Avec mes yeux de merlan frit les sardines veulent pas de moi. Voilà pourquoi j'en ai plein dans un bocal dans un meuble. Elles auraient dû me dire oui, c'est de leur faute si elles sont comme ça maintenant, de leur faute t'entends ? T'entends ? Je voulais pas, j'voulais juste les aimer, tout s'est passé si vite, j'ai commencé avec une puis deux, c'est devenu mon horrible secret, je suis un serial killer de sardines. Des fois je les déguise, évidemment elles bougent pas et ont la mort dans les yeux, mais c'est pas grave, ça émoustille mon esprit malsain et perverti par Hollywood, comme dans le silence des agneaux mon fantasme c'est de me faire une tenue faite en peau de sardines. Mais comme elles sont petites ça prend du temps. Je pense arriver à me faire des mitaines d'ici cinq ou six bocaux supplémentaire, mais chut, ça doit rester entre nous.
