Je me suis posé une question essentielle la nuit dernière, que je vais vous donner sous la forme d'un exemple.Ceci n'est pas une incitation au piratage ou l'illégalité, juste un petit constat.
Un bande de 10 amis dont chaque ami souhaite acquérir dix jeux vidéo nouvellement sorties. Chacun achète les jeux, soit 100 jeux vendus, et ils y jouent.
Autre cas de figure, chacun achète un jeu et le prête à ses amis, donc au total 10 jeux achetés mais chaque ami à joué à tous les jeux auxquels ils voulaient jouer.
Dernier cas de figure, tout le monde télécharge, et personne n'achète, donc pas de jeux vendus.
Sur ces cas de figure, seul un seul parait répréhensible, le cas du téléchargement illégal.Et pourtant si on y regarde bien, même le second cas de figure est illégal. Je me suis donc demandé si les joueurs qui s'indignent contre le téléchargement illégal prêtaient leurs jeux vidéo. Et donc, quelle légitimité ont-il alors?
Poussons le raisonnement plus loin. Télécharger un jeu n'est-il pas l'emprunter à quelqu'un? Donc, que je télécharge ou que j'emprunte le jeu à quelqu'un, le geste est identique car que je possède un support physique ou numérisé, le jeu que j'ai entre les mains a été acheté à la base.
Objectons que le prêt reste restreint dans un cadre bien défini de l'amitié et de la connaissance, et que le téléchargement permet à une large part de consommateurs de s'affranchir de l'achat.
Mais peut-on considérer que le prêt et le téléchargement représente un problème identique, dans l'essence du geste, et non pas dans la portée économique que cela suscite?
La question reste ouverte.
Bien à vous.
Zhygh