J´ai accroché immédiatement à PGR1, et pour PGR2 il m´a fallu plus de temps. Hereusement qu´il y avait l´émerveillement devant les graphismes, sans quoi les 5 ou 6 premières heures de jeu auraient été franchement décevantes. Mais.... Sur la durée, on se rend compte qu´un énorme fossé sépare les deux titres. PGR2 est beaucoup plus riche. Tu passe de série en série, et tu redécouvre complètement la conduite à chaque fois, alors que dans PGR1 c´est toujours la même chose avec de plus en plus de puissance.
La durée de vie de PGR2 est au moins 6 fois supérieure à celle du 1er. Et les défis sont mieux équilibrés ( à condition de ne pas s´entêter à faire le platine partout, auquel cas on devient fou). PGR1 était chaotique dans sa progression. Tu faisais une course sans problème, et celle d´après tu t´arrachais les cheveux, puis de nouveau c´était pas trop dur... Par ailleurs, la conduite devenait complètement surréaliste sur la fin, dans PGR1. Je me souviens d´une course d´endurance à New-York, avec la Tuscan : Je restais à 20 km/h à la fin de la ligne droite, la bagnole tapait dans le mur à cette vitesse, et se retrouvait pile dans l´axe comme si j´avais pris le virage. Ca me permettait de prendre de l´avance sur l´IA, qui freinait. N´importe quoi. Dans PGR2, ça reste arcade dans l´esprit, mais il n´y a pas de telles aberrations.
Le seul argument de poids en faveur de PGR1, c´est les 60fps. Autant quand on joue à PGR2 on se dit que c´est très fluide comme ça et qu´ils ont eu raison, autant si on passe à PGR1 dans la foulée, on est obligé d´admettre qu´il y a une différence. Mais bon, il y a 4 fois plus de polygones à l´écran dans PGR2 et le FSAA activé. Le résultat est si beau qu´on digère les 30fps sans pb.