"je disais qu'il valait mieux consacrer de l'argent a restaurer un monument historique que de le donner aux associations caritatives
"
D'un certain côté on est sûr de l'utilisation finale.
Avec les associations caritatives, tu n'es certain de rien.... tu n'as aucun recours pour savoir précisément ce que l'on fait de tes dons.
De plus en ce qui concerne l'achat de nourriture, cela permet à de grosses compagnies argro alimentaires, qui récupèrent les marchés, d'écouler les restes, ce qu'elles n'arrivent pas à vendre sur le circuit normal.
Il en va de même pour les grosses boites pharmaceutiques, qui peuvent dégager quelques médocs en rabe, certains dépassés d'autres jamais testés
(les pays nécessiteux offrent un réservoir de cobayes intéressants)...
Le tout, payé en espèces sonnantes et trébuchantes, par la bonne poire qui se donne bonne conscience en accomplissant ce "geste" (engraissant au passage quelques grosses multinationales).
De plus il n'est pas rare que sous couvert d'actions "humanitaires", l'on fasse passer des armes sous le manteau.... (Guerre du Biafra il me semble mais cela reste à vérifier).
Si l'on s'attache plus particulièrement à la nature des associations caritatives, qu'elles soient à visée humanitaire ou au niveau du financement de recherches scientifiques, le procédé est éminemment contestable, car on décharge l'état de ses responsabilités.
Ce n'est pas au contribuable de financer les associations caritatives par des dons. C'est à l'État de le faire.
On paie des impôt, une partie devrait être allouée à ce genre de pratiques.
Le problème, c'est qu'en acceptant de financer nous mêmes ces systèmes, on cautionne cette organisation déplorable, on cautionne cette fuite des responsabilités de l'État.
Et comme la machine tourne, tout le monde s'en fout.
En tout état de cause, la charité ne résout pas les problèmes, l'histoire nous l'aura prouvé, mais elle permet de juguler les tensions en étouffant les velléités révolutionnaires.
En bref, on te maintient la tête hors de l'eau juste ce qu'il faut pour que tu ne te rebelles pas.
Comme le dirait André Comte Sponville la charité ne peut remplacer une politique efficace.
Voilà pourquoi je suis fermement opposés à ces associations caritatives, c'est la consécration de l'hypocrisie.
Tout comme ce FMI, qui prête un peu d'argent aux états nécessiteux, sous condition bien entendu, que lesdits états vendent une partie de leurs services publics (l'eau, les transports, l'électricité) à quelques multinationales, qui prennent ainsi le contrôle absolu du pays.