Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
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ça pique
Ouais, y a vraiment des gros enculés ^^
Pas cool. ![]()
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A part ça, j'ai fini par acheter Heavy Weapon Atomic Tank, hier, pour 9,50 euros.
Je n'ai pas fait mon "pavé-avis-liste" sur Halo 4, mais je me dit qu'il faudrait que je refasse le jeu (en Normal) avant de le livrer (même si là je n'en ai pas spécialement envie, puis ces jours-ci, manque de temps et de motivation quand j'ai le temps.
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Je fais une immersion professionnelle dans une entreprise, pour voir un métier.
Et j'ai peur. Ca me paraît hors d'atteinte, trop compliqué, trop éprouvant, trop stressant pour moi. Mon "avenir", la suite de ma (sur)vie m'inquiète énormément. Ce sera de pire en pire chaque année, la situation ne peut pas s'améliorer, mais il est certain qu'elle se détériorera. Quel futur ? Me casser le cul dans un travail qui me détruit, pour cotiser pour une retraite de merde, qui sera repoussée ou supprimée d'ici là, et dont je ne profiterais pas de toute façon car vieux, fatigué et malade, dans un contexte plus précaire et misérable qu'aujourd'hui, une retraite qui sera simplement une longue agonie précédant mon décès.
J'imagine ce que serait ma vie dans 5 ou 10 ans, et j'en suis malade. Je me vois avec un boulot de merde, qui m'est désagréable, stressant, pénible, qui me rongera 5 jours sur 7. On ajoutera les déplacements et tous les autres moments sans réel plaisir : faire les courses, préparer à manger, remplir la paperasse, etc. - et encore j'ai la chance de ne pas avoir à tous les subir aujourd'hui - (puis l'été, tiens, faudra peut-être que j'aide mes parents pour des trucs, genre bosser dans leur jardin, bah ouais parce qu'il nécessite déjà plus d'entretien que ce qu'on lui accorde, alors j'ose pas imaginer quand ils ne seront plus en état, fallait réfléchir avant, mais bon si les humains réfléchissaient avant d'agir les gens ne feraient plus de gosses). Donc je serais heureux pendant quoi, une demi-journée par semaine ? Ah, non, parce que je repenserais au reste.
Ou peut-être n'aurais-je pas de boulot, être là à ne toujours pas savoir quoi faire, déprimé et écrasé par la pression sociale qui met le travail au centre de tout, être là à mendier pour des p'tits jobs à chier à droite à gauche, et à quitter les rarissimes qui voudront de moi après quelque temps parce qu'ils me seront insupportables.
Avec dans les 2 cas ce sentiment persistant d'être inadapté, anormal, de ne pas pouvoir être satisfait par l'existence, d'être né dans le mauvais monde, avec pourtant l'immonde certitude qu'il n'en existe pas de meilleur ailleurs.
Mais bon, je ne dirai pas ça à ma famille, ni à ma conseillère Pôle Emploi, ni à la personne qui avait fait mon bilan de compétences. C'est pas comme si je pouvais sainement partager mes ressentis avec ces personnes sans que ça n'empire.
Bienvenu dans le monde adulte. Mais rassure toi, l'esprit humain est capable à beaucoup d'adaptation.
+ un petit article pour toi: "Avec “The Witcher”, nous voulions traiter l’intelligence des joueurs avec respect"
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/05/18/avec-the-witcher-nous-voulions-traiter-l-intelligence-des-joueurs-avec-respect_4921736_4408996.html
Perche, tendre, toussa.
Mais bon, je ne dirai pas ça à ma famille, ni à ma conseillère Pôle Emploi, ni à la personne qui avait fait mon bilan de compétences. C'est pas comme si je pouvais sainement partager mes ressentis avec ces personnes sans que ça n'empire.
Tu risques de te heurter à leur incompréhension. A des phrases relativistes "ça pourrait être bien pire", fatalistes "c'est la vie" ou rationnelles "ce n'est pas si noir que ça".
En fait la plupart des gens voient tout simplement pas les choses comme toi je pense. D'où cette barrière que tu ressens à exprimer tes émotions.
Bon pour ma part, faute de mieux, j'opte pour le rationnel. Cet avenir qu'on t'arrache ne te sera jamais arraché totalement. A moins de faire 5 gosses et de voir ta femme mourir dans un accident, tu devrais trouver plus de temps libre que ça. Je me gère entièrement, je ne suis pas aux 35H (je peux faire des semaines à 50, quand vraiment j'ai pas de chance), et je joue 20-30H par semaine hors vacances plus tous mes autres passe-temps (surfer, blablater, regarder des séries, me branler, etc). Même si tu fais 5 gosses et que ta femme meure par la suite, peut être que tu tomberas amoureux de tes gosses et que tu n'auras pas l'impression de sacrifier ta vie à passer du temps avec eux. Et si tu rencontres jamais personne et fais jamais de gosse, et vit ta vie boulot/dodo dans ton coin, alors tu auras plein de temps libre.
J'aimerais te faire voir le bon côté de la vie comme je le vois. Je ne regrette même pas mon temps passé dans les rayons d'un supermarché pour remplir mon frigo ou mon temps consacré à nettoyer mon appart. Ou même mon temps au boulot. Parce que dans l'absolu j'ai un gros désir de vivre. C'est ce désir de vivre que je voudrais te transmettre. Mais je peux pas. Je peux seulement t'écrire des phrases vides de sens pour toi comme "ça pourrait être bien pire", "c'est la vie" et "ce n'est pas si noir que ça".
