Pourquoi toujours parler du but?
Le plus grand inconnu c´est pas la destination, mais l´existence même.
Il y aurait pu avoir le néant. Mais je suis là. L´univers existe.
Pourquoi ?
C´est une question immensemment plus importante que nos vies insignifiantes.
Nous on pousse, on se fâne, comme de la mauvaise herbe.
Le temps d´une seconde notre conscience s´élève, se colore, s´évanouit.
Contentez vous d´admirer au mieux le voyage. Je sais pas.
Ça parait vieux jeu, mais humer le parfum d´une rose, contempler un paysage ensoleillé, voire embrasser son conjoint adoré, ça dure quelques secondes mais pendant ces quelques secondes les notions de but et d´origine se font oublier et vous témoignez à/pour l´univers des beautés qu´il contient, fussent-elles illusoires. Je suis un dépressif positif mais il faut reconnaître qu´on est au dessus de toutes ces conneries de divin, on est plus puissants que le Soleil lui-même, chacun de nous avons plus de valeur que des milliards d´étoiles car nous on peut voir la Beauté, à notre échelle on peut se passer de la fatalité de la physique et devenir si libres que c´en donne le vertige, on Vit l´Art, on Vit la beauté, on Vit; moi j´emmerde l´être ou la chose qui a créé l´univers car il n´a fait que créer une toile, mais c´est NOUS Qui la peignons.
Bon, pour revenir au sujet.
Quand tu joues à un jeu vidéo y a un journal de quête pour voir tes objectifs. Bien.
Quand tu bosses y a un cahier des charges useless qui te prend la tête. Ok.
Et, il faut bien l´avouer, j´ai beau regardé partout quand j´me promène dans la rue y a marqué nul part qu´est-ce que j´suis venu foutre sur cette putain de planète de dingues. Et c´est tant mieux.
Qu´est-ce que ça aurait été de ne pas être libre au nom de je ne sais quelle autre connerie divine ?
C´aurait été horrible. Stop vous faire de la bile pour ça.
Un but, c´est un besoin. Un besoin, c´est pour servir les intérêts de quelqu´un.
Avec un besoin, il n´y a pu de beauté. Il n´y a que de la manipulation, du travail.
Sans beauté, il n´y a plus d´idéal, plus de rêve, plus que du plaisir brut, malsain.
Non merci.