon commandant droit dans les yeux, je sus qu’il pensait la même chose que moi, que j’y laisserai sûrement la vie. L’affrontement final allait bientôt avoir lieu…
A Suivre dans le Chapitre 14 : La légende des Anciens