La réalité c'est que l'Armée n'a jamais cessé d'avoir le pouvoir en Egypte. Cet organe est le pilier de la structure étatique qu'est la Syrie, ce qui n'engendre pas des conditions propices pour l'établissement à long terme d'une démocratie.
La Révolution de 2011 n'a pas tourné au bain de sang car l'Armée a poussé Moubarak à la démission, elle a compris qu'il était indispensable de faire des concessions.
Ainsi Mohammed Morsi fût le premier chef d'état égyptien issu de la société civile. Al-Sisi fait parti du gouvernement afin d'illustrer d'une part le soutien de l'armée, mais c'est également un avertissement, une sorte d'épée de Damoclès qui pèse sur Morsi, l'Armée est là.
Sauf que Morsi a commencé à implanter des membres des frères musulmans dans les hautes sphères de l'Etat, l'Armée a senti qu'elle risquait de perdre la mainmise sur l'Etat Egyptien (comme l'armée turque à la fin du XXs en fait).
L'Armée a chassé Morsi et les frères musulmans, avant de propulser Al-Sisi au pouvoir, en prétextant d'un appel à la revendication populaire.
Le simulacre que fût l'élection présidentiel a mis fin au mythe de la légitimité populaire d'Al-Sisi.
Après pour nuancer, le bilan du court règne de Morsi est assez pathétique, et s'est aliéné une grande partie du peuple égyptien.
Mais dire aujourd'hui que l'Egypte est une démocratie c'est vraiment être aveugle ou ne rien connaitre de la situation égyptienne.