Fini Oceanhorn: Monster of Uncharted Seas (2015)
http://store.steampowered.com/app/339200
Petit Zelda-like peu ambitieux, proche des opus Nintendo DS.
+ Un genre vraiment très peu présent sur PC.
+ Une maniabilité au poil (bien que pas très subtile). C'est un portage de jeu mobile je crois, le taf est bien fait.
+ Une durée de vie très correcte, 15h30 pour le 100%. Juste ce qu'il faut.
+ Le prix (passe aussi souvent en bundle).
+/- C'est mignon, assez enchanteur... mais aussi rapidement ridicule.
+/- Les musiques... mais elles sont peu nombreuses et bouclent trop rapidement.
+/- On est pas pris par la main pour les énigmes et la progression... mais c'est tout de même très simple.
- Aucune originalité. Mais vraiment, aucune.
- La mise en scène. Je ne demande pas du Kubrick, mais un minimum quand même.
- Les boss, anecdotiques.
- L'histoire, complètement inutile.
- Camera parfois capricieuse.
- Pas mal de bugs. Beaucoup de mineurs, qui ne flinguent pas la progression, mais certains demandent tout de même de redémarrer le jeu.
C'est très sympa donc, et pour peu qu'on arrive à passer outre les défauts, c'est un bon petit jeu, d'un genre qu'on ne voit vraiment que trop rarement sur nos PC.
Supergounou
S'adapter ou s'éteindre.
Je dirais plutôt que les humains sont malléables, peuvent être asservis, dépossédés de leurs idéaux et grands espoirs, réduits à l'état de marionnettes, soumis à des conditions de vie avilissantes, et continuer à subir cela sans savoir pourquoi, peut-être même en évitant de se demander pourquoi ils le font.
Pour moi cette "adaptation" est une résignation, c'est un abandon de l'espoir d'une vie très plaisante, pour de la survie moyenne.
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J'ai lu l'article sur CD Projekt. Nan mais après je ne dis pas, c'est sûr qu'ils ont fait un travail incroyable, et c'est impressionnant de voir l'ascension très rapide et surtout relativement récente d'un studio comme ça (là où beaucoup d'autres développeurs connus le sont depuis longtemps, se sont établis il y a déjà des années et des années).
Oceanhorn: Monster of Uncharted Seas j'en avais vu quelques images et vidéos. Il me semblait me souvenir moi aussi que c'était un jeu pour mobile (j'ignorais qu'il existait sur PC).
Ca a l'air mignon. Après c'est clair que ça fait méga-pompé sur Zelda Wind Waker, c'en est abusé.
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Kriegor
J'aimerais énormément moi aussi que vous puissiez voir les choses comme je les vois. Disons, temporairement, pour que ça ne vous gêne pas trop. Mais pour que vous puissiez comprendre, et, pour un temps donné, partager mon ressenti. Et que je n'ai plus l'impression d'être seul à penser cela et réagir comme ça.
Pour moi cette "adaptation" est une résignation, c'est un abandon de l'espoir d'une vie très plaisante, pour de la survie moyenne.
Tout à fait. Si t'as une autre solution, balance avant septembre je te prie, avant que j'ai complètement vendu ma mère ^^
Et que je n'ai plus l'impression d'être seul à penser cela et réagir comme ça.
Rassure toi, tu es très loin d'être le seul à penser comme ça. Plus de la moitié de mes connaissances pensent comme toi, que ce soit IRL ou sur internet. Le soucis comme tu l'évoques, c'est que c'est assez "tabou" de dire ce genre de truc. Donc les gens s'en cachent, puis font comme moi, ils se résignent. Puis enseignent à leurs moutars dès le plus jeune age, que travailler, c'est pas si mal, parce qu'ils ont pas envie qu'ils en chient comme eux en ont chié, pour trouver une place dans la société. 'fin bref, je diverge.
S'ils pensent comme ça, permets-moi de considérer ça extrêmement con et salaud de leur part de faire des "moutards". Merde, si tu voies que la vie est fade, que le monde dans lequel on t'a mis est misérable, pour moi faut vraiment être un abruti fini pour à ton tour l'infliger quelqu'un d'autre. En plus la leur sera encore pire, la situation se dégrade au fil du temps, ça crève les yeux.
Et il n'y a pas d'autre solution.
Espérer crever vite, et jeune. Plutôt que de mourir très lentement et douloureusement, c'est à-dire vivre.
Faire/ne pas faire de gosses, beaucoup de philosophie là derrière. Je suis pas un assez bon orateur pour débattre de ce genre de truc, mais je pense que tu as complètement tort et que ta vision est malheureusement très étroite.
Espérer crever vite, et jeune. Plutôt que de mourir très lentement et douloureusement, c'est à-dire vivre.
Y a plein de bons trucs dans la vie, en dehors du boulot. La communication, l'art, la satisfactions des sens, etc... L'amour.
