Argenteuil. La police a découvert mercredi deux cadavres, dont l’un sans tête. Un homme a été arrêté.
«Stupéfaction»,«incrédulité»,«effroi». A chaque fait divers sanglant, les mêmes réactions horrifiées. Le double meurtre commis dans la nuit de mardi à mercredi à Argenteuil, dans le Val-d’Oise, n’échappe pas à la règle. D’autant que le mode opératoire utilisé, la décapitation, est rare.
Trottoir.Vers 3 h 30 du matin, un voisin signale aux policiers une «violente dispute» au quatrième étage d’un immeuble de cette commune de plus de 100 000 habitants, où trois hommes vivent en colocation. En lieu de pugilat, les forces de l’ordre tombent sur une spectaculaire scène de crime. Un premier homme, prénommé Alexandre, la petite trentaine, agonise sur le trottoir, «à l’aplomb des fenêtres de l’appartement», dixit le procureur de la République de Pontoise, Yves Jannier. Il porte une plaie ouverte au niveau du cou et plusieurs plaies «de défense» sur les mains. Selon le magistrat, la victime a tenté de parler aux policiers, mais a succombé à ses blessures juste avant l’arrivée des secours. La suite se passe dans la cuisine de l’appartement. Un autre homme gît, décapité. Il s’appelait Lionel. «La scène était une véritable vision d’horreur. C’était très ensanglanté», témoigne un limier de la police judiciaire de Versailles, à qui l’enquête a été confiée.
http://www.liberation.fr/societe/2014/08/27/le-coloc-retrouve-decapite-dans-la-cuisine_1088276
"il ne parle pas bien français. En effet, les policiers indiquent que les trois hommes sont issus «de la communauté antillaise anglophone»"