devillepin = Né au Maroc, alors encore sous protectorat français, il est le fils de Xavier de Villepin, sénateur centriste puis UMP, et de Yvonne Hétier première conseillère de tribunal administratif, et passe la majeure partie de sa jeunesse à l’étranger : Afrique, États-Unis d´Amérique, Amérique latine et spécialement le Vénézuela.
En mai 68, à l´âge de quinze ans, il est le seul gréviste de son école à Caracas. Après l´obtention de son bac à 16 ans, il rentre en France, et poursuit ses études à Toulouse à la faculté de lettres.
Il entre ensuite à l´Institut d´études politiques, puis à l´École nationale d´administration dans la promotion Voltaire. Il adhère en 1977 au Rassemblement pour la République.
Il effectue son service militaire dans la Marine comme officier sur le porte-avions Clemenceau, avant d´occuper son premier poste au ministère des Affaires étrangères.
Marié à Marie-Laure Le Guay, ce passionné de sport, d´histoire et de littérature est aussi un écrivain qui a publié outre un ouvrage sur l´épopée napoléonienne, plusieurs essais, et deux recueils de poèmes en 1986 et 1988. Dans ceux-ci il décrit, au fil de pages en l´honneur des grands poètes, son enfance hors de France. Il dédie d´autres pages à sa mère, et aussi à son frère dont la disparition prématurée semble l´avoir durablement affecté.
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Enfants
Dominique de Villepin a eu trois enfants avec Marie-Laure Le Guay :
Marie de Villepin (née en 1986) est mannequin et s´est fait remarquer en posant pour le magazine Elle avec des robes de haute couture signées Givenchy, Valentino, Giorgio Armani et Chanel. Après avoir passé son bac en 2004 à Paris, elle commence une première année d´économie gestion à l´université Paris Dauphine qu´elle arrête en cours d´année. Elle a aussi tourné dans le cinquième épisode des "Rois Maudits".
Arthur, qui entame également une carrière dans le mannequinat ; un début de polémique en septembre 2005 a concerné l´intervention prêtée à son père auprès des forces de police pour dissimuler son implication dans une bagarre à la sortie d´une fête, dans le XVIe arrondissement de Paris.
Victoire née en 1992
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Cursus diplomatique
À sa sortie de l´ENA, il entame en 1980 sa carrière de diplomate en tant que secrétaire des Affaires étrangères. De 1984 à 1992, il est successivement premier secrétaire de l´ambassade de France aux États-Unis, directeur du service de presse de cette même ambassade, premier conseiller de l´ambassade de France en Inde.
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Cursus politique
En 1993, il est nommé directeur de cabinet d´Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères du gouvernement d´Edouard Balladur. Jacques Chirac, élu président de la République, le nomme en mai 1995 secrétaire général de la présidence de la République. En 1997, il est l´un des principaux instigateurs de la dissolution de l´assemblée nationale décidée par le président, et les militants du RPR lui en tiennent rigueur après la défaite. Le président refuse cependant sa démission.
En 2002, Jacques Chirac, réélu, le nomme ministre des Affaires étrangères. Imposant un style parfois qualifié, dans les portraits de la presse, d´aristocrate et poète, il est la personnification de l´opposition du président à la guerre en Irak voulue par les États-Unis d´Amérique. Il prononce au Conseil de sécurité des Nations unies un discours ([1]) qui lui vaut d´être applaudi, chose rare en cette enceinte.
Il rassemble tous les partis de Côte d´Ivoire en janvier 2003, et réussit à leur faire signer les Accords Kléber, afin de trouver une solution pacifique à la guerre civile de Côte d´Ivoire ; l´accord peine cependant à s´appliquer.
Lorsque Nicolas Sarkozy quitte le ministère de l´Intérieur en 2004, Jacques Chirac nomme Dominique de Villepin à ce poste. Il est nommé Premier ministre le 31 mai 2005, en remplacement de Jean-Pierre Raffarin. Présenté par les commentateurs comme le rival de Nicolas Sarkozy, tant par le caractère que par le positionnement politique, ce dernier devient cependant son ministre de l´Intérieur, restant président de l´UMP. Ainsi, à Jean-Pierre Raffarin, élu de terrain depuis de nombreuses années, succède Dominique de Villepin, issu de la diplomatie française, et qui n´a jamais été candidat à une élection politique.
