ds ma recherche sur internet j´ai trouvé ceci:
Morts sur la pelouse
Les précédents
Le décès sur la pelouse de Marc-Vivien Foé, survenu à Lyon jeudi soir, relève d’un type d’accident extrêmement rare à ce niveau, mais qui a connu plusieurs précédents comparables dans l’histoire du football.
La quasi totalité des décès sur un terrain de football impliquent une défaillance cardiaque ou la foudre. La mort de Foe se rapproche de celle du Nigérian Samuel Okwaraji, 24 ans, disparu en 1989 au cours d’un match éliminatoire pour la Coupe du monde 1990, contre l’Angola, à Lagos. Il est décédé d’une crise cardiaque survenue à dix minutes de la fin de la rencontre. L’autopsie a révélé que son cœur avait trop gonflé sous une haute pression artérielle. En octobre dernier, le Brésilien Marcio Dos Santos, 28 ans, a succombé à une attaque cardiaque quelques heures après avoir inscrit un but en faveur de son club péruvien, le Deportivo Wanka. En Angleterre, le buteur de York City Dave Longhurst s’était effondré contre Lincoln City en septembre 1990. L’autopsie a révélé une malformation cardiaque. Le 30 mai 1977, Renato Curi, 24 ans, joueur italien de Pérouse, est tombé inanimé à la 50e minute d’un match contre la Juventus Turin. Sa mort sera ultérieurement imputée à une malformation cardiaque congénitale. Plus étonnant : le joueur du Fc Porto Fernando Pascoal das Neves, dit «Pavao», est aussi mort sur la pelouse à la 13e minute, du 13e match de Championnat en 1973.
En France, le frère d’Emmanuel Petit est décédé sur un terrain en 1987, sur un terrain amateur. L’ancien joueur auxerrois Serge Mésonès a aussi perdu la vie en jouant au football, le 1er novembre 2001, avec le Variété club de France, à Decazzeville. Le 21 avril 1980, le pro français Omar Sahnoun, 24 ans, père de Nicolas Sahnoun, est mort d’une crise cardiaque à Bordeaux en plein entraînement. Depuis 1963, plusieurs joueurs roumains ont trouvé la mort de façon inexpliquée. Constantin Tabarcea, 26 ans, représentant le Petrolul Ploiesti, avait inauguré la liste. En quinze mois, entre 1999 et 2001, quatre joueurs roumains sont décédés en jouant au football. Le joueur de l’Astra Ploiesti, Stefan Vrabioru, est décédé sur le chemin de l’hôpital après une chute survenue au cours de son premier match pro contre le Rapid Bucarest.
La foudre est aussi à l’origine de plusieurs morts sur la pelouse, aussi bien chez les professionnels que chez les amateurs. Parmi les plus célèbres, le gardien néerlandais Erik Jongbloed ( Dws) est mort foudroyé en septembre 1984, sous les yeux de son père Jan Jongbloed, ancien international. En août 2001, deux joueurs sont morts et dix ont été sérieusement brûlés au cours d’un match professionnel à Chiquimulilla, au Guatemala. Un éclair s’est écrasé sur la main courante métallique, déployant une charge électrique très forte sur la pelouse, gravement ressentie par les joueurs, entraîneurs et arbitres du match. En octobre 2002, le buteur colombien Geovanny Cordoba et l’ancien international Hermann Gaviria sont morts foudroyés pendant un entraînement. Un joueur ukrainien a subi le même sort en juillet 2002, après un match professionnel. En février 1967, un joueur est mort et quatre ont été blessés au cours d’un quart de finale de Coupe d’Angleterre amateurs entre Highgate United et Enfield.
La mort d’un joueur survenue à cause d’une blessure subie pendant le jeu est extrêmement rare. Depuis 70 ans, un seul décès correspondant à ces critères a été enregistré concernant un match professionnel. En septembre 1931, à Glasgow, John Thompson, 23 ans, gardien du Celtic et de l’équipe nationale écossaise, s’est trouvé inconscient après avoir plongé dans les pieds de l’attaquant des Rangers Sam English. Une fracture du crâne a causé sa mort à l’hôpital. Il n’a jamais retrouvé conscience. Le cas de joueur décédé le plus célèbre reste probablement celui d’Andres Escobar, mort assassiné en 1994 pour un but contre son camp inscrit au premier tour du Mondial 1994 au cours de Colombie - Etats-Unis ( 1-2). Le meurtre par arme à feu, perpétré le 2 juillet à la sortie d’un bar de Medellin, a été commandité par un collectif de parieurs qui avait perdu de l’argent en misant sur une victoire colombienne.