Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
La reproche que l´on pourrait faire au langage (en temps que moyen de communication entre les hommes) est qu´il est limité et ne peut définir le fond lointain de notre pensée. Certaines choses, sentiments, ne peuvent être expliquées par notre moyen de communication. Un exemple pourrait être que l´on ne peut comprendre ce qu´un autre a ressenti au cours d´un évènement (a moins de l´avoir vécu également).
Les mots nous manquent...
Peut-on exprimer toute notre pensée (humour, sentiments, le rationnel ou l´irrationel) par le langage?
Que manque t il tant a notre langue pour exprimer par exemple le sentiment ressentit en écoutant de la musique (que l´on aime bien sur), la sensation de bien être, la joie, l´extase, comment expliquer l´humour d´une situation drôle à une personne n´ayant pas vécu la scène, la notion de l´infiniment petit(liée au microscopique) et à l´infiniment grand (liée à l´immensité de l´univers) ou encore la notion de temps (extensible pour chaque conscience humaine)?
Notre langage est limité. Mais arriverons nous un jour a le rendre parfait, complet? Ne serait ce pas la fin de tout conflit ?
dernière question= sous entendu : le langage (ou plutot les faiblesses de notre langage) serait il la source de nos conflits?
Ce manquement doit-il être imputable à un langage faible ou à une faible connaissance du langage ?
je parle de la faiblesse du langage en elle même. La faible connaissance de celle-ci est un autre problème.
Oui en effet ce sont les méandres des langues qui permettent de projeter la lumière de la pensée sur telle ou telle nuance qui serait passée inapercue dans une autre langue.
D´ailleurs est-ce un hasard si beaucoup de philosophes sont Allemand ? Cette langue possède certainement des ressources et des richesses d´expression que les autres ont à un degré moindre.
A ce propos, on peut se demander quels impacts négatif l´utilisation du SMS et de MSN induira sur notre génération.
Nimp´, le language aide au développement de la pensée.
Je pense que "tout conflit" est impossible. Les conflits sont present a toute echelles et les conflits mondials qui sont les plus grands confits (plus importants) vous me direz sont aussi ceux qui sont impliqués par une majorités de grande personalité ou de peuple a grand pouvoir.Dans ce genre de cas ont prepare son discour et les interlocuteur ont un maximum de bagage linguistique .Pour ce qui est du manque de language je rapelle que ce n´est qu´un seul des 5 sens , evidement lié aux autres mais peut etre que les plus grands sentiments sont expliqué par notre visage notre touché , nos mains la reception visuelle et son interpretation.
lol
dsl pour les conflits mondials (le mix ) je voulais dire d´ordre mondial ^^ ![]()
On distingue bien langage parlé de langage écrit et surtout de langage pensé. Le langage n´est pas qu´un simple moyen de communication, il permet la matérialisation même de la pensée. La pensée ne préexiste pas au langage : elle EST langage. On ne pense que dans et avec les mots parce que ce sont nos seuls référents possibles pour désigner l´ensemble du réel (matière et immatière). Même des gestes, des expressions, des signes graphiques renvoient à des idées qui sont elles-mêmes formulées au préalables par des mots.
On utilise trop souvent le terme "langage" pour désigner tout moyen de communication entre des individus donnés, ce qui permet de tolérer, dans l´usage courant, des expressions telles que "langage des fleurs", "langage des abeilles", etc... Or, langage est un terme issu du logos grec, qui renvoie à la raison et à la logique, deux facultés dont on peut démontrer qu´elles ne sont propres qu´à l´homme, attendu qu´ils sont les seuls à créer un langage articulé pouvant aussi bien désigner le concret existant déjà, désigner les sentiments par leur nom, et créer des concepts, des abstractions tout à fait originales. Le langage n´est en fait que le fait des hommes. Il permet éventuellement de communiquer mais ça n´est en aucun cas sa fonction première qui est d´abord de matérialiser la pensée, de lui donner forme, de l´entretenir, de la faire évoluer.
