Pourtant, on a pas vraiment le choix !
Il faut apprendre à vivre avec cet peur. Un de mes premiers cours de philosophie était sur le livre "Lettre à Ménécée" d'Epicure.
Je me suis permis de retrouver la citation :
"Maintenant habitue-toi à la pensée que la mort n'est rien pour nous, puisqu'il n'y a de bien et de mal que dans la sensation et la mort est absence de sensation. Par conséquent, si l'on considère avec justesse que la mort n'est rien pour nous, l'on pourra jouir de sa vie mortelle. On cessera de l'augmenter d'un temps infini et l'on supprimera le regret de n'être pas éternel. Car il ne reste plus rien d'affreux dans la vie quand on a parfaitement compris qu'il n'y a pas d'affres après cette vie. Il faut donc être sot pour dire avoir peur de la mort, non pas parce qu'elle serait un événement pénible, mais parce qu'on tremble en l'attendant. De fait, cette douleur, qui n'existe pas quand on meurt, est crainte lors de cette inutile attente !
Ainsi le mal qui effraie le plus, la mort, n'est rien pour nous, puisque lorsque nous existons la mort n'est pas là et lorsque la mort est là nous n'existons pas. Donc la mort n'est rien pour ceux qui sont en vie, puisqu'elle n'a pas d'existence pour eux, et elle n'est rien pour les morts, puisqu'ils n'existent plus. Mais la plupart des gens tantôt fuient la mort comme le pire des maux et tantôt l'appellent comme la fin des maux. Le philosophe ne craint pas l'inexistence, car l'existence n'a rien à voir avec l'inexistence, et puis l'inexistence n'est pas un méfait."
Ce qui me gêne avec la théorie de la réincarnation interprétée de manière religieuse, c'est à dire, une âme défunte qui revient à la vie dans un nouveau corps, c'est que nous sommes de plus en plus nombreux ! C'est peut être un argument tout bête mais il m'empêche de donner une once de crédibilité à cela. Je préfère l'explication de Wise_Troll puisqu'au moins, la quantité de matière reste la même : elle ne fait que se transmettre.