Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
Coucou
Certains savent (peut-être) qu´un thème qui me tient à coeur est la démocratisation de la philosophie. Ce que j´entends par "démocratisation", c´est le fait de rendre la philosophie au peuple et non plus de la laisser entre les mains de quelques énergumènes qui feraient partie de l´élite, ce qui signerait sa mort. Rendre ? Oui, car elle nous a été enlevée
Ce que je veux dire, c´est que les fléaux que l´on connaît (émission de "culture générale" : combien d´oeufs un oiseau pond-il en 76 jours sachant qu´il lui manque une patte ? et autres stupidités télévisuelles, entre autres
), la mastication et le déglutissage des idées, la préfabrication d´un idéal... bref, la merde ^^, nous ont diminué notre sens critique, notre recul, notre réflexion (le machisme, le racisme sont deux stupidités que l´on pourrait citer à titre de manque de réflexion).
Or, on sait qu´à l´instar de la mathématique, la philosophie souffre des préjugés de toutes les époques (je crois pouvoir affirmer qu´elle a toujours été considérée comme... inutile ?) . Il convient donc de remettre sur pied quelque chose que l´on essaie sans cesse de faire trébucher par des remarques à priori anodines mais pourtant pleines de révélations telles que : "Faut être tordu pour philosopher" ou "la philosophie, c´est pour les fous de la tête, zyva !"
Comment ? C´est là qu´est la question. Je n´ai jamais fait de philo au lycée (l´année prochaine pour moi), mais il me semble savoir (d´après ce qu´on m´en a dit) qu´il faut connaître des citations et les expliquer la plupart du temps, en les intégrant le plus malinement (ça existe ça ?) possible dans une dissertation sur des questions peu intéressantes.
J´avais donc eu quelques pensées. La première étant que la philo doit être enseignée plus tôt. En T° on pense à son bac et aux matières principales (sauf en L, où la philo jouit d´un coeff important), la philo, c´est secondaire, on ne s´en préoccupe pas et de toute façon c´est nul. La seconde (première année de lycée pour les non-francophones) est trop jeune, peu de maturité, on pense beaucoup à s´amuser... La première me semble une classe idéale pour y implémenter la philosophie (on aurait donc deux ans, ce n´est pas beaucoup plus, mais c´est toujours ça). Néanmoins en première, on est souvent assez jeunes (15-16-17 ans en moyenne) et l´esprit n´est peut-être pas assez développé pour aborder la philosophie (eh ! je m´y inclus
).
Problème ^^. J´avais donc pensé non pas à de la philo "pure", mais à une initiation. Un apprentissage pratique de la philosophie, par exemple des étudiants qui viennent en cours pour expliquer ce qu´est la philosophie, en quoi elle consiste, pourquoi la pratiquer et quels en sont les buts. Démontrer ainsi, en présentant des étudiants jeunes, de toutes origines, que la philosophie n´est pas réservée aux "fous" et qu´il n´est pas nécessaire de fumer un joint avant une dissert pour avoir une bonne note (si, si, j´en ai entendu qui le disaient ^^).
Puis, par la suite, en T°, aborder la philosophie de manière moins rébarbative. Expliquer les grands courants philosophies et montrer l´impact qu´ils ont eu sur la vie d´aujourd´hui et sur la vie des élèves à qui l´on parle (par exemple, si les enfants ne travaillent plus à partir de huit ans pendant plusieurs heures, c´est parce que des philosophes ont écrit qu´il ne le fallait pas (grossièrement
)). Ainsi l´élève se sent concerné. Mais il faut aussi montrer à quel point le manque de réflexion apporte des manques dans tous les domaines de l´esprit (et sensibiliser par conséquent sur l´importance de l´esprit, puisque de nos jours c´est surtout les vêtements qui comptent).
