Diderot disait que l´autorité établie par la force était condamnée à s´effondrer sitôt qu´une autre plus forte apparaîtrait. Je pense qu´on peut l´appliquer ici, imposer quelque chose à quelqu´un, c´est aller contre sa volonté (bla bla bla... ^^) donc contre lui, sa personne, son caractère, c´est ne pas le respecter et finalement il y a des risques que sa frustration se transforme en colère, puis en haine, puis en rebellion. Dans tous les cas c´est dangereux.
Maintenant a-t-on le droit d´imposer le changement à quelqu´un ? S´il vit le bonheur avec ce qu´il est et/ou ce qu´il a, je pense qu´il serait malvenu de l´amener ailleurs, ce serait surtout vaniteux d´estimer que son propre bonheur vaille mieux que le bonheur d´autrui et par conséquent d´amener autrui à vivre ce bonheur (qui est en fait le mien, et qui ne lui conviendra sûrement pas). Donc non on n´a pas le droit.
Maintenant je cherche le contre-exemple de ce que je viens de dire... Par exemple si quelqu´un vit dans un bonheur artificiel (il croit être heureux mais en fait c´est une illusion, un rêve ou un attrape-cons
), on aurait le droit, et peut-être même le devoir de lui imposer le changement. En fait le "droit" dépend un peu trop des circonstances pour y définir de vraies limites. On n´a pas le droit de tuer quelqu´un, mais en cas de légitime défense on a le droit (par exemple).
Bon, j´ai généralisé ta question, c´est vrai ^^