Ta problématique me semble très bonne.
Demande-toi en quoi consiste "avoir une bonne conduite" (tu devrais trouver une meilleure expression car celle-ci n´est qu´une périphrase imagée de l´expression "bien agir").
Par exemple, on pourrait définir le "bien agir" comme un comportement conforme à la morale. La morale définit ce qu´il est souhaitable ou non de faire dans le cadre d´une communauté donnée. A priori, la morale implique mon rapport à autrui. Elle n´est pas écrite, elle m´est intérieure. Et on peut même aller jusqu´à estimer qu´en tant que morale, elle est intériorisée collectivement. D´où cette prétention de la morale à être tenue pour universelle. La morale est un ensemble de normes comportementales auxquelles il est nettement préférable de se tenir - sachant qu´on ne peut, de toute façon, pas être sanctionné pour immoralité, à moins que cette immoralité coïncide avec une illégalité (= action contraire à la loi).
La formulation du sujet laisse supposer que le "bien agir" et "le bien d´autrui" sont des actions séparées, dont on interroge les rapports d´interdépendance. Honnêtement, pourquoi les séparer ? Le bien agir, n´est-ce pas justement agir POUR le bien d´autrui ? Car après tout, supposons que "bien agir" signifie agir d´une façon bonne pour soi, cela voudrait-il dire que je peux vivre absolument seul, dépourvu de tout contact avec le monde extérieur, en parfait égoïste (sans jugement moral) ?
On pourrait se demander, comme le soulève Uzix : "agir bien, oui. Mais pourquoi ? Ou... pour qui ? Et à quelle fin ? Une fin personnelle ou une fin généreuse ?"
Ce n´étaient que quelques propositions de pistes.