N´aborder la philosophie que par les bases. Inutile de donner comme première lecture du Descartes ou du Kant, l´élève se retrouvera bloqué face à des notions et mots compliqués et pour être direct : ça le fera chier. Montrer que le papa de la philosophie était un homme qui buvait comme un trou et savait s´amuser, qu´il avait appris à repousser les aspects mauvais de sa personnalité en pratiquant la philosophie, et qu´il était respecté de ses amis, philosophes ou non. Organiser des débats autour de sujets actuels (mais toujours sur un cadre philosophique)...
Certes, il existe des livres de philo, et plus récemment un magazine. Néanmoins il faut faire soi-même la démarche, et avec les a prioris sur ce domaine, ce n´est pas toujours évident. Il faut imposer la démarche, en quelque sorte ^^.
Pour raconter une expérience personnelle. J´étais avec un ami un jour qui me demandait à quoi servait la philosophie, et qu´il trouvait ça "bidon" (ainsi que, accessoiremment, la mathématique). Je lui ai expliqué ce que j´en pensais, ce que j´y trouvais et ce que cela m´avait permis de changer en moi (comportements, opinions...). Bizarrement, il ne dit maintenant plus rien de négatif à propos de la philosophie. Je pense donc que l´expérience a été concluante
Mais à grande échelle...
Auriez-vous vous aussi des idées ou de petites expériences à nous faire partager ? Bien sur, cela n´est pas d´une grande utilité, puisque le prodigieusement intelligent Ministère de l´Education Nationale ne se rendra pas ici, mais je trouve cela intéressant d´en discuter tout de même. Et puis, cela permettra aux quelques réfractaires qui passent ici de changer d´opinion, espérons...
G une idée moi , commence à philosopher sur ce que tu vas devenir dans ta vie
pr commencer.
Pas d´idées plus constructives ?
Dans les méditations métaphysiques, Descartes commence par une sorte d´avertissement. Il nous dit qu´il avait ces idées depuis longtemps dans la tête, mais a préféré attendre longtemps avant d´essayer de les résoudre.
Tout est une question de maturation, et il y´en a sans doute une qui est nécessaire à la pratique de la philosophie ou à son initiation.
Il y´a bien des gens aujourd´hui, qui ont exactement les mêmes comportements qu´un gamin de 17 ans, alors qu´ils en ont 40. Culte du jeunisme oblige, tout le monde se crétinise.
Je pense pas possible d´abaisser l´age où l´on fait de la philosophie, c´est déja limite limite
Y´a aussi une autre cause, qui est rébarbative, c´est les profs : généralement mauvais. Dans un lycée, où il y´a 3-4 profs de philo (pas plus généralement ...) y´en a 1 ou 2 qui sont des buses. Ce qui fait quand même 1/3 ou la moitié.
Imagine ça à l´échelle nationale ... ![]()
J´ai eu, pendant les grèves contre le CPE, l´occasion de pousser un coups de gueule contre un adulte.
L´adulte en question est un enseignant, professeur de maths, qui rève de faire de la philo (il a tenté l´agreg de philo, mais a échoué).
Je lui ai écrit un mail incendiaire, dont je suis très fier d´ailleurs ^^ en l´accusant de manipulation. Il m´a répondu avec un texte à lui, sur la manipulation. Je vais le poster, et vous allez me donner votre avis.
"DE LA MANIPULATION
1) Des outils de pouvoir
Pour arriver à leurs fins, les Etats démocratiques ou policiers tout comme les individus utilisent la manipulation comme mode de rapport à « l’Autre ». Deux types de manipulation, « la démocratique » et « la tyrannique» sont utilisées avec des doses savamment étudiées.
L’efficacité de ces deux instruments est fonction de trois variables, la peur, « la langue de bois » et « la langue de la censure ».
Ces trois variables dépendent des caractéristiques et de la nature du manipulateur (Etat ou individu) et de cet « Autre ».
