personnellement je pense, un peu à la manière se skywalski, qu´il y a malgré tout, quelque chose de profondément humain dans cette situation...
Un processus d´auto-satifaction pour se rassurer d´avoir investi dans la machine rêvée ? qui participerait également d´un besoin de se rassurer par rapport à un investissement conséquent (certes c´est pas une baraque non plus m´opposera-t-on) et devant une éventuelle frustration de ne pouvoir accéder à l´ensemble de l´offre du marché ?
Un peu de tout ça selon moi...Reste que si ces sentiments restent en effet profondément humains, il n´en demeure pas moins que la manière dont ils sont exprimés laisse parfois à désirer et donne raison à Patrick Le Lay quand il parle de temps de cerveau disponible et je m´explique sur ce point...
Les budgets marketing investis dans le secteur ludique sont colossaux aujourd´hui, aussi quel est le vecteur le plus efficace pour faire passer un message sinon le consommateur lui même, d´autant plus qu´il ne coûte rien à l´industrie en question... Quel meilleure pression marchande que celle d´un groupe de gamins dans une cour de récré qui en fustige certains autres parce qu´ils ne possèdent pas "the machine to have" et qu´ils sont tous des nuls euh ?!
C´est donc une merveille de marketing, savamment orchestrée, qui permet aux éditeurs d´une part de fidéliser une clientèle et d´autre part de convaincre une frange de gens réticents ou non intéressés à la base mais influençables et soumis à une certaine pression de l´environnement direct. Quel meilleur exemple que la citation de ken kutaragi quand il affirmait que "la nouvelle génération c´est nous" ?
Certes implicite, la critique directe des autres acteurs, et donc par analogie de ses acheteurs est directement posée et instituée en règle...
Derrière, il suffit de peu de temps de cerveau disponible pour suivre de manière dogmatique ce discours simpliste pour se persuader d´être le nouvel élu vidéoludique, celui qui possède la vérité sur la qualité de son achat, de là à en faire ensuite une propagande suivie, oubliant qu´à part un nom sur un bout de plastique, le jeu doit rester un divertissement, et non un dogme...