Dans le crash de l'avion présidentiel ce matin, le pays perd son président ainsi que plusieurs figures importantes de sa vie politique et institutionnelle, dont un ministre et des députés.
Avec l'annonce du crash samedi matin, la population polonaise s'est réveillée déboussolée. En la personne de Lech Kaczynski, qui menait le pays depuis 2005, les Polonais perdent leur président mais aussi une figure majeure de leur vie politique. «Jésus, Sainte Marie, c'est une tragédie inimaginable, un malheur inimaginable», s'est écrié Lech Walesa, chef historique du syndicat polonais Solidarité. Devant le palais présidentiel, la foule endeuillée a aussitôt commencé à affluer.
Conformément à la constitution polonaise c'est Bronislaw Komorowski, président de la Diète, chambre basse du parlement polonais, qui assurera les fonctions de chef de l'Etat. «Il est en route pour Varsovie depuis Gdansk (nord) où il se trouvait ce matin», a annoncé sa chancellerie. Bronislaw Komorowski, candidat officiel du parti libéral Plate-forme civique (PO) pour l'élection présidentielle prévue cet automne, devait affronter Lech Kaczynski, candidat virtuel de la droite conservatrice.
Une réunion d'urgence du Conseil des ministres polonais doit par ailleurs se tenir à Varsovie dès que possible, a annoncé le porte-parole du gouvernement. Donald Tusk, le chef du gouvernement, et ses ministres sont en route vers la capitale.
La perte pour la Pologne ne s'arrête pas à celle de son président. Selon les autorités russes, 85 à 132 personnes se trouvaient à bord de l'appareil. Il y avait aussi «le chef de l'état-major de l'armée et le vice-ministre des Affaires étrangères, Andrzej Kremer», a annoncé le porte-parole du ministère polonais des Affaires étrangères. Le président de la Banque centrale polonaise, Slawomir Skrzypek, figurait également sur la liste des passagers. Enfin, plusieurs députés se trouvaient à bord.
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