Mise à jour le mercredi 20 février 2008 à 20 h 16
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La ville de Bridgend.
Un nombre anormalement élevé de suicides suscite l'inquiétude dans la région de Bridgend, en Grande-Bretagne. En un an, 17 adolescents ou jeunes adultes se sont enlevé la vie dans cette « ville du désespoir », comme certains la surnomment.
La dernière victime, Jenna Parry, avait 16 ans. Elle a été retrouvée, mardi, pendue à un arbre dans la forêt des environs.
« Ça m'a vraiment bouleversé », témoigne Michael Bennett, qui a découvert le corps inerte de la jeune fille, en promenant son chien.
Le nombre de suicides a augmenté de cinq fois l'année dernière, par rapport à 2006. Les victimes sont toutes jeunes, généralement âgées de 15 à 27 ans. Parmi ces jeunes, 16 ont mis fin à leurs jours par pendaison.
Les médias au banc des accusés
Les familles blâment les médias, accusées d'encourager le phénomène.
Sharon Pritchard, mère d'une victime, estime que la couverture médiatique peut déclencher des réactions suicidaires chez des jeunes qui sont déjà vulnérables.
« Ce sont les médias qui ont mis des idées dans la tête de mon Nathaniel, ils ont rendu le suicide presque glamour », dit la mère éplorée.
Son fils de 15 ans s'est suicidé, il y a cinq jours, peu de temps après sa cousine.
Des jeunes de Bridgend.
Pour le moment, la police n'établit aucun lien entre les suicides qui ont ébranlé la ville de Bridgend.
« Nous n'avons trouvé aucune personne qui incite au suicide ni une indication sur un quelconque pacte de suicide » entre les victimes, explique l'officier de police David Morris.
Force est de toutefois constater que la plupart des jeunes qui se sont suicidés se connaissaient.
Certains montrent du doigt des sites Internet, comme Facebook, Beebo et MySpace. Les victimes y étaient toutes inscrites.
Une enquête est en cours pour élucider ces mystérieux suicides. Parallèlement, une campagne de prévention a été mise en place pour décourager d'éventuels candidats au suicide.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/02/20/007-GB-suicide-Bridgend.shtml
« Ce sont les médias qui ont mis des idées dans la tête de mon Nathaniel, ils ont rendu le suicide presque glamour », dit la mère éplorée.
Alors je dis toujours des conneries 