Oui puis les conditions de travail se sont améliorés au fil des siècles, et le temps de travail a été réduit. En France, on passe en moyenne 12% de sa vie au travail, c'est cool quand on y pense. Au début du XXeme siècle, c'était 40% et sous la 3eme république, 70%. Dire que la situation se dégrade au fil du temps... Je trouve pas du tout moi. Et même sans parler du travail, toutes les "corvées" de la vie quotidienne, de faire ses provisions, à se faire à manger, entretenir son logement ou même régler ses factures, on est de plus en plus assisté dans toutes ces tâches. Et on est de mieux en mieux servi. Hop j'achète toute ma bouffe au même endroit, c'est 1001 saveurs différentes qui me coûte par mois 20% de mon salaire (il y a un demi-siècle, c'était 50% pour manger fréquemment les mêmes aliments) et que j'ai même plus trop besoin de cuisiner. Mon petit robot aspirateur entretient mon logement, je gère mes comptes et papiers en quelques clics sur internet (qui n'a jamais entendu ses parents parler du temps qu'ils passaient à "faire les papiers"), y passe des achats en ligne qu'on me livre chez moi et tout. Et sans même parler du travail et des corvées, on a une palette de loisirs de plus en plus étendus, accessibles, et intéressants auxquels on ne cesse de consacrer de plus en plus de temps. C'est même devenu notre principale source de dépenses. Surtout avec Overwatch qui sort le 24.
Après est-ce que l'avenir sera encore plus beau, ça j'en sais rien. Mais rétrospectivement parlant, c'est la grande classe. Et je n'effleure là que les aspects les plus superficiels. Je ne parle pas de toute l'évolution dans les rapports sociaux qui font qu'un noir peut raisonnablement vivre une vie proche de son équivalent blanc, que je peux dire que je suis bi sans qu'on me tabasse (la plupart du temps), que les femmes peuvent prendre en main leur vie, que la plupart des gens d'une manière générale ont une opinion mieux construite et une bien plus grande culture. Et Overwatch sort dans 4 jours.
Cela ne nous dispense pas de continuer à rouspéter ou de vouloir encore mieux bien sûr, je ne veux pas que ça passe pour un discours "tout va bien, arrêtez de vous plaindre". Et puis c'est une opinion nombriliste qui ne parle que de la situation du français moyen. Il y a plein de gens qui souffrent. Non c'était juste pour dire que, aussi perfectible notre situation puisse être, on a bien avancé. J'aurais bien sûr été ravi de naître dans un lointain futur où j'aurais travaillé 2% de mes 400 années d'existence dans un confort absolu (si la planète ne nous a pas tous tué d'ici là). Au fond le plus gros mal être de notre époque, c'est devenu notre peur des lendemains qui déchantent, alors qu'on tournait autrefois nos espoirs (et nos prières) vers de meilleurs lendemains. Pourtant, après après après demain, y a Overwatch qui sort.
Supergounou
Je ne dis pas qu'il n'y a pas de plaisir dans la vie. Mais que les plaisirs ne sont selon moi pas assez intenses, durables et nombreux pour rivaliser avec les mauvais côtés de la vie. Que ce n'est pas "rentable" à mes yeux (et dans un monde où l'on recherche toujours la rentabilité la plus forte, je trouve cela affreusement ironique que l'existence même des gens ne soit pas suffisamment rentable à mon goût, sans qu'ils en aient l'air gênés).
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Kriegor
Oui, bien entendu, il y a eu des progrès au fil de l'histoire (tant mieux et encore heureux), je ne le nie pas.
Mais là, depuis plusieurs années, j'ai l'impression malheureusement qu'après avoir "atteint le sommet" du "progrés-confort-de-vie", on commence à régresser, que la courbe a stagné puis commence à diminuer.
L'exclusion a diminué sur certains fronts (tu les évoques), mais je pense qu'elle a gagné en terrain sur d'autres, le milieu professionnel en tête. Tu entends certains adultes te dire qu'à leur époque, tu quittais un boulot un jour, tu en trouvais un autre le lendemain (quand bien même ils grossissent le trait, je le crois volontiers que c'était beaucoup, beaucoup plus facile de trouver du boulot).
Au niveau de la quantité d'heures à bosser, oui ça a diminué (m'enfin j'ai peur des prochaines années), mais du côté de la qualité, ça a nettement baissé aussi, j'ai l'impression.
Je n'ai pas de statistiques formelles ou de résultats d'étude pour appuyer mes propos, mais j'ai la nette et désagréable impression qu'il y a plusieurs années, il y avait moins de dépressions, de déprimes chez les gens. On a même créé relativement récemment le terme "burnout", par exemple, pour les dépressions liées au travail. On invente de nouveaux types de souffrance, yeah ! Y'a même un côté monstrueux là-dedans, un tel nom, on dirait du marketing, on dirait vraiment qu'ils ont voulu donner un côté "cool" à la chose (et donc la minimiser grandement), en choisissant un nom anglais comme ça, plutôt que quelque chose de plus lugubre et triste à entendre, mais qui correspondrait beaucoup plus à ce dont il s'agit réellement (genre dépression aggravée du travail). Puis ça donne l'impression que c'est "normal", c'est bon, pas de quoi s'inquiéter, allez, circulez y'a rien à voir !
Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on a d'un côté tout plein de gens sans boulot, qui en ont marre, qui sont méprisés et pointés du doigts, qui subissent une pression de la société parce que, je le répète, on met le travail au centre de tout, et de l'autre des gens qui ont un boulot, et qui eux aussi en ont marre parce qu'on les presse comme des citrons jusqu'à ce qu'ils n'en puissent plus.
Encore une fois, sans remonter loin dans l'Histoire (sinon ce n'est plus vrai), j'ai l'impression qu'il y a plusieurs années, on était beaucoup moins dans cette optique "employer le moins de gens possible pour leur faire faire le plus de travail possible", et que les gens, même s'ils travaillaient davantage, subissaient beaucoup moins de pression au travail (et quand bien même, s'ils pouvaient en changer facilement, le problème était bien plus facilement réglé).
Maintenant, on monte les travailleurs contre les chômeurs, et ça fonctionne. Diviser pour mieux régner. C'est écoeurant.