Bien sûr, le langage a ses faiblesses. Par exemple, on peut s´étonner lorsqu´un même mot peut désigner deux sentiments qui dans leur particularité, sont si distincts. Ainsi, la tristesse d´une fillette qui a perdu son ballon n´est pas la tristesse d´une mère qui a perdu son enfant. Or, c´est le même terme que nous utilisons pour désigner deux sentiments que nous savons, pourtant, bien différents en terme d´intensité. Le langage a donc cette fonction (et cet inconvénient) de généraliser pour simplifier l´appréhension du réel. Imaginez qu´il faille un mot différent pour chaque arbre qui peuple notre jardin ! La communication deviendrait parfaitement complexe.
Le langage est un moyen et notre intelligence nous permet toutefois de spécifier ce que les mots, dans leur définition en soi, ont d´excessif ou de lacunaire, sur le plan sémantique. Mais parvenons-nous pour autant à définir la tristesse de la femme privée d´enfant et la tristesse de la fillette privée de ballon ? Nous pressentons la différence d´intensité du sentiment, mais nous sommes peu capables (pour ne pas dire complètement incapables) de les définir dans leur aspect concret. "Se mettre à la place d´autrui", c´est une utopie.
Par conséquent, qu´est-ce que signifie "grâce à notre intelligence, nous pouvons distinguer la particularité de chacune des deux tristesses" ? Par intelligence, on comprendra ici "jugement". Si bien que j´en arrive à croire que les conflits qui peuvent être liés au langage ne sont pas liés aux mots en eux-mêmes, ni à leur usage (car on partira de l´hypothèse que chacun vit l´idée qui se cache derrière le mot de manière plus ou moins personnelle), mais au jugement qu´on formule dessus. Lorsqu´on juge de façon négative une certaine catégorie de discours, on réagit non en fonction du mot mais en fonction de l´idée que nous décelons derrière ce mot. L´expérience personnelle et l´éducation influencent beaucoup ce jugement. Le malentendu créé par les jugements formulés sur le langage (on parle ici et depuis tout à l´heure bien sûr du langage exprimé, soit par la parole, soit par l´écrit) peut être source de conflit, mais les mots n´en sont pas responsables. Encore une fois, c´est bien l´homme qui tient ce rôle.
Il existe maintenant plusieurs domaines qui permettent de préciser le langage, c´est-à-dire le langage dans son usage courant, de mieux le définir, de ne pas se laisser abuser par les expressions familières et populaires qui peuvent, par habitude, faire office de vérité, ou d´argument, et n´ayant en fait que la force du proverbe. Nous savons bien, actuellement, qu´employer l´expression "le soleil se couche" trahit un point de vue particulier, une métaphore devenue un lieu commun, un cliché, qui ne désigne pas la réalité effective. Le soleil ne se couche nulle part et jamais.
Il y a donc usage courant du langage (qui peut donner lieu à des erreurs) et usage technique du langage (qui permet de mieux préciser, définir, spécifier sa pensée). C´est d´ailleurs cette précision dans le langage que la philosophie cherche à atteindre afin d´apporter le mieux possible clarté et pertinence au discours. Deux individus engagés dans un processus particulier de communication (dialogue, débat, discussion quelconque...) ne sauraient s´entendre s´ils ne s´accordaient pas, dès le départ, sur les définitions qu´ils donnent aux mots qu´ils emploient. Dans le cas contraire, le quiproquo ferait vite de s´installer, et avec, la tension, et la dispute.
On évoquera aussi l´usage du langage, de manière purement gratuite, c´est-à-dire qui ne se prête à aucune transmission extérieure, ou qui ne se prête à aucune communication (= échange d´informations entre deux parties). On pensera notamment à la poésie (et à part, à la littérature) qui permet de dépasser la simple dimension utilitaire du langage pour en faire un objet d´art, un objet visuel, sonore, qui peut exprimer et spécifier avec toute la force et la justesse possibles la plupart des sentiments et des idées qui peuplent les mentalités humaines. Le langage comme art est le langage débarrassé de toutes ses faiblesses.
<<Ainsi, la tristesse d´une fillette qui a perdu son ballon n´est pas la tristesse d´une mère qui a perdu son enfant.>>
Tristesse, peine, désespoir, malheur, souffrance... Je crois que le language est assez complexe pour permettre la différence, le tout est de l´utiliser de manière adéquate.
C´est comme dans 1984.