2) Une modeste approche des techniques de manipulation
Les techniques de manipulation consistent à tromper un interlocuteur, en lui faisant admettre quelque chose avec quoi il n´est pas forcément d´accord, sans lui laisser la possibilité, comme le propose la rhétorique, d´agréer ou de nier la proposition exposée.
Il nous arrive fréquemment, autour de nous, de rencontrer des gens qui utilisent des techniques de manipulation pour "prendre le pouvoir", parfois lors d´une discussion banale. Par exemple, certaines personnes répondent systématiquement "Non" quand on leur pose une question, pour montrer à l´interlocuteur la complexité de leur système de pensée (même si quelques secondes plus tard, cette question va dans le sens de l´opinion exposée : il suffira alors de la reformuler).
D´autres glissent des "tu es d´accord, non ?" , n´attendant pas la réponse pour continuer, ou changeant de sujet rapidement. D´autres encore glissent sans cesse des "Pardon ?" , des "Comment ?" , montrant que ce qu´ils viennent d´entendre les choque au plus haut point. Certains couvrent la voix de leurs interlocuteurs, montrant qu´ils dédaignent au plus haut point le moindre argument qu´ils pourraient émettre. D´autres noient systématiquement le poisson, passent du coq à l´âne, couvrent le discours de paroles interminables, répétant parfois sans cesse la même idée (verbiage) Il s´agit là de méthodes, parfois utilisées inconsciemment, participant d´une pratique de la déstabilisation.
Les manipulateurs utilisent fréquemment, par exemple, le mensonge systématique. On voit ce principe fonctionner couramment dans un certain monde politique. Ceux qui en usent se basent sur le fait qu´un citoyen normal peut difficilement imaginer qu´un homme de pouvoir (un élu, qui plus est) puisse mentir. Or ce sont justement ces mensonges qui le mènent au pouvoir... La démagogie consiste à mentir en étant systématiquement d´accord avec l´interlocuteur, quel qu´il soit...
Parmi d´autres techniques fréquemment employées :
- le chaud et froid (alternance de flatteries, de sourires, de marques de confiance, avec la raillerie, les remarques acerbes, les reproches...)
- faire croire à l´autre qu´il est faible, sans jamais le dire explicitement, mais en employant un ton ou des mimiques qui ne laissent aucun doute (et si possible en l´absence de témoins). Si cet autre se rebelle, il suffit de le traiter de paranoïaque : on lui affirme qu´il a des hallucinations (visuelles ou auditives), que sa faiblesse est une vue de son propre esprit...
Les manipulateurs ont parfois affaire à leurs pareils : ils emploieront alors sans vergogne la flatterie, l´obséquiosité, voire la flagornerie.
Certaines personnes emploient le silence calculateur... qui ne signifie que ce qu´on y met : du mépris, de la fierté bafouée, de l´incompréhension... Pour peu que cette personne hausse les sourcils et roulent des yeux éberlués, et nous voilà redevenus enfants en train de se faire gronder.
La connotation est fortement employée par les manipulateurs : ils disent sans dire, et peuvent ainsi, à tout moment, se retourner contre celui qui exprime clairement l´opinion sous-jacente.
Il ne faut pas oublier que nous sommes facilement auto-manipulables: nous nous laissons couramment aveugler, dans un effet d´escalade d´engagement ("je me suis engagé, je ne peux pas revenir en arrière", "je me suis trop investi pour abandonner"). Cela peut arriver lors d´achats (effet de la "dépense gâchée" de temps ou d´argent), ou lorsqu´on a fait une promesse. L´individu arrive à rationaliser ses comportements en adoptant après coup des idées susceptibles de les justifier, à adhérer à ce qui paraît être leur décision, et à se comporter en conformité avec elle.
Nous nous trouvons fréquemment dans une situation de soumission librement consentie, dans laquelle un "oui" qu´on nous a extorqué nous amène à nous comporter de manière totalement différente de celle que nous adoptons spontanément.