Le travail est même mieux perçu que le bonheur, parce qu'un employé qui par son travail est stressé, anxieux, malheureux, c'est "banal" et normal, acceptable pour l'opinion publique, ce sera beaucoup mieux perçu et beaucoup moins choquant aux yeux de la majorité des gens qu'un chômeur heureux, satisfait, qui lui sera clairement mal vu, perçu comme un parasite, un profiteur, bah ouais, putain de gens heureux qui bossent pas, tout le monde sait que tout ce qui compte c'est la vie active, c'est le seul réel accomplissant digne de ce nom !
Tant pis pour le point Godwin, mais sans déconner si les nazis ne l'avaient pas fait, je suis certain qu'il y aurait eu un p*tain de politicien pour dire un jour dans un discours ou sur son programme que "le travail rend libre".
Mais là, depuis plusieurs années, j'ai l'impression malheureusement qu'après avoir "atteint le sommet" du "progrés-confort-de-vie", on commence à régresser, que la courbe a stagné puis commence à diminuer.
Pour moi on peut pas comparer sur des échelles de temps trop courtes. A toutes les époques, tu peux lire des textes de gens qui pensent que la vie devient de plus en plus dure mais c’est plus souvent des ressentis subjectifs empreints de nostalgie ou lié à un microcosme très bref lié à des circonstances exceptionnelles (style juste après une guerre).
Tu entends certains adultes te dire qu'à leur époque, tu quittais un boulot un jour, tu en trouvais un autre le lendemain
C’est aussi parce qu’on est devenu très soucieux de ce qu’on fait, ce qu’on veut faire, la façon dont on va les faire. Il y a embouteillage à certaines portes mais d’autres sont toujours grandes ouvertes. On n’est pas sur quelque chose d’explosif : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Taux-emploi-france-1975-2009.png?uselang=fr . A savoir que la ligne rouge qui s’écroule est essentiellement liée à l’allongement des études. Que les médias se vendent mieux en parlant de malheur que de bonheur. Et que les politiques se tapent dessus pour prendre le pouvoir et que pour une famille politique au pouvoir, tu en as 10 autres qui vont radoter et radoter que la France va de plus en plus mal pour que les gens ne veuillent plus de la famille en place.
A savoir aussi que ce qui compte c’est aussi l’évolution du PIB puisque nous vivons dans un pays solidaire et que l’important c’est pas tant combien ont du travail mais est-ce que ceux qui n’en ont pas sont décemment pourvus. Et pour ça il y a l’indice du seuil de pauvreté. Si on prend celui correspondant à 50% du salaire médian, on est passé de 15% dans les « glorieuses » années 70 à 8% dans nos années de merde où on trouve pas de travail. Et pourtant en 70, ce seuil était fixé à 400 € par mois, aujourd’hui il est à 823 (personne seule). Bon la vie devient plus chère aussi.
Là encore, je fournis des données statistiques mais je tiens à dire que bien que mon but ici est de montrer le côté optimiste des choses, je ne veux pas manquer de respect à tous ceux qui sont dans la pauvreté ou le malheur en général, ni minimiser leur nombre, ni prétendre que nous vivons dans une société parfaite. (je dis ça parce que je sais que je suis lu par des millions de personnes sur ce topic)
Je n'ai pas de statistiques formelles ou de résultats d'étude pour appuyer mes propos, mais j'ai la nette et désagréable impression qu'il y a plusieurs années, il y avait moins de dépressions, de déprimes chez les gens. On a même créé relativement récemment le terme "burnout", par exemple, pour les dépressions liées au travail.
Le fait qu’on se penche enfin sur un problème ne signifie pas qu’il était inexistant. Je vois plutôt comme positif le fait qu’on prenne enfin en considération des maladies comme la dépression ou des syndromes comme le burnout. Autrefois, une personne qui souffrait de dépression était incomprise, plus ou moins considérée comme tire au flanc ou casse couille selon les cas. Je dis pas que il y a pas encore beaucoup de ça maintenant, mais les mentalités évoluent peu à peu, et c’est reconnu à la fois médicalement et par l’état et permet donc des traitements, des aménagements, mais surtout, le plus important, de la prévention.
Bref non seulement avant ça n’était pas reconnu, mais on n’en parlait pas. Même ceux qui le vivaient. Et ça ne se limitait pas à la dépression.
Puis ça donne l'impression que c'est "normal", c'est bon, pas de quoi s'inquiéter, allez, circulez y'a rien à voir !
C’est mieux que les personnes qui en souffrent n’est pas l’impression d’être seuls au monde mais au contraire d’être des personnes normales, mais souffrantes, et qui doivent (re)prendre soin d’elles.
Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on a d'un côté tout plein de gens sans boulot, qui en ont marre, qui sont méprisés et pointés du doigts, qui subissent une pression de la société parce que, je le répète, on met le travail au centre de tout, et de l'autre des gens qui ont un boulot, et qui eux aussi en ont marre parce qu'on les presse comme des citrons jusqu'à ce qu'ils n'en puissent plus.
C’est notre nature de se plaindre. Moi-même je me plains constamment. Mais même les émirs doivent se plaindre souvent. Ca ne veut pas dire qu’on est malheureux. Objectivement les gens qui ont un boulot ne sont pas « pressés comme des citrons ». Une personne qui travaillerait 48H par semaine, aurait 2 semaines de vacances et travaillerait 50 années de sa vie et décèderait à 80 ans n’aurait quand même passé que 17% de sa vie à travailler. Et pendant les 50 années de sa vie « active », ce serait 27%. Il lui restait 73% de temps libre. Je veux bien qu’on dorme en moyenne 30% de notre vie, mais ça n’en laisse pas moins 40% du total. Je crois qu’on réalise pas.
