Voilà le chapitre 11!
Haldïn, Balïn et leurs compagnons marchaient désormais les yeux bandés, précaution des gobelins… Ces derniers, de plus, ne ménageaient nullement les Nains, il n’était pas rare qu’ils tombassent lourdement contre la pierre froide, faute d’une guidance efficace de la parts de leurs geôliers. Après quelques heures de marches effrénées dans le noir, ils arrivèrent finalement à une base gobeline( ? je ne sais pas si cela se dit… sinon ben, de gobelins^^) à en juger par les cris et les odeurs… Leurs bandeaux leur furent retirés sans grande délicatesse et ils purent voir qu’ils se trouvaient effectivement entourés de gobelins. Il y avait là plusieurs shamans, à l’air féroce et cruel dont un qui paraissait plus important et plus fier que les autres.
-Celui-là au centre, dit Balïn en kuzdhul, le montrant du doigt, cela doit être leur chef, faites attention maintenant !
-Ah, voici nos prisonniers, des petits rats du nord ! Que veniez-vous faire ici ? !
-Nous venions en notre royaume de Khazad-Dûm, notamment pour vous exterminer, dit Balïn d’un ton calme et confiant, avec une pointe ironique.
-Je vois, un séjour prolongé dans les cachots vous donnerait peut-être la possibilité de réfléchir à une véritable réponse, ou a à vous calmer… mais non, je vais renvoyer l’un de vous vers votre groupe…mmmmm, il hésita un instant, toi ! finit-il par désigner Nwalïn.
Deux gardes emmenèrent ce dernier hors de la salle, tandis que les autres étaient conduits vers les cachots.
-Les choses ne se présentent pas trop mal, les gobelins ne suspectent pas que je suis le chef de notre groupe, annonça Balïn alors qu’ils étaient dans une petite cellule boueuse, humide et froide dans la langue des Nains, le khuzdul, pour bien faire, il faudrait qu’ils ne le découvrent pas !
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Pendant ce temps, Ori et son groupe étaient parvenus au premier campement des gobelins, là où les nains prisonniers s’étaient réveillés. Après quelques minutes, ils convinrent que Balïn et les autres étaient vivants lorsqu’ils se trouvaient dans cette pièce, et que l’on les avait emmenés plus loin.
- Ils sont partis dans cette direction, annonça Ori, voyez, ces traces ! Bien, nous irons aussi, mais reposons-nous un peu, il nous faudra marcher à vive allure si nous voulons rattraper nos ennemis car eux se sont déplacés très vite après ce campement…ils ont du donner aux nôtres un liquide infect qui les a fortifiés pour le voyage, j’ai déjà eu l’occasion d’y passer un jour, pendant la guerre qui se finit à Azanulbizar, ou Nanduhirion comme disent les oreilles pointues…, c’est affreux !
Les Nains établirent leur bivouac et allumèrent un feu. Ori réfléchissait aux évènements passés, assis près du brasier ardent. Il se demandait ce qu’il allait advenir du clan de Fundïn à présent, car il était on ne peut plus divisé… La malignité de l’Ennemi nous touche tous, même ici…,songea Ori, Oïn…depuis combien de temps est-il rongé par l’attraction du pouvoir ? Je me le demande…En tous les cas, j’espère que tout ira bien pour les autres du clan, et qu’Ori ne les tyrannisera pas trop…
Un bruit épouvantable interrompit les réflexions du Nain ; quelqu’un, essouflé, arrivait en trombe au campement. Par réflexe, Ori se leva brusquement ; quelques soldats se dirigèrent vers l’entrée de la pièce, là où un intrus arrivait vraisemblablement. Tenant fermement leurs haches, en position défensive près de la porte, ils attendaient. Soudain, une forme sombre fit irruption dans la salle. Les haches allaient s’abattre mais Ori arrêta les Nains d’un cri :
-Stop, c’est Nwalïn !
Les haches revinrent aux ceintures des Nains avec précaution. Ori alla vers Nwalïn et le questionna :
-Salut, jeune Nwalïn ! Dis-nous donc, que s’est-il passé ? Où étais-tu ? Sais-tu où est Balïn ? Oh ! s’exclama Ori, mais j’en oublie toute forme de politesse ou de bienséance ! Tu as du vivre d’épouvantables choses…désires-tu avant tout te sustenter ou boire quelque chose ? Viens auprès du feu et prends un repas, ensuite nous parlerons.
Nwalïn acquiesca et suivit Ori vers le brasier. Après avoir mangé et bu tout son content, il commença son récit :
Les gobelins nous ont capturés, Balïn, Haldïn, quelques autres et moi. Lorsque nous nous sommes éveillés, nous étions dans une salle avec un grand feu et des gobelins dont le chef était un cruel shaman…les marques que je porte sont les effets de son fouet brrrr…
Il frissonna à cette évocation.
- Ensuite, et après nous avoir fait boire un liquide infect et ravivant, ils nous ont fait avancer très vite et nous sommes arrivés devant ce qui devait être le chef des shamans, et des gobelins forcément… Là, ils m’ont libéré, je ne comprends toujours pas pourquoi, toujours est-il que me voici.
-Bien, alors nous te suivrons et nous irons libérer Balïn. Oïn a pris le commandement là-bas, c’est un véritable tyran, il se fiche de Balïn, et les Nains lui obéissent par crainte ou je ne sais quoi, mais ils le suivent dans ses décisions…Demain, nous lèverons le camp et nous dirigerons vers ces vermines de gobelins !