Dans chapitre 2
-- " Je n´aime pas les jeux vidéo actuels. La majorité de la production est trop violente et ne concerne qu´une toute petite partie de la population, les adolescents" Nolan Bushnell ( celui qui à commercialisé Pong)
-- " Je n´ai jamais prévu une telle croissance. Si on m´avait dit qu´un jour cette industrie serait plus forte que tous les studios de Hoolywood combinés, j´aurais pris une telle prédiction pour de la pure utopie" Nolan Bushnell
-- A propos d´Atari :
Très vite, la musique hard rock résonne à fond dans l´atelier où l´on fume des substances illicites, avec la bénédiction de Bushnell, lui-même porté sur l´alcool.
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Atari abrite une faune composée pour l´essentiel d´adolescents d´allure hippie, portant tee-shirts et jeans. Ils peuvent arriver au bureau à n´importe quelle heure ; certains ne venant que le soir pour repartir au petit matin, tandis que d´autres deneurent sur place plusieurs jours d´affilée. Bushnell, non conformiste, a fait installer un jacuzzi dans les locaux afin de faciliter les réunions de réflexion avec ses ingénieurs, marijuana et alcool étant " recommandés" pour permettre le jaillissement des idées. Totalement jors norme, Atari gère un fond pour les grossesses non désirées et un autre pour payer la caution d´employés arrêtés pour possession d´herbe.
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Avec le départ de Bushnell, Atari s´autorise des flirts que n´aurait pas tolérés le fondateur. Lorsque l´armée américaine lui demande d´adapter le jeu Battlezone selon des spécifications qui vont permettre de l´utiliser dans l´entraînement des soldats, Ray Kassar accepte sans hésiter de signer le contrat de 30´000 dollars. Le programmeur de Battlezone, Ed Rotberg se voit contraint d´effectuer l´adaptation. Une fois sa mission achevée, il quitte Atari, écoeuré.
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Lancé à la fin de 1979, Asteroids met l´entreprise en émoi. ( ...) Le lancement dépasse toutes les prévisions : Atari vend 70´000 bornes d´arcades Asteroids. En une année ce seul jeu rapporte davantage que le plus grand succès cinématographique ( Autant en emporte le vent) en quarte décennies, soit près de 800 millions de dollars.
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Pourtant, Atari souffre d´une gestion incohérente et doit une partie de son expansion à de bénéfiques hasards. Joe Robbins, qui préside la division des jeux d´arcades, s´est rendu au Japon afin de négocier un conflit juridique avec l´éditeur Namco. Résolus à régler l´affaire à l´amiable, les avocats de Namco ont éxigé qu´Atari achète la licence d´un nouveau jeu, intitulé Pac-Man. Robbins a accepté le marché. A son retour en Californie, il reçut un savon mémorable de la part de Ray Kassar, furieux que Robbins ait conclu l´affaire sans le consulter. Le président d´Atari ignore alors que la courageuse décision de son subordonné va se traduire par la plus forte vente de cartouches d´Atari.
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Peu avant la crise ( de 1983), la direction d´Atari est contactée par une société japonaise du nom de Nintendo. Celle-ci propose à Ray Kassar de prendre en charge la distribution d´une nouvelle console, la NES. Pour Hiroshi Yamauchi, président de Nintendo, l´entreprise qui vend la VCS 2600 ( une console) serait idéale pour superviser un lancement mondial.
Dans un rare accès de cécité, Kassar ferme la porte à Nintendo sans se douter un seul instant qu´Atari vient de perdre l´ultime carte qui aurait pu la sauver.
-- A propos de Pac-Man :
Lorsqu´il est entré chez Namco en 1977 ( il avait alors 22 ans) Iwatani ( créateur de Pac-Man) était un artiste autodidacte sans aucune connaissance des ordinateurs. Un jour, alors qu´il se trouvait au restaurant, Iwatani a commandé une pizza. Il en a découpé un morceau et a remarqué que la forme était plutôt amusante. Ce modèle a donné naissance à ce drôle de personnage qu´est Pac-Man. Son activité essentielle consiste à dévorer la nourriture qu´il trouve sur son chemin. Tandis qu´il avance, il ouvre et ferme la bouche. Un mot d´argot japonais désigne un tel mouvement : " paku paku". Le personnage a donc été appelé Pac-Man.
A suivre...