vache ==> herbe
Vache==>mouton
Bon ba herbe==>>verte
verte ==> martienne
martienne=toi O_o
toi=moi^^
Ah Bon O_o ?
toi=SJX ![]()
mince
Moi= -\Ox1D/-
diablo. Oxid= tré bonne team
trés bon team ==> euh je sais pas quel team est bonne reèlement comment les classé?
avec un classement plein de critère sur un site = site de la naza = base secrète = base militaire de Mac Call = Xiii = engueulades fréquente = abus = abrutis = racistes = tarkan ?
faut dire qu´un mot alors :
tarkan ==> Je pense que pour eviter toute sorte de probleme il faut crée une langue mondiale renverser tout les pouvoirs et laisser qu´un seul maitre du monde tout puissant.Un homme serait capable de diriger les troupes puis le monde cette homme est tronex :
je suis tronex le grand descendant de tronex1° notre peuple les tronixien vit sur cette planète depuis que notre planète s´est écrasé sur la terre c’est notre planète qui vous a donné la vie en tuant tous ces dinosaures nous somme là depuis leurs extinctions dans chacune des villes de cette petite planète ce trouve un tronixien je vous appelle pour que vous veniez rejoindre ma toute prochaine armée sortez du rang mettez vous derrière moi et préparez vous a vaincre pour l´honneur et pour un nouveau monde plein de reves.
Cette homme tronex est l´homme qu´il faut pour changer radicalement la face du monde d´ici 10 ans antrainez vous, vous recevrez des signals soyez pret...
![]()
Je pense que pour eviter toute sorte de probleme il faut crée une langue mondiale renverser tout les pouvoirs et laisser qu´un seul maitre du monde tout puissant.Un homme serait capable de diriger les troupes puis le monde cette homme est tronex :
je suis tronex le grand descendant de tronex1° notre peuple les tronixien vit sur cette planète depuis que notre planète s´est écrasé sur la terre c’est notre planète qui vous a donné la vie en tuant tous ces dinosaures nous somme là depuis leurs extinctions dans chacune des villes de cette petite planète ce trouve un tronixien je vous appelle pour que vous veniez rejoindre ma toute prochaine armée sortez du rang mettez vous derrière moi et préparez vous a vaincre pour l´honneur et pour un nouveau monde plein de reves.
Cette homme tronex est l´homme qu´il faut pour changer radicalement la face du monde d´ici 10 ans antrainez vous, vous recevrez des signals soyez pret...=3
hé raby, montre nous ke ta un cerveau ! répond en continuant le jeu plutot k´en rigolan comme un *****21
tu veu que je réponde? ok :
Merci, monsieur le Président, pour ce moment fort que ni mes compatriotes ni moi n’oublierons. Merci de m’avoir invité à m’exprimer devant la représentation allemande, ici, dans ce palais qui porte la marque des souffrances de votre pays mais qui, aujourd’hui éclatant de lumière, est l’image de l’Allemagne moderne.
Un demi-siècle durant, plaie béante au coeur de Berlin divisée, abîmée, le Reichstag, jamais reconstruit, demeurait comme le symbole de la douleur et de l’attente de tout un peuple. Comme le symbole d’une Europe déchirée. Et tout naturellement, quand l’Allemagne s’est retrouvée et, à sa suite, notre continent, alors la démocratie allemande s’est réinstallée ici, renouant les fils de l’Histoire, fermant enfin la tragique parenthèse.
Vous l’avez dit, je suis de ceux qui ont toujours espéré et toujours attendu le moment où l’Allemagne retrouverait son unité et sa capitale. C’est dire mon émotion d’être le premier chef d’Etat étranger à s’adresser, depuis cette tribune, à l’Allemagne tout entière ! L’Allemagne, notre voisin, notre adversaire d’hier, notre compagnon d’aujourd’hui ! L’Allemagne unie ! L’Allemagne chez elle !
Envisager leur extinction serait aussi absurde que de nier qu’elles ont déjà choisi d’exercer en commun une partie de leur souveraineté et qu’elles continueront de le faire, car tel est leur intérêt. Oui, la Banque Centrale Européenne, la Cour de Justice de Luxembourg ou le vote à la majorité qualifiée sont des éléments d’une souveraineté commune. C’est ainsi, en acceptant ces souverainetés communes, que nous acquerrons une puissance nouvelle et un rayonnement accru. Alors, de grâce, renonçons aux anathèmes et aux simplifications, et convenons enfin que les institutions de l’Union sont et resteront originales et spécifiques !
