.Un avis, ce Burton est en dessous de tout, et ce n'est plus qu'un divertissement de studio hollywoodien.
Qui aurait cru il y a encore quinze ans que le père d'Edward aux mains d'argent se renierait avec un conte tirant vers l'heroic fantasy sage et consensuelle?
Plus que mineur, ce Alice aux Pays des Merveilles désappointe. Tim Burton, y es-tu vraiment ?
Non.
Oui, moi c'est bien un Burton que j'allais voir et d'ailleurs heureusement qu'il y a 2/3 touches (si peu) de lui dedans; sinon autant aller voir les Transformers..
Ah et je ne parles même pas de l'inutilité flagrante de la 3D stéréoscopique (ceux critiquant pour cela Avatar devraient jeter un coup œil de ce côté pour réviser leur opinion), ou pire; de l'indécence du racolage fait sciemment à l'attention du marché asiatique.
Pour être clair ça fait sacrément Heroic Fantasy.
Car il faut se rappeler quand même pour les cinéphiles; que Disney autrefois lui a fermé ses portes a Burton parce qu'il possédait un univers en contradiction avec ses valeurs familiales.
N'oublions pas qu'effrayé par les éventuelles retombées négatives de la noirceur de "L'Etrange Noël de Monsieur Jack" pour l'image de la société, Michael Eisner sortit le film sous la bannière Touchstone, et cela constitue donc un paradoxe artistique troublant.
Suffisamment pour se demander s'il n'y aurait pas anguille sous roche concernant ce "Alice aux Pays des Merveilles"..
Impression bien malheureusement confirmée, hormis le "bon" moment que l'on passe a la projection; par de très nombreux fans/critiques.
Mais bon, par contre, si on occulte volontairement le nom de Burton du générique, il devient plus aisé « d'apprécier » cette débauche d'effets graphiques , d'ailleurs partiellement sauvé des eaux par l'entrain des comédiens.
Voili voilou, et je précise que je ne veux blesser personne la dessus, je suis juste un peu colère vis vis du père Tim.