Après quasiment 10 ans d’absence, Samus nous revient sur GBA dans une version totalement inédite. Oui, Nintendo ne fait pas que des remakes de ses vieux jeux NES et SNES ! Dans ce nouvel épisode, baptisé Metroid Fusion, la plus célèbre chasseuse de primes de la galaxie doit aller inspecter une station spatiale dans laquelle il se passe des trucs pas très clairs. Alors, suivons-la…
Un petit retour en arrière s’impose pour comprendre le pourquoi du comment de cette expédition. Sur la planète SR388, Samus a été infectée par le parasite X, une saloperie intersidérale qui s’est mise à infecter sa fameuse Power Suit orange. On a donc du lui injecter un vaccin à base de cellule de Metroid pour détruire les parasites X. Ceci lui a permis de guérir, et elle a désormais une nouvelle armure bleue ( très moche d’ailleurs), l’autre étant définitivement infectée par le parasite. Samus est maintenant immunisée contre le X, et c’est la station spatiale transportant les pièces infectées de sa Power Suit qu’elle va inspecter, suite à un incident encore non identifié.
C’est donc la trame de départ du jeu, qui vous sera racontée lors de l’introduction du jeu ( accompagnée de magnifiques artworks). Le scénario est pas mal du tout, et de nombreux rebondissements vous attendent : quel ennemi rôde dans la station ? Samus peut-elle vraiment faire confiance à l’ordinateur qui la guidera tout au long du jeu ? Pour le savoir, jouez à Metroid Fusion !
Parlons du jeu en lui-même : vous commencez le jeu nu comme un ver ( avec un gun peu puissant, votre armure, et 99 d’énergie). Mais, au fur et à mesure que vous avancerez dans le jeu, vous récupérerez vos anciens mouvements et armes ( course, missiles…), ainsi que des upgrades pour votre armure ( résistance au froid, à la lave…). Toutes ces choses s’obtiennent de deux manières : soit en butant les boss, soit en les téléchargent dans des salles spéciales appelées Data Room. Et pour augmenter votre nombre de bombes ou de missiles transportables, ainsi que votre énergie, il faut récupérer des bonus qui ressemblent à des carrés avec une icône à l’intérieur pour chaque type d’upgrade ( un missile, une bombe, ou une sorte de suppositoire avec un E dessus pour l’énergie). Ce système d’évolutivité du personnage est particulièrement génial ; de plus dès qu’on a un nouveau mouvement on s’en sert automatiquement, mais contrairement à d’autres jeux du genre où un mouvement sert une fois et plus à rien après, dans Metroid Fusion TOUS les mouvements servent tout au long du jeu. Comme dirait Guy Roux, faut pas gâcher ! D’ailleurs la maniabilité est excellente, et avec un peu de pratique tous les mouvements sortent instinctivement.
La station est divisée en 6 secteurs, qui correspondent chacun à un univers ( eau, jungle, feu…), plus un pont principal. A l’entrée de chaque secteur se trouve toujours 3 salles : la Save Room ( pour pouvoir saouler Samus à coups de vodka, comme son nom ne l’indique pasJ), une Navigation Room ( où Samus peut recevoir des informations sur la mission à faire, et la Recharge Room ( pour recharger vos stocks de missiles, de bombes et votre énergie. Il y a d’autres salles de chaque type dispersées à l’intérieur de chaque secteur. A cela s’ajoute 2 autres salles un peu particulières : les Security Room, qui vous permettront de déverrouiller un type de porte sécurisée ( symbolisé par des couleurs ; il y a en tout 5 niveaux de sécurité), et les Data Room dont nous avons déjà parlé. Les missions que l’on vous donnera dans la Navigation Room seront essentiellement dans un but d’investigation, afin de récupérer vos anciennes capacités. Mais il ne faut pas se leurrer, ça finit souvent en massacre de monde et de petites phases de plate-forme bien sympathiques. Cependant, le chemin est rarement indiqué sur la carte, et vous devrez fouiller attentivement les murs, sols et plafonds, afin de trouver le bon passage. Ca ajoute un peu de piquant au jeu, et casse la linéarité.
Graphiquement le jeu est magnifique ! Ca pète littéralement de couleurs, et tous les personnages sont très détaillés graphiquement, aussi bien Samus que les ennemis. Les décors ne sont pas en reste, et on sent vraiment qu’on est dans une station spatiale. L’ambiance est littéralement unique, de plus le design des monstres est très réussi ( avec quelques clins d’œil aux épisodes précédents, comme Ridley). Quant aux boss, ils sont franchement impressionnants, et à part un ou deux vraiment pas top niveau design, ils sont eux aussi bien réalisés. Le tout est parfaitement fluide et animé, et on ne constate aucun ralentissement. La musique est parfaitement composée : c’est bien simple, on ne se croirait pas sur une console portable tant elles passent bien ! Dramatique ou discrète selon les moments, elle contribue beaucoup à l’ambiance. Les bruitages ne sont pas en reste, et on sent que les programmeurs s’y sont investis à fond.
Parlons maintenant du GROS défaut du jeu : la durée de vie. Le jeu n’est pas vraiment dure et se termine vraiment super rapidement ( ça devrait pas vous prendre plus de 8 heures), et même si on ne s’ennuie jamais pendant ces 8 heures, c’est un peu court ! Mais il vous restera à trouver tous les upgrades ( il y en a 100, dont certains sont très vicieusement planqués ! ) et à obtenir toutes les fins ( 5 en tout) et ça, c’est une autre paire de manches ! De toute façon le jeu est tellement bon qu’on y revient toujours, histoire de se faire une petite partie.
En conclusion, ce jeu est une pure bombe, et pour son come-back Samus ne déçoit vraiment pas ! Seule la durée de vie est à la limite du foutage de gueule, heureusement qu’elle est rallongée par les nombreuses fins différentes ! Donc si vous avez du fric à dépenser, vous savez quoi acheter…