Mais reconnaissons aussi qu’elles sont perfectibles et que le grand élargissement à venir doit être l’occasion d’approfondir la réflexion institutionnelle, au-delà de la Conférence intergouvernementale. Dans cette perspective, je souhaite que nous puissions nous entendre sur quelques principes.
D’abord, rendre l’Union européenne plus démocratique. La construction communautaire a trop été l’affaire des seuls dirigeants et des élites. Il est temps que nos peuples redeviennent les souverains de l’Europe. Il faut que la démocratie en Europe vive mieux, notamment à travers le Parlement européen et les parlements nationaux.
Ensuite, clarifier, mais sans la figer, la répartition des compétences entre les différents niveaux du système européen. Dire qui fait quoi en Europe avec le souci que les réponses soient apportées au meilleur niveau, au plus près des problèmes. Bref, mettre enfin en application le principe de subsidiarité.
Nous devons aussi veiller à ce que, dans l’Europe élargie, la capacité d’impulsion demeure. Sans cesse, il faut pouvoir ouvrir de nouvelles voies. Pour cela, et comme nous l’avons fait dans le passé, il faut que les pays qui veulent aller plus loin dans l’intégration, sur une base volontaire et sur des projets précis, puissent le faire sans être retardés par ceux qui, et c’est leur droit, ne souhaitent pas avancer aussi vite.
Enfin, l’Europe-puissance que nous appelons de nos voeux, cette Europe forte sur la scène internationale, doit disposer d’institutions fortes et d’un mécanisme de décision efficace et légitime, c’est-à-dire faisant toute sa place au vote majoritaire et reflétant le poids relatif des Etats membres.
Voilà, Mesdames et Messieurs, les grandes orientations selon lesquelles, je crois, doit s’engager le processus de refondation institutionnelle de l’Union. Le visage de l’Europe future reste encore à dessiner. Il dépendra du débat et de la négociation. Et bien sûr et surtout de la volonté de nos peuples. Mais nous pouvons d’ores et déjà tracer le chemin.
La première étape, incontournable, est la réussite, sous présidence française, de la Conférence intergouvernementale. Ne sous-estimons pas l’importance de cette conférence. Les quatre points essentiels de son ordre du jour, y compris le développement des procédures de coopération renforcée, permettront d’adapter les mécanismes de décision de l’Union à sa composition future. La réussite de la CIG est un préalable indispensable à tout progrès. Aussi, ni vous ni nous ne pourrions nous satisfaire d’un accord a minima, je dirais d’un accord au rabais, qui conduirait l’Union à la paralysie pour les années à venir !
Après la Conférence intergouvernementale, à la fin de l’année, s’ouvrira une période que je qualifierai de « grande transition » au terme de laquelle il faudra que l’Union soit stabilisée dans ses frontières et dans ses institutions. Nous devrons, pendant cette période, mener de front trois grands chantiers.
Celui, naturellement, de l’élargissement. Quelques années ne seront pas de trop pour conclure les négociations d’adhésion et assurer l’intégration réussie des nouveaux Etats membres.
C’est aussi de l’approfondissement des politiques, à l’initiative de ces pays que j’évoquais tout à l’heure et qui souhaitent aller plus loin ou plus vite. Rassemblés avec l’Allemagne et la France, ils pourraient se constituer en un « groupe pionnier ». Ce groupe ouvrirait la voie en s’appuyant sur la nouvelle procédure de coopération renforcée définie par la CIG et en nouant, si nécessaire, des coopérations hors Traité, mais sans jamais remettre en cause la cohérence et l’acquis de l’Union.
C’est de cette façon, naturellement, que se dégagera la composition du « groupe pionnier ». Non pas sur une base arbitraire, mais par la volonté des pays qui décideront de participer à l’ensemble des coopérations renforcées. Je souhaite ainsi que, dès l’an prochain, le « groupe pionnier » puisse s’atteler, notamment, à une meilleure coordination des politiques économiques, à un renforcement de la politique de défense et de sécurité et à une plus grande efficacité dans la lutte contre la criminalité.
