Et voilà mon cadeau pour vous tous :
L’école hantée
En cette journée ensoleillée, Monica n’avait vraiment pas envie de retourner à l’école… Et surtout pas pour découvrir qui en terrorisait tout les occupants ! Elle soupira. Son épée, rangée dans son fourreau, était discrètement dissimulée sous sa robe de cérémonie.
Le protocole exigeait d’elle de ne pas être armée pendant ses visites de courtoisie aux différents gros bonnets de son royaume, cela pouvant être perçu comme une tentative de répression de son peuple… Cependant, aucuns de ses gardes ne savaient mieux se servir de leur arme qu’elle et elle se sentait beaucoup plus en sécurité avec que sans…
Monica regarda à travers la vitre du carrosse. Comme elle regrettait le temps où elle vivait chez Max à Palm Brinks ! Au moins, là-bas, elle ne devais pas passer son temps à régner sur un royaume où seuls les riches entrepreneurs avaient le droit d’être entendu par la reine.
Le carrosse ralentit puis s’arrêta. Monica arrangea sa coiffure compliquée et s’appéta mentalement à affronter Lady Lerherin, despote de l’école Herzenkinder. Après la traditionnelle musique royale, Monica descendit majestueusement de son carrosse à vingt chevaux blancs. Aussitôt, tous les élèves, professeurs et divers employés de l’école se jetèrent à ses pieds.
Monica attendit trois minutes, le temps stipulé par le protocole, et fit signe à ses sujets fortunés de se relever. Aussitôt, une grosse femme ridée au nez crochu et à l’haleine infecte se précipita vers la reine tel une mouche vers un pot de confiture et commença sa sempiternelle litanie…
Lady Lehrerin : Votre grande majesté ! Je suis si fière et heureuse de vous voir parmi nous ! Nous avons bien sûr apprit le décès de votre père ! Quel grand roi ce fût ! Nous avons aussi entendus parler de vos exploits dans le lointain passé ! J’avoue que cela m’a beaucoup fait de peine d’apprendre que vous délaissiez votre peuple pour partir comme une vagabonde à l’aventure ! Mais bon, vous avez sauvé le monde ! Et c’est en partie pour cela que j’ai demandé à ce que vous veniez dans mon humble établissement qui est la cible de mauvais plaisantins… Sûrement un coût de ces sales petits Firbits qui traînent dans les environs…
Monica leva une main pour exiger le silence puis déclara :
Monica : Ne faites pas de suppositions hâtives ! je suis venue pour régler cette affaire ! Ne me faites pas regretter ce choix alors même que je viens d’arriver ! Bien, que ce passe t’il exactement ?
Lady Lehrerin : Eh bien, des enfants disparaissent et nous ne les retrouvons pas… Les parents sont inquiets et menacent de nous retirer leur enfants…
Monica : Hum. Et vous pensez que c’est le rôle de votre reine de subir trois heures de transport pour venir entendre vos jérémiades ? J’ai été élève dans cet établissement et je peux vous assurer que je faisais souvent le mur avec mes potes pour aller en ville !
Chambellan : Majesté ! Ce n’est pas dans le protocole !
Monica, de plus en plus énervée : Vous pouvez vous le mettre où je pense votre protocole !
Chambellan : M… Bien Majesté…
Monica : Bon, combien d’élèves ont disparus et depuis combien de temps ?
Lady Lehrerin : Une dizaine et depuis un mois…
Monica : Ah. Où on eu lieu les disparitions ?
Lady Lehrerin : Le dernier élève se serait volatilisé en pleins cours de lettres…
C’est alors qu’un cri retentit dans le manoir faisant office d’école…
Aussitôt, Monica sortit de sous sa robe son épée incrustée de diamants et couru vers la source sonore avant que ses gardes n’aient eu le temps de réagir. Alors qu’elle parcourrait les couloirs a toute allure, sa suite sur les talons, elle arriva dans les toilette pour filles, et fut témoin d’une scène paranormale : le fantôme de son père en train d’essayer d’enlever une petite fille restée aux toilettes.
Monica : Dis donc, papa ! Ça ne te suffit pas de crever en me laissant le royaume à charge, il faut en plus que tu terrorises les gamines aux toilettes !
Roi : Monica ! Ça me fais plaisir de te voir ! Je savais bien qu’à force d’enlever des enfants, tu viendrais fourrer ton nez dans cette histoire !
Monica : Alors tu fais ça uniquement pour me voir ?
