Bah le Popeye est en pleine période de reproduction, mais la femelle que j'ai trouvé passe plus de temps à dormir dans mon lit qu'à faire autre chose. Ca fait trois fois qu'elle vient pour pioncer et me laisse avec la barre bien fixe le mat dressé et les voiles au vent en attendant de croiser je ne sais quelle sirène peu regardante sur la marchandise
Je suis même allé acheter des capotes à quatre heure du mat' parce qu'elle n'en avait pas. Je me fais embrouiller par trois jeunes, je fais chauffer la matraque et je tape un sprint pendant genre dix minutes j'ai cru que j'avais plus de poumons ou que mes narines étaient trop petites pour me permettre de respirer convenablement
Puis en rentrant, j'ai constaté l'horrible vayritay : c'était un piège !

J'ai pas osé la réveiller pour lui présenter humblement ce que je ramenais du monde du dehors, espace infiniment hostile dans lequel je ne tente que de rares excursions lorsque le besoin s'en fait sentir, d'autant que réveiller une demoiselle pour lui dire "ololz cay bon jay lay kap hotes" je trouve pas ça très "gentleman". Du coup, comme un gentleman, je reste avec mon envie et les cales pleines...
Je me dis "j'me suis encore fay baysay mais pas comme j'ayme
". C'est over frustrant quoi, chaud comme le popeye galère pour accomplir le rituel de la reproduction
Bref comme le pêcheur revenant bredouille arrivée au crépuscule d'une nouvelle journée de labeur, je rentre chez-moi les filets vides... Ou pleins, en l'occurrence, puis je me couche, comme le pauvre en amour que je suis.
J'ai l'impression d'être un mélange de c'te conne d'héroïne dans sex & the city et un "enfoiré de nihiliste" sorti de the big lebowski
Vdm quoi.