Par exemple en ce moment j’aime bien la série Downtown Abbey (bon c’est pas non plus Game of Thrones), qui se passe dans les années 1910 – 1920 en Angleterre. Bon ben pas de congés payés, tout au plus une demi-journée par an, ta journée de travail commence au réveil et s’arrête une demi-heure avant de fermer les yeux.
Aujourd’hui le gars qui commencerait à travailler à la naissance 48H par semaine avec 2 semaines de congés par an et mourrait à l’aube de sa retraite passe presque 33% de moins de temps au travail qu’une personne sous la 4eme république et 62% de moins qu’une personne sous la 3eme. Calculs effectués avec la règle suivante :
https://youtu.be/8mSed9Du0kU?t=6m40s
Alors derrière il y a aussi les conditions, puisque certains considèrent qu’on fait aujourd’hui du travail plus intensif. Mais là encore ça balaie tellement de choses, du facteur qui n’arrête pas depuis le moment où il met un pied au travail au moment où il le quitte à la personne qui écrit sur le forum général de jvc pendant ses heures de boulot (non parce que j’en connais !). Ce qui a toujours été un peu le cas. Mais aujourd’hui, la pénibilité est de plus en plus prise en compte aussi.
Non là où notre rythme s’est accéléré c’est qu’avec l’éducation dont on a profité et tous les accès qu’on a à de nombreuses formes de plaisirs, nous sommes beaucoup plus frustrés de perdre du temps ou d’en manquer. On a jamais autant manqué de temps, il y a tellement à faire. Mais là c’est nous qui nous imposons ça. Celui dont le loisir préféré est de se poser sur un rockin chair dans son salon ou devant sa porte et de se détendre, ben il en a du temps pour se détendre.
Une question que j’aime bien me poser des fois c’est aurais-je vécu plus heureux roi de France à la Renaissance (avant qu’on leur coupe la tête quand même) ou là maintenant ma vie de personne lambda. Je pense que plein dirait « bah roi, tout le monde te sert, tout le monde t’admire, tu te tapes toutes les jouvencelles que tu veux » mais pour moi c’est pas si évident. Tu baises qui tu veux mais tu as si peu de fantasmes, tu te divertis autant que tu veux mais tu as si peu de divertissement, tu as tous les serviteurs que tu veux mais tu n’as personne à servir, tu as tous les instructeurs que tu veux mais tu restes dans l’obscurantisme, tu as toute la richesse que tu veux mais tu sais que les gens autour de toi vivent dans la misère. Et puis tout ce temps perdu en prière aussi. Tu as une espérance de vie plus courte, une santé plus précaire, et tu auras vu, goûté, écouté, profité de tellement moins de choses qu’aujourd’hui. Ca fait cher le plaisir d’être idolâtré. Puis en plus Overwatch, tu peux te le mettre dans le cul.
Maintenant, on monte les travailleurs contre les chômeurs, et ça fonctionne. Diviser pour mieux régner. C'est écoeurant.
Le travail est même mieux perçu que le bonheur, parce qu'un employé qui par son travail est stressé, anxieux, malheureux, c'est "banal" et normal, acceptable pour l'opinion publique, ce sera beaucoup mieux perçu et beaucoup moins choquant aux yeux de la majorité des gens qu'un chômeur heureux, satisfait, qui lui sera clairement mal vu, perçu comme un parasite, un profiteur, bah ouais, putain de gens heureux qui bossent pas, tout le monde sait que tout ce qui compte c'est la vie active, c'est le seul réel accomplissant digne de ce nom !
Y a des tensions sur ces sujets c’est clair. Qui sont alimentés par des faux calculs qui tendent à prouver qu’une personne sans travail vit comme un pacha ou que la norme chez les chômeurs est de sucer toutes les sources d’aide possible. Mais bon c’est le racisme du XXIeme siècle. Le noir qui monte aux arbres a été remplacé par l’arabe qui a 5 épouses officieuses lui reversant leurs aides de la caf. Mais c’est là aussi pour ça que je préfère regarder comment les choses ont évolué à l’échelle ne serait que du demi-siècle ou du siècle plutôt que depuis 2006 ou 2001… Parce qu’on constate pas de changement sur de si courtes périodes. Ou alors des impressions, des préjugés, des ressentis, des idées toutes faites, des extrapolations, des lapsus, des calambours, des astuces, des lectures de carambar…
Garde foi en l’avenir et n’ait pas peur de ton futur. Sinon tu vas passer à côté de ton présent.
Autrefois, une personne qui souffrait de dépression était incomprise, plus ou moins considérée comme tire au flanc ou casse couille selon les cas.
J'pense que tu peux enlever le "autrefois", parce que perso je me reconnais pas mal dans cette description (et on peut aussi enlever le "ou moins" puis remplacer le "ou" par "et"). Mais j'avoue que je suis sans doute flemmard. J'aime me reposer, j'aspire à la tranquillité, à être "peinard". Et mes loisirs se basent là-dessus.
Aujourd'hui on glorifie complètement la productivité, même en dehors du travail. Rester chez soi à glander devant un ordi, une télé, des BD (ou même des livres), houla c'est pas bien, non mais c'est quoi cet horrible mode de vie ?! Les gens qui vivent comme ça seront difficilement compris (et respectés).
