Vu sur Cafzone, lui même pompé sur JeuxVideo.com, un article terriblement intéressant sur Alain Le Guirec, développeur de jeux video chez Cryo qui stoppe son activité dans l´industrie des jeux videos suite à un ras le bol général.
En gros : la France fait des jeux moyen et baclés à cause de faiblesse des délais impartis et des concessions faites par les créatifs et selon lui, que cette situation n´est pas prête de changer.
Libé enfonce le clou avec un article sur la crise de l´industrie du jeu vidéo francais. Les principaux acteurs du secteur vont faire un tour à Matignon début novembre pour tenter de trouver une solution avec Jean- Pierre Raffarin.
Ils aborderont le problème du statut du jeu vidéo qui, contrairement au cinéma ou à la musique n´est pas considéré comme une activité culturelle mais comme une pure fabrication logicielle. Du coup, aucune subvention du genre de celles dont bénéficie le cinéma ni même le droit d´être mentionné à la télé, ceci étant ramené à une simple publicité selon l´interprétation du CSA.
On y apprend également que la taxe sur les CD vierges, justifiée par le piratage des oeuvres protégées par droits d´auteur, ne bénéficie pas aux éditieurs, qui n´en avaient pas voulus (!) lors de son instauration. Cela aurait en effet signifié leur reconnaissance des droits d´auteurs des artistes des jeux vidéos et devoir ainsi partager le gateau avec eux. Mais maintenant que le gateau se réduit à une peau de chagrin, ils font moins la fine bouche. Ils vont donc en réclamer une part en novembre.
Mais attendez ce n´est pas fini ! Pendant ce temps là, Lionel Lucas député UMP des Alpes-Maritimes dépose une proposition de loi pour réglementer les jeux vidéos :
quote:
Les jeux vidéos (CD-Rom ou autres), cruels, violents ou dégradants doivent obligatoirement être assujettis à une commission consultative pour réaliser leur classement spécifique (par exemple "V" pour les jeux violents
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3416--295418-,00.html