Faut-il que ces Etats concluent entre eux un nouveau Traité et se dotent d’institutions sophistiquées ? Je ne le crois pas. Soyons conscients que ce serait ajouter un niveau supplémentaire à une Europe qui en compte déjà beaucoup ! Et évitons de figer des divisions de l’Europe alors que notre seul objectif est de préserver une capacité d’impulsion. Il faudrait plutôt envisager un mécanisme de coordination souple, un secrétariat chargé de veiller à la cohérence des positions et des politiques des membres de ce groupe pionnier, qui devrait rester naturellement ouvert à tous ceux qui souhaitent le rejoindre.
Ainsi l’Europe, dans cette période de transition, continuera-t-elle d’avancer pendant que sera menée la préparation de la refondation institutionnelle.
En effet, et c’est notre troisième chantier, je propose que, dès après le sommet de Nice, nous lancions un processus qui nous permette, au-delà de la CIG, de répondre aux autres questions institutionnelles qui se posent à l’Europe.
D’abord, réorganiser les traités afin d’en rendre la présentation plus cohérente et plus compréhensible pour les citoyens. Ensuite, définir de façon claire la répartition des compétences, vous l’avez souligné, Monsieur le Président, et vous avez raison, des compétences entre les différents niveaux de l’Europe. Nous pourrions également réfléchir, dans le cadre de ce processus, aux frontières géographiques ultimes de l’Union ; préciser la nature de la Charte des droits fondamentaux que, je l’espère, nous aurons adoptée à Nice ; et enfin préparer les ajustements institutionnels nécessaires, tant du côté de l’exécutif que de celui du Parlement, pour renforcer l’efficacité et le contrôle démocratique de notre Union.
Cette réflexion préparatoire devra être conduite de façon ouverte, en associant les gouvernements et les citoyens, à travers leurs représentants au Parlement européen et dans les Parlements nationaux. Les pays candidats devront naturellement y prendre part. Plusieurs formules sont envisageables, du Comité des sages à un modèle inspiré par la Convention qui rédige notre Charte des droits fondamentaux.
Et, à l’issue de ces travaux qui prendront sans doute quelque temps, les gouvernements puis les peuples seraient appelés à se prononcer sur un texte que nous pourrons alors consacrer comme la première « Constitution européenne ».
Mais pour que la construction européenne avance, c’est d’abord l’amitié franco-allemande que nous devons approfondir sans cesse.
Nos coopérations si nombreuses, si familières, l’étroite concertation politique à tous les niveaux de nos institutions, le riche dialogue de nos cultures, les échanges entre jeunes à la faveur de nos milliers de jumelages comme de nos apprentissages linguistiques, ont tissé un lien unique, irréversible, irremplaçable.
Voici plus d’un demi-siècle que nous travaillons la main dans la main. Entre nous, la réconciliation est acquise. Elle est une évidence. Une réalité de la vie quotidienne si normalement inscrite dans notre paysage que nous n’en percevons plus la dimension propre. Et la nouvelle génération aux commandes la reçoit en héritage après l’avoir apprise dans les livres, sans ressentir la même charge émotionnelle que jadis. Eh bien, retrouvons le souffle, l’élan fondateur ! L’ardente nécessité de notre dialogue ! Donnons-nous les lieux pour se connaître et entreprendre ensemble !
Et c’est ce que j’observais depuis hier, dans les rues de Berlin, en voyant si nombreux les Allemands qui, avec le sourire, faisaient dans notre direction un geste spontané d’amitié, celui du coeur, que l’on ne retrouve pas souvent dans les voyages officiels, et qui m’a beaucoup touché.
Que de traits communs, que de raisons de se porter plus d’attention ! Si nous avons chacun nos traditions, notre histoire, nos qualités propres, qui expliquent sans doute les formes d’organisation que nous nous sommes choisies. Si l’Allemagne est à l’aise dans son fédéralisme qui permet une participation active et vivante des citoyens à tous les niveaux de la vie politique. Et si la France a su conserver, en la modernisant, une tradition unitaire qui contribue à la cohésion de sa communauté nationale, les défis que nous devons relever aujourd’hui sont les mêmes. Ils s’appellent croissance économique et compétitivité, mutations de notre système éducatif, défense de l’emploi, adaptation de nos régimes sociaux à l’évolution démographique, modernisation et maîtrise des systèmes de santé, de sécurité, d’environnement, d’immigration. Il suffirait de parcourir l’ordre du jour de vos assemblées et des nôtres, de suivre parallèlement les débats qui passionnent aujourd’hui nos deux pays, pour mesurer l’intime parenté de nos problèmes et des attentes de nos peuples.
