Le New York Times fait état dans cet article de l’aveu du Conseil des gardiens : dans 50 villes iraniennes, la participation au scrutin présidentiel du 12 juin a été supérieure à 100%. Au moins trois millions de suffrages seraient donc suspects. Qu’à cela ne tienne : ces irrégularités ne constituent pas une violation de la loi iranienne et ne remettent pas en question la victoire de Mahmoud Ahmadinejad, selon le porte-parole du Conseil des gardiens. Celui-ci a expliqué que des électeurs ont peut-être voté dans une autre circonscription que celle où ils étaient inscrits. Un des quatre candidats à la présidentielle, Mishen Rezai, un conservateur, a estimé à 170 le nombre de villes où le taux de participation a excédé 100%.
L’aveu du Conseil des gardiens a été diffusé hier soir sur le site internet de Press TV, la chaîne anglaise de la télévision d’État iranienne. Elle a coïncidé avec la publication d’une analyse indépendante des résultats officiels concluant que la participation électorale a été supérieure à 100% dans deux provinces - Mazandaran et Yazd - le 12 juin. Qui plus est, dans un tiers des provinces iraniennes les résultats officiels ne sont plausibles que si Ahmadinejad a recueilli toutes les voix conservatrices et centristes, les suffrages de tous les nouveaux inscrits et jusqu’à 44% des voix des anciens électeurs réformateurs, selon cette étude statistique réalisée par le centre de recherches britannique de Chatham House.
http://www.nytimes.com/2009/06/23/world/middleeast/23iran.html