Je voudrais savoir quelque chose, et je m´adresse aux puristes de Kant (plus précisémment de ceux qui se seraient mis à la Critique de la faculté de juger)
Où se situe le Parfait par rapport au Beau ?
Kant dit que le Beau fait appel au goût (le Goût distance, et permet reflexion, alors que la Dégustation n´implique que trop peu de recul pour "Juger"), et ce goût est partie d´une subjectivité que Kant appelle Subjectivité universelle, car le Beau "plaît universellement et sans concept".
"Sans concept" induît une méconaissance suffisante de l´oeuvre, car un jugement ne se fonde que sur l´"amateurisme", et une oeuvre ne doit jamais être déterminée ou connue, autrement on ne peut goûter une oeuvre connue; donc le jugement n´est jamais connaissance parceque justement il reste jugement inculte mais authentifié par son impartialité bien qu´appartenant à une certaine subjectivité.
Si l´on ne retient que cette 1ére définition kantienne du Beau, l´on voit le problème que le Parfait induît :
Il ne peut y´avoir qu´Un et Un seul Parfait d´une oeuvre. Par conséquence cette propriété réfute la subjectivité du goût et ne se veut qu´Objective, car l´existence d´Une seule Perfection engendre une convergence des points de vue, et cette convergence ne peut se faire que par le biais d´un référentiel OBJECTIF.
De plus, Une seule Perfection induîrait une connaissance, car comment determiner la perfection d´une oeuvre dont on ne connaîtrait pas les moyens mis en oeuvre à se parfaire ?
Voila de quoi il en retourne, et plus j´y pense, et plus je trouve matière à faire contredire le Parfait au Beau, pourtant, l´un découlant de l´autre en toute logique.
PS : "Oeuvre" est à prendre à son sens le plus large (ex: La beauté d´une femme la rend oeuvre d´art)