Mauvais chiffres de croissance : mais où le gouvernement trouvera-t-il l'argent pour son programme ?
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Marc Touati :
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Il s’agit donc d’une fuite en avant qui correspond aux politiques menées depuis plus de 25 ans du fait de notre manque de culture économique : nous augmentons les dépenses publiques en payant la facture par une augmentation des impôts qui vient casser à la fois notre crédibilité et notre compétitivité. Il faut donc une prise de conscience.
Au cours de sa campagne, le candidat socialiste misait avant tout sur la croissance. Si celle-ci n’est plus au rendez-vous, son programme n’est-il pas remis en cause en tant que Président ?
Je pense que nous n’avons plus le choix. Vu que la croissance n’est pas là, nous ne pouvons plus appliquer les promesses du candidat Hollande. Bien qu’efficaces à court terme, elles se traduiront par une facture plus élevée à long terme. François Hollande devra très vite revenir à la réalité. Il a fallu deux ans pour que Mitterrand revienne à la réalité après son élection. Aujourd’hui, en 2012, cela ne prendrait que trois mois. En effet, en 1981, la dette publique était de 20% du PIB et détenue à 80% par des investisseurs français alors qu’aujourd’hui celle-ci est de 90% du PIB, les deux tiers étant détenus par des investisseurs étrangers.
http://www.atlantico.fr/decryptage/mauvais-chiffres-croissance-francois-hollande-va-devoir-revoir-programme-marc-touati-375636.html