Metal Gear est un jeux exquis. Ceci est indéniable. A vrai dire, il représente plutôt bien le jeu pour HardCore-Gamer. Pourtant, il convient de préciser que le jeu ne s’est pas aussi vendu qu’il n’y paraît, et que bon nombre de personnes qui comptent acheter MGS2 ne l’ont piteusement pas fait avec MGS1. Pourquoi ? D’abord, parce que
les moutons, qui représentent la masse de consommateurs potentiellement escroquables, étaient bien trop occupés avec des jeux tels que Tomb Raider dont les magazines vantaient le mérite sans vergogne. Ainsi, l’intérêt qui émane du jeu n’est certainement pas devenu l’égale du nombre de personne qui l’ont acheté. Au delà de l’action du jeu, se dégageait une profondeur dramatique propres aux jeux japonais, qui leur vaut à juste titre leur précellence sur les productions occidentales, dépourvues, elles, de tout charme, privées d’une essence envoûtante à jamais. Metal gear Solid 1 jouissait, en outre, d’un gameplay évident, et sa qualité graphique était de loin transcendante. Pourtant, force est de constater que plus d’un joueur a été captivé par ce jeu en dépit de ce qu’il pouvait penser de la playstation. MGS2 va t’il prendre le flambeau pour autant ? Non, car il est pathologiquement atteint par le syndrome Final Fanatsy d’occidentalisation. Le jeu s’est trompé de chemin dans sa recherche de l’excellence, suivant aveuglement a contre sens la voie actuellement prépondérante de la technique, au détriment du jeu, au détriment du contenue, mais juste pour la vaine apparence sur laquelle beaucoup succombe. D’ailleurs, combien sont ceux qui vont acheter le jeu pour la seule raison que les scènes pré-calculées dont on leur a seulement montrés sont plutôt belle ? MGS2 a complètement été américanisé. On assiste aujourd’hui a l’essor des jeux spectacles dans lequel on prend davantage de plaisir a regarder passivement qu’a jouer, contraire avec le but premier du jeu vidéo. Les références aux films américains qui y sont faites tiennent plus de la parodie involontaire qu’a l’hommage, et leur présence crétinisent plus un jeu qu’il n’améliore une œuvre qu’on commençait a qualifier d’art, mais qui en définitive ne fera qu’entretenir la pensée selon laquelle le jeu vidéo ne vaut pas plus que les films américains pour adolescent boutonneux. Tout ceci étant permis par le développement d’une nouvelle catégorie de joueurs dont la faiblesse est telle qu’on pourra bientôt leur faire acheter des jeux où ils seront non plus les acteurs mais de simples spectateurs en mal de sensation et d’épanouissement.
lak
joueur avant tout