Il nous manque encore, me semble-t-il, ce lieu privilégié où les responsables politiques, économiques, syndicaux associatifs, représentants des médias, personnalités du monde culturel pourraient facilement se retrouver. Où l’Allemagne et la France en mouvement, avec leurs débats, leurs interrogations, leurs aspirations, se rencontreraient dans toutes leurs composantes. Et je propose qu’une Conférence germano-française les réunisse chaque année. Ce serait le grand rendez-vous de nos deux pays où Allemands et Français embrasseraient l’avenir ensemble.
Le monde de l’économie a connu, ces derniers mois, des progrès spectaculaires. Nos grandes entreprises ont noué de nouvelles et puissantes solidarités dans les domaines clés de l’aéronautique, de la chimie, de l’énergie, de l’assurance, des services. Hier soir, le Chancelier Schröder et moi-même nous avons rencontré leurs dirigeants.
Je crois que notre priorité doit être d’encourager davantage encore cette forte dynamique d’intégration entre nos potentiels économiques et faire du tandem franco-allemand le moteur d’un puissant pôle industriel européen. Et j’appelle nos milieux économiques, avec naturellement l’appui de nos deux gouvernements, à créer une Fondation où dirigeants et cadres, Allemands et Français, pourraient se rencontrer et mieux connaître -c’est peut-être ce qui nous manque le plus- la culture d’entreprise en vigueur chez l’autre.
Cet esprit de partenariat, nous devons le développer aussi dans les disciplines de l’esprit. Je salue la qualité comme l’importance du dialogue entre nos penseurs, nos artistes. Mais j’ai la conviction que nous pouvons lui faire gagner en intensité, en solidarité aussi à l’heure où nous devons mener ensemble la grande bataille pour la diversité culturelle dans le monde.
A votre initiative, Monsieur le Chancelier, nous avons désormais notre Académie franco-allemande du cinéma, dont la première session s’est tenue hier, en notre présence. Dans le même esprit, nous avons engagé une réflexion commune sur l’avenir du livre et sur l’évolution des médias.
Rendons à nos artistes, à nos écrivains, le goût et les moyens de composer et de créer chez l’autre, renouant ainsi avec la prestigieuse tradition européenne du voyage et de l’immersion. Et je propose la création à Berlin, à l’image de ce qui existe à Rome ou à Madrid, d’un lieu où nos créateurs, qui souhaitent chercher l’inspiration dans cette ville en plein renouveau, soient accueillis et trouvent les conditions propices à leur réflexion.
Nous devons cultiver cet esprit de dialogue entre nos peuples en favorisant l’apprentissage de nos langues respectives. Je voudrais, en saluant les membres du Bundesrat ici présents, féliciter tout particulièrement les autorités des Länder qui se sont engagées avec détermination dans cette voie et ont pris des décisions exemplaires. Pour notre part, nous veillerons à ce que la langue allemande garde son statut d’excellence et son rang parmi les toutes premières langues vivantes étrangères enseignées.
voila, G fé ca de mémoire ^^
Merci, monsieur le Président, pour ce moment fort que ni mes compatriotes ni moi n’oublierons. Merci de m’avoir invité à m’exprimer devant la représentation allemande, ici, dans ce palais qui porte la marque des souffrances de votre pays mais qui, aujourd’hui éclatant de lumière, est l’image de l’Allemagne moderne.
Un demi-siècle durant, plaie béante au coeur de Berlin divisée, abîmée, le Reichstag, jamais reconstruit, demeurait comme le symbole de la douleur et de l’attente de tout un peuple. Comme le symbole d’une Europe déchirée. Et tout naturellement, quand l’Allemagne s’est retrouvée et, à sa suite, notre continent, alors la démocratie allemande s’est réinstallée ici, renouant les fils de l’Histoire, fermant enfin la tragique parenthèse.