Ils réduisent le language au minimum ce qui fait que comme les gens ne peuvent plus exprimer leur révolte il n´y a plus de révolte ![]()
La fillette ressent ausi de la peine, de la souffrance,... On peut aussi utiliser des métaphores pour différencier les deux cas. La femme est déchirée de chagrin.
N´imp´, tristesse et souffrance ne sont pas identiques. Et la fille aussi peut être "déchirée par le chagrin".
Je n´ai pas dis que c´était identique, j´ai dis que la fillette pouvait aussi ressentir de la tristesse ou de la souffrance. De plus, on ne peut pas dire de la fillette qu´elle est déchirée par le chagrin.
Tout autant qu´on ne peut affirmer qu´elle souffre autant que la mère.
Carnavale: "La pensée ne préexiste pas au langage : elle EST langage."
=>Que veut tu dire par le mot "pensée"?
Capacité de l´homme a raisonner, réfléchir, concevoir, prévoir, imaginer?
et dans ce cas, affirmerais tu que sans langage(moyen de communiquer), l´homme perd sa capacité a raisonner?
keynos: si l´on arrivait a transmettre sa pensée telle que l´on voudrait (en imaginant donc un moyen de communication parfait, qui ne comporterais ni pièges, ni interprétations différentes et divergeante à l´idée que l´on veut véhiculer), tout le monde se comprendrait et les conflits de langages cesseront d´être, ne laissant place qu´aux conflits d´idées, de valeurs (tout en les réduisants car permettant au moins de comprendre l´idée de l´autre).
=>Que veut tu dire par le mot "pensée"?
Capacité de l´homme a raisonner, réfléchir, concevoir, prévoir, imaginer?
et dans ce cas, affirmerais tu que sans langage(moyen de communiquer), l´homme perd sa capacité a raisonner?
je pense qu´on gagnerait certaines choses et en perdrait d´autres, car le language nous poussent a utiliser surtout de smots et des idées concèes , et peu d´idée abstraites
Il est connu que le language permet la mémoire. C´est aussi pour cela qu´on n´a pas de souvenirs avant d´avoir appris à parler.
Pescador> Il ne faut pas confondre pensée et réflexion. Je parle de l´ensemble des idées et des sentiments qui te sont intérieurs : la pensée peut se définir grossièrement ici comme l´ensemble des facultés de l´esprit (mémoire, conception, projection, abstration, imagination, désignation, etc...). Le langage donne forme à la pensée intérieurement. Voilà ce que j´entends par le langage EST pensée.
Tu réduis le langage à un simple moyen de communication. Or, la communication n´est qu´une des fonctions du langage, l´un des possibles du langage, mais elle n´est pas ce qui définit le langage, sa spécificité, et certainement pas son rôle premier. Qui a dit en outre que la pensée devait ou cherchait absolument à se transmettre ou s´échanger avec autrui ? L´intériorité ne concerne-t-elle pas d´abord mon être ? Il me semble que si la pensée est transmise (et non communiquée, ce qui impliquerait deux parties au lieu d´une), elle l´est d´abord à soi-même.)
En outre, tu sembles ne pas avoir pris en compte le développement du raisonnement que j´ai entrepris et quelles solutions le langage peut-il envisager pour se rapprocher le mieux possible de la pensée en soi (l´absolu est un but par nature inatteignable, l´interprétation par un tiers moyen ou une tierce personne est toujours nécessaire.)
Coffre> On ne définit pas un mot par un synonyme qui se veut plus intense. Qu´on dise : cette femme est malheureuse parce qu´elle a perdu son enfant ou qu´on dise : cette fillette est malheureuse parce qu´elle a perdu son ballon, l´erreur est d´employer le même mot (ou un synonyme) sans voir que dans ce qu´elles ont de particulier, de contextuel, de spécifique, et de personnel, ces deux sentiments sont tout à fait différents et inconnaissables pour un spectateur extérieur. Le processus d´identification dans lequel on dit souvent "souffrir pour autrui" ne se fonde pas sur un ressenti de la douleur d´autrui en elle-même mais sur un raisonnement par analogie : je réagis à la manière dont je penserais réagir si moi si je perdais mon enfant. Quel serait mon état d´âme alors ? Par compassion avec soi-même, on devient dés lors compatissant avec l´autre. Même si on est d´abord et toujours sensible à soi-même pour être sensible aux autres, et à leurs ressentis, ce me semble.