Merci Strunch!
Résumé du chapitre précedent: Les deux pêcheurs interrogés par Max et Monica prennent la fuite, ils ont surement un rapport avec la fuite de Cédric et le Dr Dell.
« J’ai peut-être une idée », dit Max.
Il sorti son atlas géographique de sa poche, il passa plusieurs minutes à l’étudier. D’après ce qu’il voyait, en quittant Venniccio en bateau on ne pouvait accoster qu’à un seul endroit : une plage isolée de la côte Ouest de la Vallée de l’équilibre.
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« Je sais où ils vont », cria Max le poing levé.
Il fit part de sa découverte à Monica.
« C’est un peu tiré par les cheveux ton histoire, mais bon c’est notre seule piste », dit-elle en soupirant.
Les deux héros retournèrent sur la grande plage de Venniccio. Ils couraient tous les deux vers la ligne de chemin de fer quand tout à coup une voix les interpella :
« Hé Max, Monica, attendez ! »
C’était leur ami Pau.
« Désolé Pau, on a pas le temps de bavarder, on doit vite prendre le train pour rattraper des hommes qui sont partis vers la Vallée de l’équilibre en bateau. », dit Max.
« Je peux sûrement t’aider Max, j’ai un bateau à l’autre bout de la plage », dit Pau avec enthousiasme.
Visiblement cette proposition faisait très plaisir aux deux héros qui s’empressèrent de suivre Pau. Après plusieurs minutes de marche, ils arrivèrent devant un fabuleux bateau orange avec un moteur à trois hélices.
« Ramenez le moi en un seul morceau, il m’a coûté une fortune », dit Pau qui se demandait s’il avait bien fait de prêter son bijou à ces deux têtes brûlées.
« T’en fais pas, j’ai mon permis bateau ! », mentit Max.
Et c’est ainsi que les deux héros s’éloignèrent de Venniccio à la poursuite des deux pêcheurs…
Monica avait les cheveux au vent tandis que Max appuyait sur tous les boutons qui lui passaient à portée de main.
Le bateau fendait les vagues tel un caillou faisant des ricochets sur l’eau. Les deux héros étaient dépaysés, face à eux une étendue d’eau à perte de vue. Max souriait et pensait à sa mère : il avait enfin vu le grand océan.
Le bateau filait vers le Sud pour rattraper la plage de la vallée de l’équilibre. A l’aide des jumelles de Pau, Monica pu vérifier les soupçons de Max : le bateau des pêcheurs se trouvait devant eux à une centaine de mètres.
« Plus vite ! », hurla Monica.
Max scruta le tableau de bord et aperçut un bouton sous le volant, en se penchant il pu lire : « Nitro ». 
A l’instant où le doigt de Max frôla la touche, le bateau cracha des flammes vertes et remonta à la hauteur des pêcheurs.
Les deux fuyards sursautèrent en apercevant Max et Monica. La plage n’était plus qu’à une poignée de mètres devant eux, les pêcheurs accélérèrent et quelques secondes après ils sautèrent du bateau tandis que celui-ci venait se mouvoir dans le sable blanc.
Max remit un coup de Nitro, le bateau éxécuta un bond au contact du sable : il passa au-dessus des pêcheurs et s’écrasa dans le sable quelques mètres plus loin. Les fuyards courèrent vers la forêt poursuivis par Max et Monica sous l’œil des touristes abasourdis.
La forêt était dense, beaucoup d’arbres faisaient figure d’obstacles : dans cette jungle il était difficile de rattraper quelqu’un. A bout de souffle et épuisés, les deux héros stoppèrent leur course.
« Ah, si seulement j’avais vingt ans de moins », soupira Monica.
« C’est clair », dit Max qui parvenait difficilement à parler.
Après plusieurs minutes de repos les deux héros reprirent leur marche, ils ignoraient où menait cette forêt. Au coucher du soleil, ils arrivèrent dans une petite ville. Elle ressemblait au souvenir que Max gardait de Palm Brinks lorsqu’il était jeune. Le détail qui attira l’attention de Monica fut le calme qui règnait, aucun habitant n’était dehors alors que la nuit n’était même pas encore tombée.
« Restons sur nos gardes », adressa t-elle à l’intention de Max.
Les pas des deux héros résonnaient dans toute la ville, les maisons n’avaient rien d’abandonnées : les volets étaient ouverts, les jardins bien entretenus…
La ville était encerclée par la forêt, isolée…
« Y’a pas un chat ici », lâcha Max.
Un bruit sourd interpella les deux héros.
« Chut ! », dit Monica tout en tendant l’oreille.
La source du bruit provenait d’une grange qui se situait à quelques mètres devant. Les héros s’approchèrent doucement et en tentant de faire le minimum de bruit, Max agrippa la porte et la tira vers lui…
« Hé vous là-bas, qu’est ce que vous faites ? »
Max sursauta et relâcha la porte tout en se retournant. L’homme qui venait de l’interpeller avait une barbe et des grosses lunettes, il était vêtu d’une blouse et une cicatrice se dessinait sur son cou. Derrière lui une dizaine de personnes tenaient une fourche levée vers le ciel, mais l’attention de Max et Monica fut retenue sur deux hommes portant des habits mouillés : il s’agissait des deux pêcheurs.
Monica attrapa et pointa sa Roi de l’île vers les habitants, elle était bien décidée à ne pas laisser s’échapper ces fuyards une fois de plus. Les habitants étaient bien décidés à en découdre eux aussi, Max sortit son SuperNova, il passa un petit coup de mouchoir au niveau de la crosse.
A suivre...