Vous l’avez dit, je suis de ceux qui ont toujours espéré et toujours attendu le moment où l’Allemagne retrouverait son unité et sa capitale. C’est dire mon émotion d’être le premier chef d’Etat étranger à s’adresser, depuis cette tribune, à l’Allemagne tout entière ! L’Allemagne, notre voisin, notre adversaire d’hier, notre compagnon d’aujourd’hui ! L’Allemagne unie ! L’Allemagne chez elle !
Envisager leur extinction serait aussi absurde que de nier qu’elles ont déjà choisi d’exercer en commun une partie de leur souveraineté et qu’elles continueront de le faire, car tel est leur intérêt. Oui, la Banque Centrale Européenne, la Cour de Justice de Luxembourg ou le vote à la majorité qualifiée sont des éléments d’une souveraineté commune. C’est ainsi, en acceptant ces souverainetés communes, que nous acquerrons une puissance nouvelle et un rayonnement accru. Alors, de grâce, renonçons aux anathèmes et aux simplifications, et convenons enfin que les institutions de l’Union sont et resteront originales et spécifiques !
Mais reconnaissons aussi qu’elles sont perfectibles et que le grand élargissement à venir doit être l’occasion d’approfondir la réflexion institutionnelle, au-delà de la Conférence intergouvernementale. Dans cette perspective, je souhaite que nous puissions nous entendre sur quelques principes.
D’abord, rendre l’Union européenne plus démocratique. La construction communautaire a trop été l’affaire des seuls dirigeants et des élites. Il est temps que nos peuples redeviennent les souverains de l’Europe. Il faut que la démocratie en Europe vive mieux, notamment à travers le Parlement européen et les parlements nationaux.
Ensuite, clarifier, mais sans la figer, la répartition des compétences entre les différents niveaux du système européen. Dire qui fait quoi en Europe avec le souci que les réponses soient apportées au meilleur niveau, au plus près des problèmes. Bref, mettre enfin en application le principe de subsidiarité.
Nous devons aussi veiller à ce que, dans l’Europe élargie, la capacité d’impulsion demeure. Sans cesse, il faut pouvoir ouvrir de nouvelles voies. Pour cela, et comme nous l’avons fait dans le passé, il faut que les pays qui veulent aller plus loin dans l’intégration, sur une base volontaire et sur des projets précis, puissent le faire sans être retardés par ceux qui, et c’est leur droit, ne souhaitent pas avancer aussi vite.
Enfin, l’Europe-puissance que nous appelons de nos voeux, cette Europe forte sur la scène internationale, doit disposer d’institutions fortes et d’un mécanisme de décision efficace et légitime, c’est-à-dire faisant toute sa place au vote majoritaire et reflétant le poids relatif des Etats membres.
Voilà, Mesdames et Messieurs, les grandes orientations selon lesquelles, je crois, doit s’engager le processus de refondation institutionnelle de l’Union. Le visage de l’Europe future reste encore à dessiner. Il dépendra du débat et de la négociation. Et bien sûr et surtout de la volonté de nos peuples. Mais nous pouvons d’ores et déjà tracer le chemin.
La première étape, incontournable, est la réussite, sous présidence française, de la Conférence intergouvernementale. Ne sous-estimons pas l’importance de cette conférence. Les quatre points essentiels de son ordre du jour, y compris le développement des procédures de coopération renforcée, permettront d’adapter les mécanismes de décision de l’Union à sa composition future. La réussite de la CIG est un préalable indispensable à tout progrès. Aussi, ni vous ni nous ne pourrions nous satisfaire d’un accord a minima, je dirais d’un accord au rabais, qui conduirait l’Union à la paralysie pour les années à venir !
Après la Conférence intergouvernementale, à la fin de l’année, s’ouvrira une période que je qualifierai de « grande transition » au terme de laquelle il faudra que l’Union soit stabilisée dans ses frontières et dans ses institutions. Nous devrons, pendant cette période, mener de front trois grands chantiers.
Celui, naturellement, de l’élargissement. Quelques années ne seront pas de trop pour conclure les négociations d’adhésion et assurer l’intégration réussie des nouveaux Etats membres.