Bien souvent, si on agit, c´est qu´on s´est engagé à le faire. Le manipulateur tente de maintenir la décision prise, et de l´alimenter. Il peut même être à l´origine de la décision (on parle alors d´amorçage, obtenu grâce à un mensonge ou une dissimulation de la vérité).
La technique du leurre consiste à amener un individu à prendre la décision d´émettre un comportement présentant des avantages, puis à lui apprendre que, les circonstances ayant changé, il n´a plus la possibilité d´émettre ce comportement. Il lui est alors proposé un comportement de substitution ne présentant pas pour lui les mêmes avantages. Qu´il accepte, généralement.
Le pire, c´est que les manipulés ressentent un véritable sentiment de liberté, surtout lorsqu´il y a peu d´obligations, et paradoxalement peu de récompense. Même la non-directivité (Rodgers) peut être une forme de manipulation. L´individu croit qu´il est libre, mais il obéit en fait à des objectifs fixés (implicitement ou non).
Certaines dérivations de la logique permettent de tromper des personnes non averties. On retrouve parmi ces moyens le sophisme, le faux dilemme, le paralogisme.
.Bentham, dans son "Traité des sophismes politiques", dit que "le sophisme (fallacy) s´applique au discours de toute forme considéré comme ayant une tendance, intentionnelle ou non, à devenir la cause de l´adoption d´une opinion erronée, ou, au moyen de quelque opinion erronée, déjà admise, d´engager ou de continuer une orientation pernicieuse d´une action". Les arguments recensés font appel à la modestie, la superstition, l´amitié, la peur, la haine, l´envie, le repos, la faiblesse d´esprit, l´orgueil, le jugement, l´imagination. Les sophismes sont classés suivant quatre termes-clés : l´autorité (l´argument d´autorité), le danger (l´argument de défense), l´ajournement (l´argument de temporalisation), la confusion (l´argument de la manipulation). Au niveau des langages, "la formule utilisée est uniformément la même, elle consiste à éviter la question débattue en substituant des termes généraux et ambigus aux termes clairs et particuliers. Dans d´autres sophismes, l´argument avancé est généralement non pertinent bien que comportant une argumentation de quelque sorte. Dans ces sophismes, il n´y a pas d´argument du tout, il n´y a que des mots et des voix et rien d´autre".
3) Le but: la servilité
Le but ultime de la manipulation « démocratique » ou « tyrannique» est de « servir si bien et si volontiers qu’on dira : il n’a pas perdu sa liberté mais bien plutôt gagner sa servitude » (La Boétie)
Voila, c´est nul, et surtout ce n´est pas de la philo.
Tout dépend de la maturité.
Faut pas géneraliser sur ce point de vue.
A 14 ans,certaines filles sont extremment matures et largement apte a S´INITIER a la philosophie (comme l´a dis Clad),ainsi que quelques garcons mais c´est plus rare.
En tout cas,si il doit y´avoir un seuil minimum,c´est 14 ans et pas 17 je pense
![]()
Tout dépend de la section (S, L, ES, STT), mais j´ai eu l´idée de faire commencer la philo en L dès la 1ère, parce qu´en Terminale le programme est indigeste et presque caricaturale (on survole des notions et arriver en fac de philo en s´aperçoit qu´on a des connaissances vraiment sommaires).
Et puis moduler le programme selon la filière : épistémologie/ histoire des scinces en S, philo du droit en STT, philo politique en ES...
Enfin bon après avec un type comme De Robien à l´éducation nationale que c´est près de s´arranger...
La philosophie devrait surtout être une option facultative ( comme les maths ! ^^ ). Franchement je préfèrerais apprendre les bases d´une langue que connaître les idées de certains " grands philosophes ". Certaines personnes ne sont peut-être pas de cet avis.
Ouais, la philo´ en option facultative dès le collège ( faut pas croire qu´un collégien sait pas réfléchir, il en a juste parfois pas l´envie et n´en voit pas l´utilité ) et obligatoire ( = choix avec d´autres matières ( SES, LV2, etc...) à partir du lycée, ça me parait bien.
