Qui sème le vent récolte la tempête
PAR LE MONDE DIPLOMATIQUE
Autant l’affaire de la synagogue de la rue de la Roquette, le 13 juillet, était, toutes les vidéos en témoignent, une provocation montée de toutes pièces par la Ligue de défense juive (LDJ), autant les affrontements de Sarcelles, le 20, ne sauraient être réduits à ces agissements.
Nous sommes certes loin des « pogroms » évoqués par Rober Cukierman, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).
Mais le jet de cocktails Molotov contre une synagogue et l’incendie d’un magasin tenu par un Juif n’en constituent pas moins des actes graves, surtout dans une ville caractérisée par la coexistence de populations juives et musulmanes massives.
La plus lourde revient évidemment au gouvernement israélien. Le seul nombre des victimes — plus de trente-et-un Israéliens, presque tous soldats, et plus de six cent trente-neuf Palestiniens, en majorité civils — en dit long sur le cortège de crimes de guerre et contre l’humanité perpétrés par l’armée israélienne. Comment imaginer que la vision quotidienne de femmes et d’enfants tués ou blessés n’ait pas d’effet sur l’image que l’opinion publique se fait des Juifs ? Certes, il est absurde de confondre israélien et juif. Mais que fait Benyamin Netanyahou lorsqu’il répète qu’Israël est « l’Etat du peuple juif » et exige qu’il soit reconnu comme tel ?
Cet amalgame est renforcé par l'attitude du conseil des juifs
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