Tu comprends, c'est pas productif, même hors travail, il faut partir en voyages, en week-ends quelque part, s'occuper de ses gosses, de son jardin, faire des travaux dans sa baraque, refaire la déco...
Et là je pense que tu seras d'accord avec moi là-dessus (tu me disais que ta famille n'était pas très compréhensive vis-à-vis de ta façon de rester chez toi pèpère tout seul).
Perso j'aime des loisirs "relaxants", "reposants" : jeu vidéo, ordi, BD (et éventuellement livres), musiques...
Et ces loisirs peuvent être considérés comme addictifs pour certains, pourtant à mes yeux ils sont moins contraignants que d'autres (car exigent moins de responsabilité, d'assiduité, de régularité, d'entretien). Arrêter des loisirs comme ceux qui me plaisent pendant un moment plus ou moins long, n'aura pas d'impact négatif du genre jardin dégueulasse et plein de mauvaises herbes, maison en désordre et en chantier, enfants mal élevés car on délaisse leur éducation, etc.
C’est mieux que les personnes qui en souffrent n’est pas l’impression d’être seuls au monde mais au contraire d’être des personnes normales, mais souffrantes, et qui doivent (re)prendre soin d’elles.
C'est pas dans ce sens-là que j'en parlais, y'a un côté "banalisation de la dépression" que je trouve malsain, tout comme le fait qu'on banalise la pauvreté, la famine, les atrocités commises aux 4 coins du monde... Ca apparaît "normal" dans le sens "bon, c'est comme ça, on s'en fout un peu et on ne va pas trop essayer de faire que ça s'arrange significativement à grande échelle". Une sorte de résignation là encore, d'acceptation de ces mauvaises choses et de désensibilisation des humains.
Et je reviens au mot "burnout", je sais on peut me dire qu'on s'en fout et qu'il ne s'agit que de mots, mais le terme me paraît trop "doux", là encore ça fait partie de la foule d'euphémismes qu'on peut faire sur toutes sortes de problèmes.
J'ai la sensation par exemple qu'on (les poilticiens, les médias, et donc peut-être un peu tout le monde) accorde beaucoup moins d'importance à des problèmes de société comme la dépression ou la pauvreté, qu'à l'insécurité et au crime, par exemple (alors que sans vouloir me lancer dans un immense débat assez inutile, je pense que ledit manque d'insécurité provient pour beaucoup justement d'autres problèmes qu'il faudrait chercher à traiter autant sinon davantage, couper le mal à la racine).
Moi-même je me plains constamment.
Je n'avais pas l'impression. Tu m'avais même déjà dit te satisfaire de peu.
Sinon avec tes explications, tu passes dans ce dont tu parlais hier, "des phrases relativistes "ça pourrait être bien pire" " (en l'occurence plus précisément "c'était pire").
Mais là c’est nous qui nous imposons ça
Les cadences de travail, c'est pas les employés qui se les imposent à eux-mêmes, certes ils peuvent se mettre de la pression, mais on leur en fout aussi (justement en profitant du chômage pour leur faire comprendre qu'on trouvera quelqu'un qui va plus vite et donc "perd moins de temps" qu'eux s'ils ne se bougent pas assez).
Pour l'exemple du roi de France, c'est délicat, oui tu as beaucoup, beaucoup moins de loisirs, de technologies, de choses à disposition, MAIS tu n'as pas subi un matraquage de pubs et autres médias qui te créent sans cesse de nouveaux besoins, de nouvelles envies, tu vois ?
Des gens peuvent vivre quelque part dans le monde avec beaucoup moins de confort, de possessions matérielles, d'accès à différentes formes d'art et de loisirs que nous, mais être plus heureux. Parce qu'ils n'auront peut-être pas ça, mais n'en auront pas non plus le besoin et l'envie dévorantes, car à l'abri du tapage vendeur qui te fait te sentir "incomplet" tant que tu n'as pas essayé tel nouveau truc.
des faux calculs qui tendent à prouver qu’une personne sans travail vit comme un pacha ou que la norme chez les chômeurs est de sucer toutes les sources d’aide possible. Mais bon c’est le racisme du XXIeme siècle. Le noir qui monte aux arbres a été remplacé par l’arabe qui a 5 épouses officieuses lui reversant leurs aides de la caf.
Mais là encore, j'ai du mal à trouver les gens intelligents et logiques sur ce plan là. S'ils veulent faire la chasse au gâchis d'argent et aux profiteurs (ok ça paraît noble dit comme ça), faudrait qu'ils se retirent les kilos de merde qu'ils ont dans les yeux, et qu'ils râlent d'abord et en priorité sur les politiciens et autres personnalités qui gagnent et/ou détournent des millions et des millions, des sommes aberrantes, plutôt que sur les gens qui touchent quelques milliers d'euros d'allocs.
Ils vont beaucoup plus souvent penser à et mépriser / suinter la haine envers 50 familles touchant des allocs qu'envers 1 seul politicien véreux qui va gagner autant que ces 50 familles. P*tain d'abrutis.
M'enfin la France ne doit pas être si raciste que ça, j'parie que ça ne dérange pas tous ces râleurs anti toucheurs-d'allocs quand un noir ou un arabe gagne des sommes exorbitantes et indécentes pour taper dans un ballon rond et cracher sur une pelouse, et qu'il se comporte comme un sale gosse pourri gâté.
Pourtant moi ce noir ou cet arabe honteusement fortunés me choquent beaucoup plus que des familles de noirs et d'arabes qui touchent des allocs.
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Bon, allez, changeons de sujet.
