Je pars en couilles et c’est chaud,
ma signature dans le bizness n’est qu’illusion,
j’habite toujours le mêm ghetto,
j’ai rarement dix feuilles dans mon jean,
et pour sortir avec mes potes,
je dois agir de façon pas trés clean,
arrête donc de galérer, t’entends souvent autour de toi,
ici rien n’est gratuit, et ton pouvoir d’achat et si bas,
que t’empruntes et t’endettes chez certains enfoirés,
t’as le dos tourné, ces mêmes chiens commencent à parler,
et il y a ceux qui prétendent être tes potes,
mais à la première embrouille le stoppent,
reproches sur reproches,
si jamais tu ne donnes pas avec le coeur ne donnes rien,
mais surtout ne cache pas que tu roules sur l’or,
pour l’heure ne rien devoir à personne,
je voudrais garder la tête haute,
porter les mêmes Weston qu’Al Capone,
qui m’a parlé d’aller travailler, tafer au lycée,
être mal payé, que le système aille se faire enculer,
ma pauvre mère a ramé toute sa vie,
vit le visage balafré de blessures marquée du désir du pays,
je jure que si la mort ne nous prends pas,
je t’enverrais au de-blé faire ses beaux jours dans une villa,
y’a quoi ?? si la musique ne paye pas,
l’illicite, oui, si on ne naôt pas tous égaux alors je vole,
ce que je n’ai pas eu et m’enrichit, c’est ainsi,
on est juste une bande d’enfoirés,
qui par instinct de survie veulent s’échapper du ghetto français
blessés, si je monte un jour et tu espères me descendre,
amène ton gang, amène ta clique, sois armé
mais n’hésite pas une seule seconde,
je jures qu’on ne m’enlèves pas ce que je mérite
et pour dire la vérité pour ce qui me revient je suis prêt à caner ...