D´un point de vue strictement technique, Pro Evolution Soccer 2 est basé sur la version 3.3 du moteur Renderware de Criterion, bien entendu, retravaillé par KCET pour obéir aux besoins d´un jeu de foot. Le résultat le plus flagrant est une finesse somme toute très appréciable des visages et une corpulence différente pour tous les joueurs. Dans un registre différent, les animations ont également profité de l´avancée technique puisqu´elles sont maintenant plus nombreuses et plus fluides (comme nous vous l´avions rapporté lors d´un article précédent, 20 nouvelles animations ont été ajoutées). Par exemple, les joueurs n´ont plus aucun mal à contrôler la balle en pleine course quelque soit la vitesse de la passe. Bien sûr, et on le regrette, quelques bugs de collisions subsistent mais la qualité générale est bien au dessus de celle de PES ce qui est déjà un grand pas en avant. Au niveau du framerate (vulgairement, le nombre d´images par seconde) il reste d´excellente facture puisque les ralentissements présents dans Winning Eleven 6 ont totalement disparu. Quant aux stades, si leur nombre n´a pas évolué depuis Winning Eleven 6, on ne peut que se féliciter de leur qualité. Bref, en un mot comme en cent, la réalisation graphique de Pro Evolution Soccer est un ton au dessus de celle de son aîné, tout en éliminant les quelques soucis de fluidité de WE 6. Le seul bémol, en cherchant bien, concerne les shorts modélisés au couteau. C´est flagrant à l´écran de sélection des équipes mais on n´y fait guère attention pendant une partie. En compensation, la couleur des maillots (qui avaient fait hurler au scandale bon nombre d´entre eux) ne pose plus aucun problème. On va enfin pouvoir rejouer la finale de la coupe d´Europe, France- Italie, sans souci.