La spécificité du jeu vidéo par rapport à d'autres loisirs http://img-9gag-fun.9cache.com/photo/aA18Be2_700b_v1.jpg
Arsenal de différents films et jeux http://9gag.com/gag/aQ8W0Ww/what-will-you-pick
La logique des jeux vidéo http://9gag.com/gag/aDoKR5x/game-logic-in-nutshell-part-2
Un extrait d'Overwatch, je crois qu'il y a des amateurs ici http://9gag.com/gag/agVDQ2r
Une qui me plaît particulièrement, qui résume un peu mes pensées sur Captain America et Iron-Man http://img-9gag-fun.9cache.com/photo/a8MRYxO_700b_v1.jpg
Un demi mètre carré de lapins http://9gag.com/gag/ajAzX78
Je trouve la fille mignonne http://9gag.com/gag/aNn7oeG
Absurdité http://img-9gag-fun.9cache.com/photo/aydbEYV_460s_v1.jpg
"Pourquoi j'aime les grandes femmes" http://9gag.com/gag/a5dY0Eo/why-i-like-tall-women (y'a aussi une version qui s'arrête au sourire)
Je laisse tomber Knock-knock (2013)
http://store.steampowered.com/app/250380/
J'ai rien compris. On se promène dans une maison, de pièce en pièce, et on allume des lumières. Des fois on meurt. Et des fois, on sort de la maison, on se retrouve dans une forêt où on déambule au hasard jusqu'à retomber sur la maison.

Aujourd'hui on glorifie complètement la productivité, même en dehors du travail.
Non mais c’est important ça. C’est normal d’encourager la productivité. Tous les gens qui ne sont pas productifs ont tout intérêt à ce que soit « marketé » la productivité. Par exemple, je regarde une chronique comme Pause Process où le sympathique chroniqueur dit souvent « allez y, créez, c’est facile, vos créations sont les jeux de demain, tout ça, bla bla ». Et je me dis ça moi aussi : « Allez y, créez ». Ou sur les jeux avec éditeurs, mais j’encourage à fond les gens à faire des choses géniales sur Doom (qui a l’air vraiment sympa). J’encourage les gens à sortir des mods, des guides, des maps, même carrément des jeux. Ca me fait super plaisir d’en profiter après, en plus eux-mêmes le font pas sous la contrainte. Ils y portent un intérêt, qui peut être altruiste, passionné, financier, plein de choses.
Je vois pas le mal. Se sentir comme une merde parce qu’on a « rien fait », ça c’est mal. Bon déjà parce que techniquement, à part être un légume, on ne peut pas ne rien faire. Notre cerveau se divertit même pendant le sommeil… Ensuite parce qu’il n’y a rien d’anormal là-dedans. On est énormément à ne « rien faire » chaque seconde sur cette planète, et énormément de personne peuvent vivre une vie heureuse et épanouie même s’ils n’ont pas été productifs.
C'est pas dans ce sens-là que j'en parlais, y'a un côté "banalisation de la dépression" que je trouve malsain, tout comme le fait qu'on banalise la pauvreté, la famine, les atrocités commises aux 4 coins du monde...
Comme tout le malheur en général. Je vais passer mon week-end à m’amuser alors qu’il y a des gens qui souffrent, que je pourrais m’engager dans une assoc, et faire mille et une choses pour essayer d’améliorer les choses. On retombe sur la même discussion que pour la productivité. Certains vont consacrer leur vie à ça (enfin, plus souvent une petite partie de leur vie) et notre société doit encourager ces comportements. D’autres le feront jamais et ils vont faire abstraction. Tant qu’ils évitent de contribuer à ces maux. C’est comme ça.
Mais je vois pas en quoi de nommer un syndrome, d’en parler, de le considérer, d’en faire de la prévention, peut être une mauvaise chose. Ah c’est sûr tout le monde n’y pense pas H24, au contraire, tout au plus ça revient dans l’actualité quand des stats sont publiées à ce sujet, mais c’est toujours mieux que l’époque où on le taisait, où les gens qui le vivaient le cachaient, où rien, aucune étude, aucun rapport, ne parlait de ce qu’ils ressentaient, n’expliquait ce qu’ils traversaient, et où ils ne pouvaient se tourner vers personne pour les aider.
J’ai du mal à voir ce que tu espérais en fait. A par qu’on soit tous des acteurs sociaux de 1er plan.
Et je reviens au mot "burnout", je sais on peut me dire qu'on s'en fout et qu'il ne s'agit que de mots, mais le terme me paraît trop "doux"
Trop doux ?! C’est sacrément violent comme terme. C’est presqu’équivalent à dire mort !
J'ai la sensation par exemple qu'on (les poilticiens, les médias, et donc peut-être un peu tout le monde) accorde beaucoup moins d'importance à des problèmes de société comme la dépression ou la pauvreté, qu'à l'insécurité et au crime
Ca c’est vrai, mais c’est le signe d’une société qui se porte presque trop bien (et de notre nombrilisme). La peur la plus importante chez la majorité des occidentaux n’est plus d’être pauvre ou de déprimer mais de se faire cambrioler ou voler ou assassiner. Ca c’est quelque chose tu te dis ça peut te tomber dessus du jour au lendemain. Même si t’as des revenus décents et que tu es heureux dans la vie. Ce qui est un peu égoïste puisque dans le monde, et même qu’en France, il y a plus de monde qui meurt de dépression ou de pauvreté, et encore bien plus qui en souffre. Un problème qui touche 8% des français (la pauvreté) et 21% des français (la dépression) préoccupe moins qu’un problème qui a une toute petite chance de toucher 100% des français.
