"Si tu en étais vraiment au M1, tu comprendrais vraiment ce que j'écris. L'appel ne concerne que les faits (ça c'est du niveau de la L1), donc admets-tu qu'il faille établir une forme de recours ne concernant que la peine en elle-même et non la culpabilité de l'accusé ?"
Je l'ai eu le M1, j'y tiens
(et avec mention en plus
Après relecture de ton post je viens en effet de comprendre, vois-tu il y a un principe dans notre droit pénal qui est la personnalisation des peines et qui s'oppose à la fixité des peines. La personnalisation des peines est ce truc fabuleux qui permet au juge en premier instance (comme en appel mais nous y reviendrons) de mettre la peine qu'il veut à l'accusé sans toutefois dépassé le quantum légal prévu pas la loi.
Petit exemple, l'homicide volontaire (en un autre terme "meurtre" ou dans sa forme exceptionnelle "assassinat" quand il y a préméditation) est un crime puni de 30 ans de réclusion ou réclusion criminelle à perpétuité (si il y a préméditation il va s'en dire) mais grâce à ce fabuleux principe de la personnalisation des peines les jurys prononcent en moyenne 10 ans de réclusion criminelle (source http://prison.eu.org/spip.php?article9272 ).
Donc dans le cas ou crime serait passible de la peine de mort, un jury pourrait bien entendu se prononcer pour cette peine mais aussi pour la réclusion criminelle à perpétuité ou 30 ans ou 15 ans de prison en s'en fout.
Pour la procédure d'appel, l'effet serait suspensif (donc pas d'exécution de peine capitale) mais aussi dévolutif on rejuge l'affaire dans sa forme mais aussi sur le fond, qui dit nouveau jugement dit nouvelle peine (sans toutefois être plus sévère quoi que tu me diras qu'on peut pas faire pire que la PDM) et donc une peine de mort prononcée en premier instance pourrait tout à fait être commuée en une peine de réclusion.
Pour le recours en grâce, il est possible pour les autres peines alors pourquoi pour la peien capitale?