Il existe chez nous une option de philosophie qui s´attarde sur la rhétorique. Combinée avec un excellent professeur, elle a été très intéressante, mais c´était un intérêt très tributaire de la qualité du prof.
Nous discutions beaucoup, c´est une première chose. A partir de tout et de rien: anecdotes, brèves journalistiques, actualités diverses, émissions... Et je crois que cet aspect pragmatique était très important. Car la philo comme science metaphysique, éloignée de toute réalité, purement théorique... ce sont ces considérations qui la font passer pour un délire inutile. Et je suis presque d´accord.
La philosophie est la science de la vie et doit s´attarder sur la vie. Vivre c´est la première des philosophies. Et on se demandera "comment, pourquoi, où, quand..." vivre. Pas SA vie, mais LA vie.
Ensuite il faut un peu d´humilité (elle devrait en découler en principe): ne jamais être trop catégorique, se remettre constamment en question, ne pas se prendre pour une élite. Un vocabulaire trop technique et pompeux, un côté moralisateur... c´est la meilleur manière de créer une philosophie qui n´en a qu´à peine l´apparence.
La philo c´est pas un truc scolaire. C´est important de s´en souvenir.
C´est simplement faire de nos problèmes des problématiques, rendre la vie intéressante, passionnante, belle, trouver des moyens de l´apprécier.
hohohohoho bouton profilbouton profil Posté le 03 juin 2006 à 12:23:56 Avertir un administrateur à propos de ce message !
La philosophie devrait surtout être une option facultative ( comme les maths ! ^^ ). Franchement je préfèrerais apprendre les bases d´une langue que connaître les idées de certains " grands philosophes ". Certaines personnes ne sont peut-être pas de cet avis
Non, la philosophie (comme les maths) structure la pensée et rend méthodique. Bon, c´est peut-être pas vrai pour le lycée, vu qu´en un an on fait pas grand chose, mais dans le fond c´est ça. Vouloir rendre les maths optionnels c´est, disons-le, stupide.
Au fait gijoe, peut-être que le fait que tu dises que c´est nul m´a influencé, mais le texte de ton prof, je l´ai trouvé complètement nul. J´ai même pas eu le courage de le lire en entier.
Pour les autres, les idées sont sympas. Surtout la modulation des cours de philo ![]()
La philosophie ou les mathématiques ne rendent pas méthodiques ( ou du moins pas tout le monde ) la pensée ( d´ailleurs je vois pas exactement ce que tu veux dire ). Pour apprendre et aimer, bref, que ça serve à quelque chose, il faut aimer et vouloir apprendre. Dans mon cas ( et à mon avis ) il est plus intéréssant de s´ouvrir l´esprit à une langue étrangère que de dormir ou d´être contraint d´"apprendre" la philosophie ( et les mathématiques ) sous peine de rater son bac.
Le lavage de cerveau ( pas forcément dans son sens péjoratif ), même organisé par des philosophes ou des mathématiciens, ça me tente pas. :/
Qu´on puisse apprendre la philo jeune, oui, mais s´il vous plait obligez pas les élèves à faire de la philo ( scolaire ).
