Voilà le chapitre 6! et sur ce je dois y aller,
et bonne soirée le Néant ou quiconque qui viendrait ici^^
Lorsqu’ Haldïn s’éveilla, il se trouvait seul dans une toute petite pièce, son paquetage était à ses côtés, il n’y avait rien d’autre, à part une torche au mur. Son esprit encore quelque peu embrumé réalisa que les autres devaient être dans une pièce juste à côté, mais personne ne se souciait de lui, semblait-il. Bientôt, il fut presque entièrement conscient et entendit des voix étouffées qui disaient :
-Tout cela est étrange, c’est la deuxième fois qu’il lui arrive quelque chose de ce genre…nous devrions prendre des précautions vis-à-vis de lui, un mercenaire nain n’a pas suffi, il faudra lui interdire de s’éloigner , peut-être même l’enchaîner !
-Du calme, ce n’est pas sa faute s’il est poursuivi par cette chose qui tue ceux se trouvant à sa proximité ! Il restera auprès de nombreux Nains et ne s’éloignera pas, c’est tout et maintenant silence ! Je ne veux pas de rumeurs malsaines ici ! L’obscurité grandissante étouffe déjà assez l’espoir et la volonté des nôtres, n’ébruitons rien qui pourrait nous faire défaut, rien d’important surtout !
Haldïn avait reconnu les voix d’ Oïn et de Balïn à présent et était sorti de sa léthargie. Il décida de ne pas se manifester. Il avait peur également, que lui voulait cette chose qui le poursuivait ? Pourquoi le poursuivait-elle, lui sans pourtant le tuer mais tuer ceux qui se trouvaient à ses côtés ? Tant de questions qui lui occupaient l’esprit… Il voulait rester seul un moment, et puis de toute façon, les autres viendraient bien le chercher s’ils désiraient lui parler ! Il réfléchissait. Que faire ? Par ailleurs, il ne se souvenait pas de ce qui se passait lorsqu’il perdait conscience, c’était juste… le vide ! Rien, un trou noir. Mais que pourrait-il faire pour changer les choses ? Car il voulait les changer, il était bien déterminé à cela ! Cependant, il ne voyait pas comment.
Ori vint mettre fin à ses réflexions.
-Ah, tu es éveillé à présent ! Je suppose que tu te sens bien, comme la fois précédente…Balïn te fait dire que, lorsque la marche reprendra, il te faudra te trouver au milieu du groupe et pas en arrière, j’espère que tu comprendras.
-J’en ai assez de tous ces mystères savez-vous ? ! Je voudrais bien qu’il ne me fut rien arrivé…Peut-être même regretté-je ma venue à la Moria depuis les derniers évènements… ! s’exclama Haldïn, furieux et triste à la fois.
-N’ayez pas d’inquiétude, les choses s’arrangeront, essaya de le rassurer Ori, bientôt, nous arriverons à Cavenain ! Cela ne vous emplit-il pas de joie et d’enthousiasme, mon jeune ami ?
-Et qu’y trouverons-nous ? Je n’ai eu de Cavenain que de glorieux ouïs-dire, mais qu’en est-il à présent ? Quelles choses immondes l’ont assaillie, pillée et souillée ? Je ne crois pas aux miracles, les salles d’antan ne sont plus pareilles à ce qu’elles étaient, sieur Ori, n’y croyez pas trop ! Mais je conserve un peu d’espoir pour cela malgré tout…
-Vous êtes d’une humeur bien taciturne en ce jour, jeune Haldïn ! Soit, j’admets que les beautés passées ne sont guère présentes et qu’elles se sont certainement estompées, mais Cavenain est magnifique tout de même ! Je ne pense pas pouvoir vous convaincre, vous verrez par vous-même.
-Quant à vous, vous êtes bien joyeux… Voilà qui ne devrait pas seoir à un important Nain du clan lorsque deux meurtres ont été commis ! insurgea Haldïn malicieusement, avec un sourire dément.
-Pourriez-vous m’en blâmer ? Je vais voir Cavenain, cela me rend heureux ! Mais je ne suis pas si important que cela, sachez-le ! Et qu’en est-il de vous-même, Haldïn ? Vous souriez dans d’étranges circonstances ! Allons, cessons ces enfantillages, mon ami, vous m’êtes sympathique et j’ai grand plaisir à converser avec vous. Vos remarques sont pertinentes… et intelligentes à la fois. Je ne me souviens pas vous avoir beaucoup vu lorsque nous étions toujours au Mont Solitaire…Il faut dire que je ne faisais pas beaucoup attention à cela non plus…
-En effet…
Haldïn se tut un moment.
-N’en parlons plus, reprit-il allégrement, mais dites-moi, ne pourriez-vous pas me tutoyer ? Je trouve cela…eh bien, passablement bizarre pour moi, c’est comme… un malaise, Ori.
Ori regarda Haldïn, étonné et troublé.
-Oui, si tu le désires, mon jeune ami, je crois que je comprends un peu que cela te pose problème. Quoi qu’il en soit, te serait-il agréable de marcher avec moi ? Il doit être temps désormais d’y aller… m’accompagneras-tu ? Ainsi, nous pourrions parler… de ta vie à Erebor, et d’autres choses également, ce que tu voudras.
-Oh, euh… bien sur, mais c’est une grande responsabilité que de marcher avec moi, c’est une chose risquée et dangereuse, d’après certains…et puis si je vous ennuie, je crains que vous ne puissiez vous défaire de moi, Balïn ne le permettrait pas je pense.
-Je ne sais si vos propos sont amers ou ironiques, un peu des deux à mon idée…Toujours est-il que je prendrai le risque d’aller avec vous !