L'heure qui suit, m'sieur-dames ("dames", genre
) est ni plus ni moins que ma dernière heure de chômage, cette bête impitoyable qui ronge hommes et bêtes... Dix mois ou presque qui s'achèvent comme ça, sur une heure, safébizarre.
Demain, je ne ferai plus partie de la france qui se lêve tard et râle sur les étrangers via Internet tout en se faisant arroser de pognon (ah non c'est vrai, j'ai jamais fait partie de celle-ci à la base, l'honneur est sauf
), et j'irai gagner mon pain le coeur vaillant et gonflé de fierté et d'enthousiasme, car la roue tourne pour tout le monde.
Dans un mois ou par là, je posterai la photo tempo-timbrée d'une bouteille de lait de jument, nectar maternel par excellence et désormais symbole de vie et d'abondance, comme preuve irréfutable de ma sortie du bourbier, si le si grand, si omniprésent, si omnipotent Tout-Puissant en charge de mes affaires là-haut, quel que puisse être son nom, m'aide à franchir la période d'essai du contrat, béni puisse t-il être, Amen.