Attention, le post qui va suivre est un pavé qui racontera une partie -nocturne s'il vous plaît- de S.T.A.L.K.E.R : Oblivion lost.
Je baillai paresseusement, et prenais mon Obokan d'un geste faiblard. Les Stalkers autours de moi était tous déjà levés, et l'un, nommés Zorik -oui, je me souvenais de lui- jouait, plutôt bien, de la guitare. Je reprenais doucement conscience. J'avais fait un rêve étrange, avec un homme qui me semblait familier submergé par une horde de rats. Enfin, là n'était pas ma préoccupation. Quel heure était-il ?... 15h37. J'avais dormi bien plus qu'il ne me fallait, mais soit. Une journée de besogne m'attendait, Lukash, avait du travail pour moi. Je venais du cordon et le bar est un lieu de passage obligatoire et de toute façon, j'avais besoin de matos et de nourriture. Puis, fatigué de nombreux combats, j'avais préféré passé la nuit ici, même si je n'apprécie pas le Devoir. ( Mieux valait dormir près d'eux que dans une quelconque baraque de la Zone ! )Surtout que depuis peu, la nuit était devenu oppressante et très sombre.
Bref, je ne m'attardais pas plus. Je prenais mon Mosin-nagant avec lunette ainsi que ma vieille Obokan qu'il fallait que je change.Après une marche de quelques minutes, j'arrivai au début des anciens entrepôts où moisissaient alors 3 cadavres D'hommes de la faction de la Liberté, probablement un coup du Devoir. J'évitais ainsi l'endroit où ceux-ci s'étaient mis.
Après rencontre et petit bavardage avec Lukash -où j'évitais de parler de l'embuscade du Devoir- il me confia quelques missions simples ; Deux assassinats ainsi qu'une simple chasse aux mutants. Tenace, ces bêtes me prirent du temps -bien trop, mais je ne me doutais pas du cauchemar futur- et il faisait sombre alors que je franchissais les 3 gardes du pont.
A mon retour, Lukash, satisfait de mon efficacité me proposa alors un travail, que je n'aurais pas du accepter. Il ne me demandai que simplement l'élimination de mercenaires, non loin de là. Il se faisait tard mais j'avais du boulot à Yantar, et je ne reviendrai pas de sitôt ici, et vu l'équipement du Devoir qui est à leur porte, j'essayai de tirer " tout le jus" , sait-on jamais.
J'évitais soigneusement un raccourci fatal ( évidemment, passé par le village abandonné aurait été bien plus rapide, mais je n'étais pas fou, et j'avais entendu bon nombre de récits pour comprendre ce qu'il fallait y comprendre. ) et dû me diriger plusieurs fois via mon PDA, la nuit m'empêchant de m'orienter. Et quand j'arrivais enfin à l'endroit convenue, il faisait entièrement nuit. Une rafale se logeant dans l'arbre qui me servait de couvert me fit comprendre qu'ils avaient le matériel nécessaire pour voir à peu près en pleine nuit. Pas moi. Je décidais de battre quelque peut en retraite, vers un endroit sur. Ce que j'ignorais, c'est qu'il n'en n'existait pas dans la Zone. J'allumais ma lampe torche, car je pensais n'avoir personne à qui me cacher... Je suivais la route en balayant les alentours de la faible intensité de ma lampe, ne voyant qu'herbe, arbre, ruines. Hop, un coup la lampe allait vers la droite, herbe, une vieille voiture, un coup à gauche, deux arbres, et une vieille baraque probablement dangereuse, un coup à droite, des genres de plaques de bétons, une anomalie, un coup à gauche, un rocher, un arbre, une chose humanoïde, un coup à droi... Rapidement, je rebraquais mon faisceau là où j'avais aperçu la chose. Rien. Un mouvement là ! Je sors mon Obokan. Puis un grognement. Et tel la détonation du revolver au début d'une course, ce bruit ne me fit faire qu'une pensée :
Courir, et le plus vite possible !! Je fonçais... Droit, toujours tout droit, et j'ignorais là où ça me ménerait.. Et je m'en fichais, tant que ça n'était pas entre les tentacules... de cette sangsue ! La zone avait des remèdes à tout ces maux : Elle avait fait les sangsues, en contre partie, il y avait l'artefact Clair de lune, si vous voyez ce que je veux dire. Puis, je vis du feux, des hommes. Je passai entre eux, puis me réfugiât tout bonnement dans un genre de bâtisse sans en être une, de couleur verte.Silence, juste les battements de mon cœur. Puis des coups de feu, des cris. Sur la carte hi-teck de mon PDA, je voyais que deux hommes ne semblaient plus donner traces de vie.Plus rien. Je réarmais mon Obokan, puis sortit de ma cachette.Près du feu, je voyais deux hommes morts, puis le cadavre d'une sangsue. Des types rechargeaient leurs armes. Des mecs de la Liberté. Je commençais vraiment à les apprécier. J'étudiais le cadavre du mutant, et du couteau, arraché ses tentacules. Peut-être trouverais-je un acheteur. Enfin, je m'en moquais de cela... Avec des potes armées autour, je me sentait d'attaque pour un bon sommeil. Le chef de la barricade vint me trouver alors que je sortais mon sac de couchage. Il souriait et me signala que l'heure n'était pas à la détente. Les monolithes attaqués et qu'il leur fallait du soutien. "Surtout d'puis la perte de deux hommes pask'un mutant amenés par un con a décidé d'les bouffer. Pigé ? "
Ouaip. Compris. Les Stalkers bouffent de la pâté, les sangsues bouffent des Stalkers et moi j'boufferais les pissenlits par la racine si je faisais une seule chose de travers. Malheureusement, le PDA n'indiquait que 2h58. La nuit sera longue ! Et déjà on pouvait distingué des mouvements floues derrières les rochers là-bas.
4h16. La tour où je m'abritais n'est plus qu'un bout de bois sur 4 pieds et qui m'expose plus qu'il me protège. Les munitions se font rares. Ça va mal ; attirés par le bruit et la lumière, et surement par le sang aussi, une bande de mutants chiens-loups puis sangliers sont venus nous attaquer à l'arrière, causant des dégâts minimes mais nous usant des munitions et de l'attention pour ces cinglés de fanatique.
4h58. Je n'ai plus de balle pour mon fusil, et mon Obokan est cassé. Je la troque contre une GP 37 à un macchabée. Malheureusement, les munitions se font rares. J'ai du descendre de la tour, et je suis derrière une barricade faites de tonneaux et de caisses.
5h47. Ça y est, l'attaque est vraiment repoussé. Et heureusement, il me restait plus que 3 chargeurs pour mon pistolet Fort-15. Sur les 9 hommes présents sur la barricade, il n'en reste plus que 3, dont un que j'ai dû sauver de la mort. Le chef me remercie, me paye. Pas mal, mais ça ne remboursera pas les munitions. 6h32, le soleil se lève, la lampe devient optionnel. J'attaque tout de même les mercenaires avec les dernières balles ramassés de ma GP 37; je prend leur arme, leurs munitions et court vers les entrepôts. Je rejoins Lukash, il me paye, donne quelques babioles, mais vu ce que j'ai vécu, rien ne me sert réellement de compensation. Dès l'entretien finit, je me barre, atterrit enfin au bar. Mes prochaines nuits se passeront ici, tranquillement dans un sac de couchage !
Et voilà. Sachez qu'au début, je voulais juste parler de cette nuit si particulière ( j'ai romanisé le tout, mais tout est vrai, 100% véridique ! ) puis comme je m'ennuie ( insomniaque
) j'ai fait une mini fic. C'est de la merde et je m'en excuse...