article sud ouest:
Bordeaux, ton foot fout le camp ! Ce slogan, les supporters girondins pourraient bientôt le clamer haut et fort au Parc Lescure et réclamer des comptes aux dirigeants au sujet d´un recrutement bas de gamme, si Ramé et ses partenaires continuent d´afficher tant de faiblesses collectives et techniques. Car samedi soir au Mans, on se demandait sincèrement qui était le 20e du championnat. Une lanterne rouge généreuse, combative, volontaire et toujours déterminée à aller de l´avant. En face, un adversaire bien en place, solide mais aux pouvoirs de créativité, d´ingéniosité et d´accélération inexistants. Il faut se rendre à l´évidence, sans l´arrivée de vrais renforts au mercato d´hiver, on ne voit pas comment cette équipe pourrait jouer un rôle intéressant cette saison.
Recrutement sans consistance. Après neuf journées et un match de coupe UEFA, ce millésime 2003-2004 a goût de vinaigre. On peut toujours taper sur Elie Baup, le vinificateur en chef, remettre en cause la pertinence de ses assemblages, et le tenir pour unique responsable de l´échec qui se profile. Ce raisonnement serait spécieux. Car sans matériaux de qualité et sans solution de remplacement, le meilleur ouvrier de France ne peut guère ciseler une oeuvre d´art. Attention, il n´est pas exempt de tous reproches. Car depuis trois saisons, on s´ennuie ferme à chaque déplacement des Girondins. Sa volonté de cadenasser l´adversaire pour mieux le contrer est antinomique des notions de plaisir et de spectacle de ce jeu. Mais quand les résultats sont là, on ravale son amertume et sa frustration. Après tout, la majorité des équipes de l´élite pratique ainsi.
Cette saison, les arguments offensifs sont limités à leur plus simple expression. La faute à un recrutement sans consistance et des départs qui n´ont jamais été compensés en qualité. Déjà, on s´interroge sur cette volonté de recruter essentiellement à l´étranger. Que cachent les mystères de la filière brésilienne, portugaise et espagnole ? Nul ne le sait pour le moment. Mais comment peut-on recruter un Deivid alors que la fédération brésilienne refuse même de lire les rapports d´observation réalisés sur lui, quand des Ljuboja ( Strasbourg), Pagis ( Sochaux), Adebayor ( Monaco) étaient prêts à venir pour moins de 4,5 millions d´euros de transfert.
Autant de questions sans réponse sur les arrivées d´Albert Riera et d´Albert Celades. Pourquoi le premier considéré, paraît-il, comme un grand espoir du football ibérique, n´a t-il pas trouvé acquéreur auprès d´un grand club de la Liga ? On peut s´interroger au terme de dix prestations toujours pas convaincantes. Quant au second, au mental friable et aux ressources physiques limitées, il n´est pas ce milieu relayeur tant attendu, capable de donner le tempo et du volume à l´escouade offensive. Et que penser de la prolongation de contrat ( deux ans) offerte à un Basto aux criantes lacunes ? Alors, si Pochettino assure maintenant derrière, les meilleures recrues de l´été ont pour nom Caneira, qui n´est pas un découverte, et Jurietti, arrivé dans l´urgence 48 heures avant l´ouverture de la saison.
Heureusement que Pascal Feindouno est là pour apporter de la vitesse et de l´inspiration au jeu en dépit de son inconstance coutumière. En son absence, personne n´est capable d´accélérer le mouvement, d´apporter du dynamisme et de l´enthousiasme au jeu. Une carence rédhibitoire au plus haut niveau. Aujourd´hui, on se demande même quel est celui qui le ralentit le plus. Faute de casting, erreur de profil, le club a accumulé les mauvais choix cette saison. Encore que, pendant trois ans, Pauleta a été l´arbre qui cachait la forêt. Oui, les Girondins viennent cette fois de s´engager sur la voie du déclin. Les limites du moment sont bien parties pour perdurer. Si l´entraîneur semble en être conscient, à défaut de s´exprimer sur le sujet, Le président Jean-Louis Triaud et son bras droit, Charles Camporro, parti toute la semaine en Amérique du Sud pour superviser des joueurs, feraient bien de s´en inquiéter. Car si le fusible Baup doit sauter un jour, c´est une véritable révolution de palais qu´il faudra entreprendre au sein d´un club désormais très loin du haut de l´affiche.
article football365.fr:
Où vont les Girondins ?