Roi : Oui…
Monica : Et pourquoi n’es tu pas venu directement au château ?
Roi : Eh bien, je ne peux apparaître qu’ici, alors, j’ai fais avec les moyens du bord !
Monica : Bon, maintenant, que tu m’as vue, tu peux libérer ces pauvres enfants ?
Roi : Pauvre, pauvre ! C’est vite dit ! Je les ai emmené dans la réserve à sucreries de la vielle bique qui dirige ce trou à rat ! D’ailleurs, ce bâtiment va bientôt tomber en ruine, tu devrais le faire fermer !
Le roi claqua des doigts et tous les enfants disparus réapparurent dans les toilettes des filles. Puis, Monica visita le manoir, et, après avoir exigé de visiter les caves, fit fermer l’établissement scolaire, les fondations menaçant de s’effondrer…
Enfin, elle remonta dans son carrosse et repartit dans son château…
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L’ordinateur maléfique.
Monica venait de rentrer dans sa chambre princière, dans son château, le château de la dynastie Raybrant, et s’était écroulée sur son lit à baldaquin pourpre lorsque son ordinateur s’alluma tout seul. Ce dernier, dernier cri de la technologie, jeta un regard malveillant par l’intermédiaire de sa web-cam dans la suite d’une superficie incroyable pour une chambre, celle-ci pouvant contenir une petite maison à elle seule.
Monica, épuisée mais pas endormie, releva la tête pour observer son ordinateur. Elle lui trouvait un air diabolique, avec sa coque peinte avec des flamme rouge et son clavier en forme de fourche.
Monica : Tiens, il a un nouvelle fonction que je ne connaissais pas ! Purée ! Pourquoi le chambellan a t’il tenu a ce que ce truc vienne dans ma chambre ? Voilà qu’il s’allume tout seul maintenant ! Pas moyen de se reposer ! Ma journée a pourtant été éreintante !
Monica se leva et alla débrancher sauvagement la prise de l’ordinateur du mur.
Monica : Voilà ! Comme ça, tu risquera pas de me réveiller cette nuit ! Demain, j’ai une journée chargée ! Je vais encore devoir recevoir ces crétins d’aristocrates ! Pff ! La barbe ! Il y a un mois j’ai réussit à les occuper en leur demandant un recensement de la population de brins d’herbe sur leurs domaines, je me demande ce que je vais pouvoir inventer pour les occuper cette fois !
Monica se mit en pyjama et plongea dans son lit moelleux. Elle s’endormit instantanément, son épée luisant doucement dans la pénombre de la chambre, suspendue au-dessus de la tête de lit.
L’ordinateur attendit que le souffle de la jeune reine se ralentisse, puis, doucement, il fit ramper sa prise vers le mur et l’enfonça dans ce dernier à l’endroit prévu. Aussitôt, un doux ronronnement se fit entendre. Craignant de réveiller son ennemie, l’ordinateur calma les « battements » de son ventilateur. Puis, il fit ramper deux de ses fils préalablement dénudés vers le lit de Monica.
Il se figea quand cette dernière bougea et marmonna dans son sommeil puis, soulagé, continua son chemin. Arrivé aux pied du lit, il s’enroula autour de ceux-ci et, tel un serpent, grimpa sur la couche royale. Il s’approcha doucement de la jeune fille endormie, et, avant de l’expédier dans son dernier sommeil, savoura sa malveillance… Et alors qu’il allait électrocuter sa proie avant de la numériser et dévorer son ficher, Monica ouvrit un oeil…
Monica : Aaaaaaaah !
Mais c’est quoi ce truc !?
Ordinateur : Purée ! J’ai vraiment pas de chance moi !
Monica : Je savais que ce truc c’était de l’arnaque !
Elle sauta sur le lit, et, évitant les câbles gonflés d’électricité, saisit son épée du mur. Puis, arrachant sa manche de pyjama, elle protégea la garde de son épée et taillada les fils afin de se frayer un chemin dans ce qui était quelques minutes plus tôt sa chambre et qui ressemblait à présent plus a une forêt vierge de câbles électriques sortant de la machine maléfique…
Monica : Mais il les sort d’où tous ces fils ?
Ordinateur : Du néant !
Saisissant au passage un verre d’eau, elle se précipita sur l’unité centrale et la réduisit en pièce avec sa fidèle épée. Puis, après avoir débrancher l’alimentation, Monica versa le verre d’eau sur le cœur de la machine.