Je n'avais pas l'impression. Tu m'avais même déjà dit te satisfaire de peu.
Oui, mais je me plains constamment. Que le téléphone n’arrête pas de sonner, que les clients sont jamais contents, que je n’arrive pas à suivre tous les mails que je reçois, que je vais encore finir à 22H, que mon frigo est vide, qu’il y a encore des bouchons sur l’axe principal, que j’ai pas le temps de profiter de mon dernier jeu etc etc… Alors que j’ai énormément de temps, mon boulot est loin d’être si chiant que ça, que mon frigo se vide à une vitesse raisonnable, que je vis dans une ville peu embouteillée et que j’ai encore passé toute la soirée à jouer à ce jeu préféré… Il y a le ressenti sur le moment et la réalité.
Sinon avec tes explications, tu passes dans ce dont tu parlais hier, "des phrases relativistes "ça pourrait être bien pire" " (en l'occurence plus précisément "c'était pire").
C’est pour ça que j’ai préféré te prévenir, d’autant que tu dois avoir l’habitude.
Les cadences de travail, c'est pas les employés qui se les imposent à eux-mêmes, certes ils peuvent se mettre de la pression, mais on leur en fout aussi
Tout ce que je dis c’est qu’on est très très loin de crouler sous le travail. On a tendance à l’oublier. Mais côté conditions de travail, les choses se sont aussi améliorées, en termes d’aménagement du temps de travail, de règlementations d’audits des CARSAT et des médecines de travail, et s’il existe des emplois de merde et des employeurs abusifs, ce n’est pas la norme. Je connais beaucoup de personnes dans mon entourage qui se plaignent mais personne qui subissent des conditions abusives. On revient à ce que je disais plus haut. On se plaint constamment, ça ne reflète pas forcément la réalité des choses. Après la pression, le stress, ce sont des facteurs réels, mais qui sont tellement liés à notre nature humaine que la solution pour les éliminer, elle n’est vraiment pas d’actualité. Il faudrait un boulot à vie, sans objectif, ni directive, ni responsabilité…
Pour l'exemple du roi de France, c'est délicat, oui tu as beaucoup, beaucoup moins de loisirs, de technologies, de choses à disposition, MAIS tu n'as pas subi un matraquage de pubs et autres médias qui te créent sans cesse de nouveaux besoins, de nouvelles envies, tu vois ?
C’est une question purement rhétorique. Evidemment que je n’aurais pas manqué de tout ça en étant roi. J’aurais été dans l’ignorance. Mais je sais, puisque je me positionne avec mon vécu d’homme du XXIe siècle, que ma vie aurait été moins riche de tout ça. Par rapport à ma vie de maintenant. L’idéal serait quand même de pouvoir vivre les deux vies pour comparer, vu que ma vision de la vie d’un roi de France pendant la renaissance est probablement bien éloignée de la réalité.
Des gens peuvent vivre quelque part dans le monde avec beaucoup moins de confort, de possessions matérielles, d'accès à différentes formes d'art et de loisirs que nous, mais être plus heureux. Parce qu'ils n'auront peut-être pas ça, mais n'en auront pas non plus le besoin et l'envie dévorantes, car à l'abri du tapage vendeur qui te fait te sentir "incomplet" tant que tu n'as pas essayé tel nouveau truc.
Oui mais pour autant, tu vas pas forcément envier la personne qui va manger la même bouillasse tous les jours et mourir tordue à 50 ans après une vie passée à casser des cailloux dans le froid, même si elle n’était pas triste ni déprimée puisqu’elle n’avait reçu aucune éducation et n’avait aucune idée de comment les choses se faisaient dans le reste du monde.
La spécificité du jeu vidéo par rapport à d'autres loisirs http://img-9gag-fun.9cache.com/photo/aA18Be2_700b_v1.jpg
Après même le joueur qui aime les challenges les plus bas possible, si quand il meurt il continue d’avancer dans l’aventure, il va pas trop aimer ça. Perdre et gagner sont les deux facettes de tout ce qu’on met dans la catégorie jeu. Qu’il s’agisse de cartes, de jeux de société, de sport, de jv etc.
Arsenal de différents films et jeux http://9gag.com/gag/aQ8W0Ww/what-will-you-pick
Je prends Needle.
Un extrait d'Overwatch, je crois qu'il y a des amateurs ici http://9gag.com/gag/agVDQ2r
C’est très facile à contrer. Symmetra, Winston et Bastion en particulier explosent ce genre de formation.
Une qui me plaît particulièrement, qui résume un peu mes pensées sur Captain America et Iron-Man http://img-9gag-fun.9cache.com/photo/a8MRYxO_700b_v1.jpg
Les gens aiment l’humour de Stark. Je suis pas sûr qu’ils considèrent qu’il ait un meilleur fond que Captain. Pas du tout sûr.
J'ai rien compris.
Chaque nuit, il faut que tu restes sain d’esprit jusqu’au matin. C’est un jeu d’observation : regarde, soit à l’écoute de ton environnement et essaie de comprendre ce qui se passe et pourquoi la créature est là. Sans vouloir t’en dire trop, tout ce qui se produit peut être expliqué, il faut juste que tu trouves la clé de tout ça.
Vous voulez passer le même week-end que Kriegor? Cliquez sur ce lien et patientez jusqu'à la fin du compte à rebours : http://onlywat.ch/ ^^
Me suis tapé le premier boss de Saly & Sanctuary (first try!
) pour le moment je suis complètement emballé.