06 octobre 2003 - Nicolas PUIRAVAU
Tenus en échec sur la pelouse du Mans, les Bordelais pointent aujourd’hui à une très modeste quinzième place. Mais plus que le classement, c’est l’impression laissée par les joueurs d’Elie Baup qui laisse sceptique. A tel point qu’on voit mal les Girondins se mêler à la lutte avec les équipes de tête.
Un fond de jeu peu convaincant
Si Elie Baup a pris l’habitue depuis quelques saisons de privilégier la sécurité défensive, surtout à l’extérieur, le jeu développé actuellement par les Girondins n’est pas vraiment convaincant. L’équipe bordelaise donne l’impression de peiner à chacune de ses sorties, cherchant toujours un peu de vitesse dans ses mouvements. Cette difficulté à accélérer a été criante au Mans samedi soir, seul Pascal Feindouno ayant la possibilité d’affoler un peu le bloc adverse. Du coup, Bordeaux est actuellement prisonnier d’un jeu trop lent, sans surprise et de plus en plus stéréotypé. Et si Elie Baup en porte une part de responsabilité, l’effectif actuel des Girondins est bien évidemment le premier visé.
Un recrutement qui laisse sceptique
Caneira ( Inter Milan), Celades ( Real Madrid), Deivid ( Cruzeiro), Jurietti ( Monaco), Paulo Costa ( FC Porto), Pochettino ( PSG) et Riera ( Majorque) : le recrutement estival des Bordelais a une très forte consonance hispanique. Mais après deux mois de compétition, ce casting n’a pas encore convaincu. En fait, seuls Caneira ( déjà au club l’an dernier dans le cadre d’un prêt), Jurietti et Pochettino ont réussi leur intégration. Quant aux autres, ils laissent encore perplexe. Celades était présenté comme un milieu de terrain relayeur plein de talent et de créativité : il se révèle être un joueur au physique limité, incapable de prendre le jeu à son compte. Le jeune Riera a davantage convaincu mais son manque de constance et son volume de jeu encore assez limité n’ont pas plaidé en sa faveur. Que dire enfin de Deivid, qui aura du mal à remplacer Pauleta dans le coeur des supporters. Et ce ne sont pas les joueurs de retour de prêts ( H.Alicarte, Kossonogov, Miranda et Vukomanovic) qui redonneront le sourire à Elie Baup.
L’ombre de Pauleta
En inscrivant plus de 20 buts par saison lors de son passage en Gironde, Pedro Pauleta a permis au club bordelais de bien figurer en championnat. Mais avec le départ du Portugais cet été pour Paris, tout l’édifice est en train de se fissurer. Il faut dire que le jeune Deivid n’a rien d´un successeur et que Darcheville n´a pas l´aura de l´ancien joueur de La Corogne. Du coup, les supporters commencent à râler, surtout que les noms de Ljuboja, Pagis et Adebayor ont été évoqués dans la presse locale cet été. Au final, c’est un inconnu brésilien qui est venu essayer de reprendre le flambeau de Pauleta. Mais le souffle du cyclone des Açores a semble-t-il déjà éteint la flamme de Deivid.
La responsabilité de M6
Propriétaire du club à 99%, la chaîne de télévision M6 a forcément sa part de responsabilité dans la situation actuelle en Gironde. A l’image de son président, Nicolas de Tavernost, la politique appliquée ne correspond ainsi pas vraiment aux attentes des supporters. On reproche notamment aux dirigeants de M6 leur manque criant de communication et surtout, leur manque de visibilité. La gestion du club est ainsi entourée de mystères, à commencer par le recrutement depuis quelques saisons. La politique de départ des gros salaires bat son plein ( Dugarry, Pauleta, Savio, Smertin) et les cadres ne sont pas remplacés. Du coup, la grogne des supporters est de plus en plus importante. Et M6, pour reprendre l’expression d’un de nos lecteurs, pourrait bientôt proposer le concept Flopstars aux fidèles de Chaban-Delmas.
OUTRE LE FAIT que football 365 pompe les sujets de sud ouest,on voit bien une nouvelle fois que bordeaux va tres mal,j´en viens meme presque a souhaiter que bordeaux perde a domicile contre toulouse pour qu´enfin baup,triau et m6 s´en aille.
REVOLUTION A BORDEAUX IL FO QUE LES SUPPORTERS QUI VONT AU STADE SE REBELLENT ET ALLEZ BORDEAUX!