Un début n´implique pas forcément une fin.
Par exemple en chimie, prenez deux réactifs et mélangez-les, vous allez voir une réaction, qui à un moment se stabilisera.
Dans le cas d´une réaction non totale (j´entends absolument totale et non l´approximation pratique du chimiste ^^) on dira à tort que la réaction est finie, car si on se penche de plus près sur la réaction on verrait qu´il ne s´agit que d´un état d´équilibre, où la réaction transformant les réactifs en produits et la réaction transformant les produits en réactifs sont aussi rapides l´une que l´autre.
La réaction ne se termine pour ainsi dire jamais...
Ceci dit, la continuité incessante des causes et effets peut donc avoir lieu dans un sens et pas dans l´autre, voire même dans aucun des deux sans être nié (avec la cause première ou l´effet final, au choix non exclusif)
Revenons à la cause première...
On a pu s´approchert de l´instant du big bang à une fraction de seconde près via la machine à remonter le temps fabuleuse qu´est le ciel, mais on ne pourra s´approcher beaucoup plus car il existe un moment où les conditions étaient telles que les photons étaient "prisonniers" de la matière. Donc à partir de là tout n´est plus que supposition, qu´il y ait ou non eu une cause première les effets auront été les mêmes.
Sinon on peut toujours voir l´aspect mathématique de la chose, la cause première est l´ensemble des causes ayant eu lieu quand le temps tend vers -infini dans le cas d´un univers n´ayant pas un début ponctuel... Sinon la cause première est évidente...
(Attention je ne dis pas par là que la limite quand t tend vers -infini existe... C´est vraiment un aspect mathématique, une limite peut ne pas existe)
Après ce problême de cause première, tout est régi par des lois physiques, donc de causalité. et tout effet est issu d´une cause...