Je suis passé à quelques centimètres de l’accident de ma vie aujourd’hui. Quelqu’un qui roulait trop fort à débouler en contre-sens sur ma voie après un virage (route détrempée), mes réflexes surhumains d’hardcore gamer m’ont permis de l’esquiver. Juste. Tout juste.
Cet évènement héroïque m’a plongé dans une profonde introspection. Et si ces 28 ans de gaming intense n’avaient été là que pour ça : me permettre de prolonger ma vie au-delà de 32 ans ? Si toutes ces expériences vidéoludiques n’avaient eu pour but que de me préparer à ce moment charnière où j’aurais pu passer de vie à trépas. Et ne dîtes pas « tu n’aurais pas été là à ce moment là dans ce virage là face à cette voiture là si tu n’avais pas été un aussi excellent joueur, tu peux pas changer un détail aussi important de ton existence sans bouleverser toute la chaîne d’évènements qui s’en suit ». Non, ne dîtes pas ça, car il est évident que c’était mon destin de m’y trouver, que c’était comme un rite de passage, un boss de fin de niveau m’attendant là pour décider si oui ou non, j’avais ce qu’il fallait pour continuer.
Et tout en continuant d’y penser, j’ai compris quelque chose d’essentiel. Qu’il fallait que je continue de jouer, pour continuer de survivre, car dans 5, 10, 20, 30 ans peut être, la même chose pourrait se reproduire. Et si à 64 ans, à 3 ans de la fin d’une carrière extrêmement fructueuse, presque prêt à profiter de mes immenses épargnes pour passer toute ma retraite un casque virtuel vissé sur le crâne et le dernier modèle de sexbot à mes côtés, la même chose se produisait ? La même épreuve, le même test…
Il faut que j’y sois préparé.
Non c'était le Joker.
Mais le PhysX de Catwoman il était très bien.
Priver les joueurs de leur liberté c'est jouer avec le feu.
Je clichéotrophise *
