La violence dans les jeux vidéos:
Je trouve que les médias diabolisent le jeux vidéo. Sans rentrer dans une polémique aussi veine que stérile, il me semble important de soulever deux points. Le premier est que l’influence d’un medium, quel qu’il soit, dépend à la fois de sa fréquence et de l’état psychologique de la personne visée. En d’autres termes, un individu instable et noyé dans un flot d’images violentes ne saura évidemment faire la part entre le réel et le divertissement. Cela vaut autant pour la télé que pour le jeux vidéo. Sauf que le jeux vidéo, souffrant d’un préjugé jeuniste, apparaît comme une cible idéale dès qu’il s’agit de trouver un bouc émissaire aux maux de la société. Le jeux vidéo, pas plus qu’un autre, ne peut être tenu responsable de dérives dont les origines puisent souvent leurs sources dans des problèmes familiaux, politiques voir même culturels. Le second point à soulever est que si le besoin de se divertir est légitime, il ne faut pas pour autant que les éditeurs se croient obligés de nous fourguer de la violence pour la violence ou du sexe pour du sexe. Des titres comme Vice City ou The Getaway, par exemple, dont le niveau de réalisme n’est pas anodin, restent avant tout des jeux basés sur un scénario et une volonté de coller à des ambiances bien spécifiques ( la mafia des 80’s et les films british façon Guy Ritchie). Même si leur contenu peut prêter à discussion, ils reposent sur un minimum de perspective, à l’inverse d’autres titres éminemment plus racoleurs ( BMX XXX, par exemple ! )