Il se donne cent jours pour redonner confiance aux Français, entamant un duel policé avec Nicolas Sarkozy. Alors que cette période s´achève, il exerce l´intérim à la tête de l´État lorsqu´il préside le conseil des ministres le 7 septembre 2005 en remplacement de Jacques Chirac, admis au Val de Grâce à cause d´un accident vasculaire cérébral. Il remplace toujours Jacques Chirac lors de la 60e session de l´Assemblée générale de l´ONU à New York.
Une grève à la SNCM éclate : le gouvernement souhaite privatiser l´entreprise au bord du dépot de bilan. Cette grève est très dure : des affrontements ont lieu à Marseille et un navire est « enlevé » par les gréviste. Dominique de Villepin fait intervenir le GIGN, brandit la menace du dépot de bilan imminent et propose une part de l´État et des employés plus importante dans l´enterprise. Les grévistes (en particulier le syndicat des travailleurs corses et la CGT) cèdent.
En octobre, éclatent les incidents en banlieue qui exportent l´image d´une France à feu et à sang. 5000 voitures brulées en moins de deux semaines. Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin décrètent l´état d´urgence afin de permettre aux préfets de décreter le couvre-feu, prolongé de trois mois quelques jours plus tard.
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Carrière professionnelle
avec Colin PowellJuin 1980 : titularisé au Ministère des Affaires étrangères
1980-1984 : secrétaire aux Affaires africaines et malgaches
1981-1984 : secrétaire du Centre d´analyse et de prévision
1984-1987 : premier secrétaire à l´Ambassade de France à Washington
1987-1989 : deuxième conseiller à l´Ambassade de France à Washington
1989-1990 : deuxième conseiller à l´Ambassade de France à New Delhi
1990-1992 : premier conseiller à l´Ambassade de France à New Delhi
1992-1993 : directeur-adjoint aux Affaires africaines et malgaches à Paris
1996-1999 : présidence du conseil d’administration de l’Office national des forêts (ONF)
Mai 2002-Avril 2004 : Ministre des Affaires Etrangères
Avril 2004-Mai 2005 : Ministre de l´Intérieur
Mai 2005 : Premier ministre.
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Carrière politique
Adhérent du RPR depuis 1977, puis de l´UMP depuis sa création en 2002.
Dominique de Villepin1993-1995 : directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères Alain Juppé
Mai 1995 à mai 2002 : secrétaire général de la présidence de la République. Avec Alain Juppé et Jérôme Monod, il a constitué depuis 1997 le triangle de base de la revanche chiraquienne, après avoir été à l´origine de la décision de dissolution de l´Assemblée, prise en 1997 par Jacques Chirac, et qui a redonné la majorité à la gauche.
mai 2002 - mars 2004 : ministre des Affaires étrangères dans les Gouvernement Jean-Pierre Raffarin 1 et Gouvernement Jean-Pierre Raffarin 2
31 mars 2004 - 31 mai 2005 : ministre de l´Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales dans le Gouvernement Jean-Pierre Raffarin 3
Depuis le 31 mai 2005 : nommé Premier ministre par Jacques Chirac à la suite de l´échec du référendum du 29 mai sur la ratification du traité constitutionnel européen.
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Divers
Dominique de Villepin et Edmund StoiberEn 1997, il est l´un des instigateurs de la dissolution de l´Assemblée nationale afin de mettre fin aux luttes intestines de la droite. Alors que des voix s´élèvent pour réclamer sa tête, Chirac refuse sa démission. Il est alors surnommé « Néron » par Bernadette Chirac.
Vers la même époque, on lui prête le bon mot suivant : « Je gère le cerveau du président ».
