Ma mère à vécu dans une famille catho jusqu'au bout des ongles (ma tante continue encore de me parler de dieu, de la Bible, et tout le tsouin tsouin) elle s'est farci la messe tout les dimanches pendant 18 ans au moins, et pourtant elle est areligieuse. Mon père à grandit dans une famille de fervents pratiquants musulmans, encore aujourd'hui ma tante porte le voile intégrale et ma grand-mère fait la prière, mon père est pourtant areligieux lui aussi.
Ma grand-mère et mes deux tantes côté catholique ont essayé de nous emmener à la messe etc et ce pendant plus de 10 ans, avec des ave marias tout les soirs avant d'aller dormir. Verdict final ? Ma soeur et mon frère sont athées et moi agnostique.
On est plus au temps de l'obscurantisme religieux (majoritairement), ni même dans les années 30, ça a beau faire partie intégrante de notre vie, le net et les médias nous offre assez de moyens pour s'intéresser à des choses avec un minimum de curiosité. Et c'est là que ça diffère de l'Allégorie de la caverne.
Certes, ceux enchaînés n'ont jamais vécu autrement qu'enchaînés, ne savent pas qu'ils ne sont pas seuls, que les ombres qui se mouvent devant eux ne sont pas les objets en eux-mêmes et ils n'ont pas les moyens de découvrir les choses. Hors s'offre grâce aux moyens et conditions de vie de notre époque deux possibilités : celle de Platon, le philosophe monté vers cette éblouissante lumière, vers le savoir du monde extérieur qui redescendra peut-être (car tel est son devoir) dans la grotte pour montrer la vérité aux autres (même si y a l'hypothèse du refus par les caverneux, réfutation qui peut se faire violemment) ; ou celle du libre accès au savoir. Contrairement à l'époque de Socrate et de son disciple, le savoir est plus facile d'accès, entre les bibliothèques, les livres, l'enseignement qui s'est démocratisé et internet. Tous ces outils pouvant être utilisés à des fins pédagogiques, l'allégorie est loin derrière question portée épistémologique.
Je pense que la curiosité est inhérente à la possibilité d'apprendre, et rares sont les hommes à ne pas avoir cette soif de l'apprentissage, ou même à savoir résister à la curiosité.
(A que coucou petit pavé, tu as perdu tes parents ?)