C’est aussi de l’approfondissement des politiques, à l’initiative de ces pays que j’évoquais tout à l’heure et qui souhaitent aller plus loin ou plus vite. Rassemblés avec l’Allemagne et la France, ils pourraient se constituer en un « groupe pionnier ». Ce groupe ouvrirait la voie en s’appuyant sur la nouvelle procédure de coopération renforcée définie par la CIG et en nouant, si nécessaire, des coopérations hors Traité, mais sans jamais remettre en cause la cohérence et l’acquis de l’Union.
C’est de cette façon, naturellement, que se dégagera la composition du « groupe pionnier ». Non pas sur une base arbitraire, mais par la volonté des pays qui décideront de participer à l’ensemble des coopérations renforcées. Je souhaite ainsi que, dès l’an prochain, le « groupe pionnier » puisse s’atteler, notamment, à une meilleure coordination des politiques économiques, à un renforcement de la politique de défense et de sécurité et à une plus grande efficacité dans la lutte contre la criminalité.
Faut-il que ces Etats concluent entre eux un nouveau Traité et se dotent d’institutions sophistiquées ? Je ne le crois pas. Soyons conscients que ce serait ajouter un niveau supplémentaire à une Europe qui en compte déjà beaucoup ! Et évitons de figer des divisions de l’Europe alors que notre seul objectif est de préserver une capacité d’impulsion. Il faudrait plutôt envisager un mécanisme de coordination souple, un secrétariat chargé de veiller à la cohérence des positions et des politiques des membres de ce groupe pionnier, qui devrait rester naturellement ouvert à tous ceux qui souhaitent le rejoindre.
Ainsi l’Europe, dans cette période de transition, continuera-t-elle d’avancer pendant que sera menée la préparation de la refondation institutionnelle.
En effet, et c’est notre troisième chantier, je propose que, dès après le sommet de Nice, nous lancions un processus qui nous permette, au-delà de la CIG, de répondre aux autres questions institutionnelles qui se posent à l’Europe.
D’abord, réorganiser les traités afin d’en rendre la présentation plus cohérente et plus compréhensible pour les citoyens. Ensuite, définir de façon claire la répartition des compétences, vous l’avez souligné, Monsieur le Président, et vous avez raison, des compétences entre les différents niveaux de l’Europe. Nous pourrions également réfléchir, dans le cadre de ce processus, aux frontières géographiques ultimes de l’Union ; préciser la nature de la Charte des droits fondamentaux que, je l’espère, nous aurons adoptée à Nice ; et enfin préparer les ajustements institutionnels nécessaires, tant du côté de l’exécutif que de celui du Parlement, pour renforcer l’efficacité et le contrôle démocratique de notre Union.
Cette réflexion préparatoire devra être conduite de façon ouverte, en associant les gouvernements et les citoyens, à travers leurs représentants au Parlement européen et dans les Parlements nationaux. Les pays candidats devront naturellement y prendre part. Plusieurs formules sont envisageables, du Comité des sages à un modèle inspiré par la Convention qui rédige notre Charte des droits fondamentaux.
Et, à l’issue de ces travaux qui prendront sans doute quelque temps, les gouvernements puis les peuples seraient appelés à se prononcer sur un texte que nous pourrons alors consacrer comme la première « Constitution européenne ».
Mais pour que la construction européenne avance, c’est d’abord l’amitié franco-allemande que nous devons approfondir sans cesse.
Nos coopérations si nombreuses, si familières, l’étroite concertation politique à tous les niveaux de nos institutions, le riche dialogue de nos cultures, les échanges entre jeunes à la faveur de nos milliers de jumelages comme de nos apprentissages linguistiques, ont tissé un lien unique, irréversible, irremplaçable.
Voici plus d’un demi-siècle que nous travaillons la main dans la main. Entre nous, la réconciliation est acquise. Elle est une évidence. Une réalité de la vie quotidienne si normalement inscrite dans notre paysage que nous n’en percevons plus la dimension propre. Et la nouvelle génération aux commandes la reçoit en héritage après l’avoir apprise dans les livres, sans ressentir la même charge émotionnelle que jadis. Eh bien, retrouvons le souffle, l’élan fondateur ! L’ardente nécessité de notre dialogue ! Donnons-nous les lieux pour se connaître et entreprendre ensemble !
Et c’est ce que j’observais depuis hier, dans les rues de Berlin, en voyant si nombreux les Allemands qui, avec le sourire, faisaient dans notre direction un geste spontané d’amitié, celui du coeur, que l’on ne retrouve pas souvent dans les voyages officiels, et qui m’a beaucoup touché.
