Bon, j´ai commencé le chapitre 18, je poste donc maintenant le 13^^
Comme Balïn et les autres prisonniers des gobelins se morfondaient dans leur cachot, un événement inhabituel vint interrompre la monotonie de leurs journées de détention.
Au soir, ou ce qu’ils supposaient être le soir, un shaman à l’air d’un chef vint à leur cellule, escorté d’une douzaine de soldats en armure ; la même quantité de gobelins vint se placer devant le cachot ténébreux.
-Salut, petits rats ! Ce soir vous allez parler car Ashold le veut ! et je vais assurer qu’il soit contenté, car il est mon maître.
-Nous ne serons pas plus loquaces que nous ne le fûmes lorsque nous avons été présentés à cet Ashold, déclara Balïn catégoriquement.
-Oh, je pense que si, j’ai quelques…instruments qui vont vous aider à vous souvenir mieux !
Un soldat montra de vils instruments de torture de métal, les Nains frisonnèrent.
-Même ainsi nous ne dirons rien ! assura Balïn, déterminé.
-Nous verrons… vous allez vite déchanter et…mais que ?
Un cri avait retenti, celui d’un gobelin à l’agonie, et des voix naines retentissaient dans le couloir, résonnant.
-BAAAAAAAAAALÏÏÏÏÏÏÏNNNNN !
Balïn, une fois la surprise passée, s’écria, voyant son ami à travers les barreaux de la cellule :
-Ori ! Quelle surprise ! Je finissais par croire que personne ne nous trouverait ici, mon ami, heureuse rencontre ! !! Quelle force avez-vous emportée ?
-Balïn -Ori s’inclina- heureuse rencontre en effet ! Nous ne sommes que cinq ici, dont Drôhr, il reste 45 Nains à l’entrée de la base, ce n’était pas assez pour attaquer…il faut te dire que…je t’expliquerai plus tard ! cria-t-il en parant le coup d’un gobelin.
A nouveau, les haches se balançaient en tous sens, meurtrières… Le second d’Ashold, Nolg s’y connaissait fort bien en l’art de manier le cimeterre, et donnait du fil à retordre aux Nains. Ori se démenait mais ne parvenait pas à placer un bon coup sur son ennemi.
-Nwalïn ! Sais-tu où sont nos armes ? interrogea Haldïn, nous ne pouvons vous aider ainsi…
-Je ne sais pas, répondit son ami, mais tiens, voici ma deuxième hache, si nous avons un combattant de plus, cela vaudra mieux que moi avec deux haches, allons-y !
-Merci, dit Haldïn en acceptant l’arme prêtée par Nwalïn, nous devrions dire aux autres d’en faire autant pour peu qu’ils aient plusieurs armes.
Nwalïn acquiesca et en parla aux autres. Ainsi, ce ne furent pas cinq, mais onze Nains qui s’adonnèrent à la bataille, à cœur joie. Le combat fut remporté par les Nains, mais Nwalïn était blessé profondément au bras gauche et Nolg était toujours vivant, se démenant contre tous les Nains présents.
-Rends-toi, gobelin ! Les soldats de ton maître ont failli, et tu es seul ! le somma Balïn, tu te moquais de nous et tu t’amusais bien, hein ? Maintenant tu déchantes n’est-ce pas ? Bon, si tu veux continuer à te battre, vas-y, mais tu ne parviendras pas à nous battre !
-Je m’en sortirai, je…
-Alors c’est non ? Bon, attaquez ! ordonna Balïn, dément.
-Non ! cria Drôhr, Balïn, d’autres gobelins vont arriver, nous devons partir, vite !
Haldïn vit Balïn hésiter, tout penaud.
-Mais…il, il…
-Seigneur Balïn, Drôhr a raison, d’autres arrivent !
Balïn s’avança vers Nolg et mit le tranchant de sa hache en dessous de son cou, sans que celui-ci n’essaye de l’en empêcher.
-Pourquoi donc m’as-tu laissé faire cela, gobelin ? questionna-t-il.
-Parce que tu ne me tueras pas, ou si tu le fais, tu mourras ensuite !
-Balïn ! s’exclama Ori, il faut partir !
-Dis-moi, gobelin, connaissais-tu Bolg fils d’Azog et Azog lui-même ? Sais-tu ce que nous leur avons fait ? !Nous pourrions faire pareil pour toi… !
-Je les connais bien, très bien mais qui es-tu donc, Nain, pour parler ainsi d’eux ?
-Je suis Balïn, fils de Fundïn, ma lignée remonte jusqu’à Durïn ! Je suis ainsi ici chez moi, bien que le Roi-sous-la-Montagne soit Daïn II Pied d’Acier, mon lointain cousin, celui-là même qui tua Azog aux Portes du Khazad-Dûm ! Et après lui, Thorïn Heaume-de-Pierre, j’imagine, mais si je n’échoue pas ici, je serai seigneur de la Moria.
-Balïn ! Le temps presse, mon ami, nous ne pouvons rester plus longtemps !
-Je sais, Ori, mais désormais il doit mourir, car il sait qui nous sommes…
-Et tu sauras qui je suis, et qui est mon maître ! Mon maître, Ashold, est le fils de Bolg, quant à moi, je suis le fils de Shold, lui aussi fils de Bolg, tu sauras à qui tu auras affaire, quant à moi, au moins je vengerai comme je pourrai mon grand-père, et je servirai mon oncle !
Ce disant, il se libéra de l’étreinte de Balïn, et, comme les Nains allaient le maîtriser, il lança son cimeterre vers l’un des Nains. L’arme s’enfonça dans la poitrine du Nain, qui tomba en un bruit d’agonie cruelle.
-Voici tout ce que j’ai pu faire, cela vous rendra triste et vous désavantagera pour la suite, maintenant je peux mourir, annonça fièrement Nolg.
-Tu l’as tué ! cria Balïn, une flamme sauvage habitant ses yeux, meurs donc, insolent gobelin ! vermine !
Il sauta sur Nolg, sa hache en avant et trancha net son cou avant de se retourner tristement vers les autres.
-Allons-y, dit-il, trop de choses déjà découleront de ma folie, partons…et emportez le cadavre de ce pauvre Diri… je regrette, je regrette tellement, mes amis. La vengeance m’a aveuglé, mais ce descendant d’Azog est mort, c’est une bonne chose, même si le prix à payer en fut trop grand…
-Ne nous attardons donc pas, Balïn, ce n’est pas ta faute, mon ami, mais partons vite !
Les Nains se retirèrent furtivement, emportant avec eux la dépouille du dénommé Diri, Balïn en arrière, amer…