Justement hohohohoho, c´est ce que je ne souhaite pas (du haut de mon petit statut d´élève de lycée ^^). Apprendre la philosophie comme on apprendrait l´histoire ou la biologie. Parce que la philosophie est reine. La philosophie est la science de la pensée, c´est-à-dire qu´en en explorant les coins et recoins on découvre de nouvelles manières de réfléchir et d´appréhender les choses. Et ces pensées se retrouvent partout ailleurs, que ce soit en maths (si tu as l´occasion de lire des traités de logique mathématique, c´est carrément du raisonnement philosophique, et la logique Frégéenne instaurée dans la mathématique il y a un peu plus d´un siècle je crois aurait pu "condamner" la mathématique si une autre logique ne l´avait pas détruite (Russel
). Bref, je m´égare. En gros ce que je veux dire c´est :
1°) Ne partons pas dans un débat stérile sur : "La philosophique/mathématique, utile ou pas ?" , premièrement on aurait beaucoup de bêtises à dire et à lire, et deuxièmement on s´est déjà expliqués dessus
2°) Par "rendre méthodique" j´entends ces choses : recueil d´informations, traitement des données, résolution des problèmes et présentation de la solution. Ca fait très industrialisé, c´est vrai, il n´empêche qu´en philosophie (ainsi qu´en mathématique), c´est ainsi qu´on raisonne : observation, tri du vraisembable/invraisembable, réponse et présentation de l´essai. Cette rigueur est indispensable, l´esprit a besoin de structure pour évoluer, si c´est l´anarchie, ça part n´importe où, et ça tu ne pourras pas me dire le contraire...
Et puis, c´est très subjectif ce que tu dis, je pourrai très bien te répondre qu´il vaut mieux s´ouvrir l´esprit avec la philosophie (apprendre à argumenter, à défendre ses idées et à connaître et respecter celle des autres) et la mathématique que de dormir pendant un cours de langue sous peine de rater son bac...
Bref, si tu veux partir dans un débat sur l´utilité de la mathématique, je te suggère de créer un autre topic ![]()
Philosophie reine, hum hum.
^^
1) On risque de retomber sur ce débat. Si la philosophie est utile, alors tout le monde va être d´accord pour initier aux jeunes étudiants cette discipline. Si elle ne l´est pas, ce sera le contraire. C´est un peu le plus important point du débat.
2) Euh, j´vois pas pourquoi ça n´est propre qu´aux mathématiques ou à la philosophie. Ce genre de raisonnement se retrouve un peu partout en sciences ( SVT, physique ) et même dans les matières plus littéraires ( argumentation, compréhension, étude de l´histoire, etc...). C´est juste très ( trop ? ^^ ) abstrait en maths et en philo.
"
Et puis, c´est très subjectif ce que tu dis, je pourrai très bien te répondre qu´il vaut mieux s´ouvrir l´esprit avec la philosophie (apprendre à argumenter, à défendre ses idées et à connaître et respecter celle des autres) et la mathématique que de dormir pendant un cours de langue sous peine de rater son bac... "
Ouaip, j´suis d´accord. Ce qui n´est en aucun cas un problème, nous sommes deux personnes différentes. En simplifié, moi je veux faire des langues, j´en fais, tu veux faire des maths et de la philo, t´en fais ( et dans ce cas dès que tu te sens prêt ( collège, seconde, etc...) . J´ai pas envie de faire de la philo, j´en fais pas, t´as pas envie de faire des langues, t´en fais pas. N´est-ce pas parfait ( genre j´suis un génie ^^ ) ? Tout le fait ce qu´il veut, le truc c´est de pas regretter ses choix ultérieurement...et aussi de ne pas avoir le droit de "rien faire" ! ^^
everlasting:
Et on se demandera "comment, pourquoi, où, quand..." vivre. Pas SA vie, mais LA vie.
Comprendre la vie
, c une utopie auquelle j´aurai jamais pensé sans nos scientifiques .
la possibilité que tu trouves l´introuvable semble vouée à l´échec congénitale .
je crois que tu pensais à la vie humaine inconsciemment , enfin je pense .
gigoe
il existe certains passages obscures ainsi ton message ne brille en rien
de plus de ce qui ne vient pas de toi et obscurités^^
hohohohoho, les langues ne sont pas particulièrement quelque chose qui m´attire, mais je ne rechigne aucunement à en faire l´apprentissage. Un esprit complet est un esprit capable dans tous les domaines, aussi j´essaie de m´intéresser à tout. Et de ne pas tomber dans le vulgaire : "Je suis un scientifique DONC j´aime pas le littéraire".