Que de traits communs, que de raisons de se porter plus d’attention ! Si nous avons chacun nos traditions, notre histoire, nos qualités propres, qui expliquent sans doute les formes d’organisation que nous nous sommes choisies. Si l’Allemagne est à l’aise dans son fédéralisme qui permet une participation active et vivante des citoyens à tous les niveaux de la vie politique. Et si la France a su conserver, en la modernisant, une tradition unitaire qui contribue à la cohésion de sa communauté nationale, les défis que nous devons relever aujourd’hui sont les mêmes. Ils s’appellent croissance économique et compétitivité, mutations de notre système éducatif, défense de l’emploi, adaptation de nos régimes sociaux à l’évolution démographique, modernisation et maîtrise des systèmes de santé, de sécurité, d’environnement, d’immigration. Il suffirait de parcourir l’ordre du jour de vos assemblées et des nôtres, de suivre parallèlement les débats qui passionnent aujourd’hui nos deux pays, pour mesurer l’intime parenté de nos problèmes et des attentes de nos peuples.
Il nous manque encore, me semble-t-il, ce lieu privilégié où les responsables politiques, économiques, syndicaux associatifs, représentants des médias, personnalités du monde culturel pourraient facilement se retrouver. Où l’Allemagne et la France en mouvement, avec leurs débats, leurs interrogations, leurs aspirations, se rencontreraient dans toutes leurs composantes. Et je propose qu’une Conférence germano-française les réunisse chaque année. Ce serait le grand rendez-vous de nos deux pays où Allemands et Français embrasseraient l’avenir ensemble.
Le monde de l’économie a connu, ces derniers mois, des progrès spectaculaires. Nos grandes entreprises ont noué de nouvelles et puissantes solidarités dans les domaines clés de l’aéronautique, de la chimie, de l’énergie, de l’assurance, des services. Hier soir, le Chancelier Schröder et moi-même nous avons rencontré leurs dirigeants.
Je crois que notre priorité doit être d’encourager davantage encore cette forte dynamique d’intégration entre nos potentiels économiques et faire du tandem franco-allemand le moteur d’un puissant pôle industriel européen. Et j’appelle nos milieux économiques, avec naturellement l’appui de nos deux gouvernements, à créer une Fondation où dirigeants et cadres, Allemands et Français, pourraient se rencontrer et mieux connaître -c’est peut-être ce qui nous manque le plus- la culture d’entreprise en vigueur chez l’autre.
Cet esprit de partenariat, nous devons le développer aussi dans les disciplines de l’esprit. Je salue la qualité comme l’importance du dialogue entre nos penseurs, nos artistes. Mais j’ai la conviction que nous pouvons lui faire gagner en intensité, en solidarité aussi à l’heure où nous devons mener ensemble la grande bataille pour la diversité culturelle dans le monde.
A votre initiative, Monsieur le Chancelier, nous avons désormais notre Académie franco-allemande du cinéma, dont la première session s’est tenue hier, en notre présence. Dans le même esprit, nous avons engagé une réflexion commune sur l’avenir du livre et sur l’évolution des médias.
Rendons à nos artistes, à nos écrivains, le goût et les moyens de composer et de créer chez l’autre, renouant ainsi avec la prestigieuse tradition européenne du voyage et de l’immersion. Et je propose la création à Berlin, à l’image de ce qui existe à Rome ou à Madrid, d’un lieu où nos créateurs, qui souhaitent chercher l’inspiration dans cette ville en plein renouveau, soient accueillis et trouvent les conditions propices à leur réflexion.
Nous devons cultiver cet esprit de dialogue entre nos peuples en favorisant l’apprentissage de nos langues respectives. Je voudrais, en saluant les membres du Bundesrat ici présents, féliciter tout particulièrement les autorités des Länder qui se sont engagées avec détermination dans cette voie et ont pris des décisions exemplaires. Pour notre part, nous veillerons à ce que la langue allemande garde son statut d’excellence et son rang parmi les toutes premières langues vivantes étrangères enseignées. ==> je vois pas du tout le raport avec Tronex
je vois pas du tout le raport avec Tronex => normal, y´en pas.... ![]()
normal yen a pas = des chocolats
des chocolats ===> ![]()
= médicaments