Dans "Le Monde" du 30.04.05, ce billet :
"Dominique de Villepin venu à Lorient, dans l´avion du gouvernement, veut faire d´une pierre deux coups : tenir une réunion comme ministre de l´intérieur et un meeting pour le oui. Dans l´appareil, il expliquait l´étymologie de son nom, Galouzeau de Villepin. « Gal veut dire coq, et ouzeau, oiseau. C´est bien français, non ?» . Le ministre a aussi sa théorie sur les campagnes électorales : «Au début, dit-il, les Dalton gagnent toujours. Puis Rantanplan arrive, chamboule tout, et Lucky Luke finit par l´emporter.» Mais qui donc accepterait de jouer le rôle de Rantanplan ?"
Il fut aussi un marathonien de bon niveau (2h57´06 le 16/03/1980 au marathon de l´Essonne).
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Œuvres
1986 : Parole d´exil, recueil de poésies (?);
1988 : Le droit d´aînesse, recueil de poésies (?);
2001 : Les Cent-Jours ou l´esprit de sacrifice (Perrin, 2001 - Le Grand livre du mois, 2001 - Perrin, 2002 - Éditions France loisirs, 2003), une fresque lyrique sur la fin de Napoléon, pour laquelle il a reçu le grand prix de la Fondation Napoléon et le prix des Ambassadeurs ;
2002 : Le cri de la gargouille (Albin Michel, 2002 - Librairie générale française, 2003), essai ;
2003 : Éloge des voleurs de feu (NRF-Gallimard, 2003), essai ;
2003 : Un autre monde (l´Herne, 2003), recueil de discours, préface de Stanley Hoffmann, tr. anglais Toward a new world: speeches, essays, and interviews on the war in Iraq, the UN, and the changing face of Europe (Hoboken, N.J. : Melville House, c2004) ;
2003 : Préface des Aventuriers du monde 1866-1914 : Les grands explorateurs français au temps des premiers photographes (L´Iconoclaste, 2003), ouvrage collectif ;
2004 : Préface de l´Entente cordiale de Fachoda à la Grande Guerre : Dans les archives du Quai d´Orsay, Maurice Vaïsse (Éditions Complexe, 2004) ;
2004 : Préface avec Jack Straw de l´Entente cordiale dans le siècle (Odile Jacob, 2004) ;
2004 : Préface de 1905, la séparation des Églises et de l´État : les textes fondateurs (Perrin, 2004) ;
2004 : Préface de Mehdi Qotbi : le voyage de l´écriture (Paris : Somogy, 2004 - Paris : Somogy, 2005) ;
2004 : Le requin et la mouette (Plon : A. Michel, 2004), essai ;
2005 : Histoire de la diplomatie française avec Jean-Claude Allain, Françoise Autrand, Lucien Bély (Perrin, 2005) ;
2005 : L´Homme européen, avec Jorge Semprun (Plon, 2005 - Perrin, octobre 2005), essai.
2005 : Urgences de la poésie ([Casablanca] : Eds. de la Maison de la Poésie du Maroc, July 2005) tr. Arabe par Mohamed Bennis, illustré par Mehdi Qotbi; trois poèmes de M. Villepin même, « Elegies barbares », « Le droit d’aînesse», et « Sécession ».
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Citations
« L´option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide. Mais n´oublions pas qu´après avoir gagné la guerre, il faut construire la paix. » (Au Conseil de Sécurité des Nations Unies le 14 février 2003, avant la guerre en Irak [2])
« C´est un vieux pays, la France, d´un vieux continent comme le mien, l´Europe, qui vous le dit aujourd´hui, qui a connu les guerres, l´occupation, la barbarie. Un pays qui n´oublie pas et qui sait tout ce qu´il doit aux combattants de la liberté venus d´Amérique et d´ailleurs. Et qui pourtant n´a cessé de se tenir debout face à l´Histoire et devant les hommes. » (Op. cit.)
« L´expression de guerre contre le terrorisme est impropre. Une guerre concerne deux entités internationalement reconnues et représentées, qui se déroule suivant des règles dont chaque section combattante aura à répondre à la fin de la guerre. Nous n´avons aucun de ces trois points ici. » (septembre 2004