Mais bon, tu ne m´exposes aucun argument. Je maintiens que la philosophie est le domaine principal qu´un homme doit pratiquer pour améliorer sa pensée, la rendre plus grande, plus constructive et plus compréhensible aux yeux des autres. Et c´est de ces capacités que découleront les résultats d´autres domaines.
Oué sauf que moi je préfère apprendre quatres langues et pas de philo que trois langues et de la philo. J´peux pas tout faire, quoi.
Enfin, sérieusement, fallait noter le "simplifié" que j´ai écrit. Bien sûr que tu ne passes pas trente heures par semaine sur tes équations ( et tes dissertes l´année prochaine ), mais ça reste ce que tu préfères. Faut malheuresement faire des sacrifices dans la vie, j´pense qu´il faut mieux éliminer ( pas forcément complètement ) ce qui nous est le moins cher, non ?
" Et c´est de ces capacités que découleront les résultats d´autres domaines. "
Tu crois ? On note que dans d´autres pays où la philosophie n´est pas une matière obligatoire les élèves ne sortent ( probablement ) pas plus idiots (?) et que les "grands scientifiques" ne sont pas tous passés pas l´étude de la philosophie.
" Ca y est, j´ai fait de la philo en terminale, ma pensée est améliorée (?), plus grande (?), plus constructive et plus compréhensible... "
Non, je suis pas contre la philo mais la philo scolaire obligatoire à tous, si. Ca parait idiot, mais être contre l´obligation de "philosopher" au lycée ou au collège c´est aussi une "philosophie de vie".
Scolairement, l´apprentissage des langues est de très loin le plus gros échec et les heures qui t´apportent le moins.
8 mois en pays étranger et tu reviens bilingue. Pour ce niveau, faut 15 ans de scolarité. Je te laisse imaginer l´abysse d´inutilité que ça représente.
Non non, faut pas déconner. Même la philo tel qu´on vous l´apprend est plus utile. C´est dire.
8 mois et bilingue, il ne faut pas non plus trop rêver (surtout à l´écrit et si l´on n´a pas eu plein de cours avant)... Pars 8 mois en Chine et on verra ton niveau...
Même s´il est évident que l´on progresse plus en pratiquant une langue à longueur de journée plutôt que quelques heures par semaine.
Pourquoi raisonner sur l´utilité ?
Dans la vie de tous les jours, la cuisine me sert plus souvent que les maths (à part les quatre opérations de base, le reste ne me sert à rien) : la cuisine m´est bien plus utile que les maths, et pourtant j´ai eu plein d´heures de maths, mais je n´ai jamais eu de cours de cuisine à l´école (ça existe ailleurs).
Si l´on raisonne en terme d´utilité, le système éducatif est très mal fait...
chaos clad :
Je maintiens que la philosophie est le domaine principal qu´un homme doit pratiquer pour améliorer sa pensée, la rendre plus grande, plus constructive et plus compréhensible aux yeux des autres. Et c´est de ces capacités que découleront les résultats d´autres domaines.
c´est tellement vague .
Everlasting : non, c´est faux, si tu aimes la langue enseignée et que le prof/la classe suit bien t´apprendras vite. Le programme de l´EN n´a en lui-même rien de mauvais.
Sinon sans les bases d´une langue c´est pas huit mois mais bien plus qu´il te faudra ( et encore, si tu as le courage de "fréquenter" sans rien comprendre au début ). Et c´est pas à l´oral que tu apprendras à lire ( si tu sais pas prononcer t´auras du mal, j´parle même pas des alphabets non-romains ), au même titre ce n´est pas en lisant ( et sans les bases c´est même impossible de lire ) que tu deviendras capable de converser avec un étranger. L´école n´est pas l´optimal pour rendre bilingue, j´suis d´accord, mais au moins tu apprends les bases ( voire plus ). Et de toute façon, quand j´apprends des langues c´est autant pour m´amuser que pour les utiliser ultérieurement ( et donc ainsi me perfectionner ).