Une gerbe d’étincelles jaillit du cadavre de la machine tandis que ses câbles retombaient au sol et que son ventilateur poussait son dernier soupir. Aussitôt, une douce lumière jaillit du PC et emplit la pièce, a tel point que Monica dut se protéger les yeux de son bras pour ne pas être aveuglée. Quand la lumière eut disparut, une foule de gens emplissait sa chambre, se dressant au milieu des décombres de l’ordinateur.
Un homme vint devant elle et, s’agenouillant devant elle déclara :
Xindon : Bonsoir. Mon nom est Xidon. Je suis l’inventeur de cet ordinateur. Il a échapper à mon contrôle et m’a dévoré, comme il s’apprêtait à le faire avec vous. Tous les gens qui sont ici sont ses victimes collectées à travers les âges… Celui qui a placer cet chose maudite devait vous en vouloir beaucoup…
Monica : En tout cas, j’en connais un qui va aller faire un tour au cachot…
Xindon : Au fait, vous n’auriez rien à manger par hasard ?
Monica : Il faut aller voir aux cuisines… Quand vais-je pouvoir enfin dormir sans faire de cauchemar, moi ?
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Une visite mouvementée
Après avoir passé une nuit agitée à cause de son ordinateur, Monica se leva aussi fatiguée que si elle avait passée sa nuit à se battre, ce qui était à peu près le cas. Elle prit sa douche et s’habilla sans l’aide de ses suivantes, car elle avait condamné la porte de sa chambre avec son épée. Quand elle fût enfin prête, elle accrocha son épée à son côté et partit d’un pas impérial vers la salle du conseil où l’attendaient avec impatience les aristocrates de tous le royaume.
Ouvrant la porte sans se faire annoncer, Monica fit sursauté tous les imbéciles qui voulaient l’assommer pendant des heures et des heures. Avant que l’un d’eux ait eu le temps d’ouvrir la bouche, Monica leur annonça à tous que leurs biens allaitent leurs être enlever pour être donner à tous les paysans et autre vrais travailleurs du royaume.
Les laissant bouches bées, Monica repartit comme elle était venue et allât s’occuper d’affaire plus importantes, comme faire exécuter son chambellan pour haute trahison. Quand, en fin de journée elle revient dans sa chambre, elle vit qu’il n’y avait plus aucune trace de son combat nocturne. A la place, se trouvait…
Monica : Max ! Mais que fais-tu ici ?
Max : je suis venu t’enlever ! il y a une fête à Palm Brinks avec des tas de jeux pour ton anniversaire !
Monica : Mon… Mon anniversaire ?!
Max : ne me dis pas que tu as oublié ton anniversaire comme même ?!
Monica : Eh bien, si… Avec tout ce travail, je n’y pensais plus du tout…
Max : Raison de plus pour venir à ta fête !
Monica : Mais… Comment es-tu venu ?
Max : Avec l’Ixion tiens ! Il est garé devant le château !
Monica : C’est bizarre ! Je viens juste de passer par le hall et je n’ai rien vu !
Max : Ah ? Allons voir…
Une fois dans le hall ils s’aperçurent que l’Ixion avait bel et bien disparu…
Max : Mais enfin ! Un engin pareil ne disparaît pas comme ça !
Valet : Majesté… Le prisonnier s’est échappé et s’est enfuit à bord d’une sorte de train complètement loufoque !
Monica : Ah ! le petit gueux ! Ce traître nous a volé l’Ixion !
Max : Ce n’est pas grave, j’ai un petit appareil qui me permet de me téléporter dans le train quand je veux ! Viens on y va !
Valet : mais ! majesté ! Vous ne pouvez pas partir !
Monica : Je fais ce que je veux quand je veux et où je veux ! Allez Max, on y va !
Max les téléporta alors tous les deux à bord de l’Ixion. Ils arrivèrent immédiatement à destination, dans le compartiment de pilotage. Le chambellan de Monica les repéra aussitôt et voulu les attaquer avec une épée volée à un garde. C’est alors que Monica sortit son épée de son fourreau et chargea son ex-employé. Max prit son marteau Légende et allait se jeter dans la bagarre quand celle-ci se termina brutalement par la chute de la tête du traître aux pieds de Monica.
Max : Ouah !
Monica : Bon, et si on allait à ma fête ?
Max : Comme tu veux… Mais qui va faire le ménage ?
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Et voilà ! J´espère que ça vous à plû et Joyeux Noël ! 