Le mal est contraire aux exigences vertueuses d´un groupe social vis-à-vis des membres de ce même groupe, qui veut s´affermir, c´est à dire rester cohésif, et, dans certains cas s´élargir.
Comme l´a remarqué Rousseau, tous les hommes, aussi barbares que leur pratique à nous occidentaux, peuvent nous sembler,n´en relèvent pas moins d´un rite social qui a sa signification en temps que porteuse de bénédiction. Par exemple l´ecxision en Afrique noire, ( qui consiste à couper le clitoris de la femme
) nous semble être une intention particulièrement cruelle et ignoble. Pourtant, là-bas, dans cette société ou le rôle de la femme ainsi que sa personne est dénigré et mesestimé, cet acte est normal, aussi normal que pour nous lorsque nous castrons des veaux...
Au début quand j´ai su ça j´ai eu la haine. Je brûlais de châtrer sauvagement tous types qui faisaient et approuvaient ça. Et puis maintenant je me dis que c´est pas leur faute,ils ont ces codes sociaux dans la peau depuis un âge très jeune.
Bon, revenons à Rousseau.
Ilse trompait d´une nuance en disant que l´homme était né bon. Il est né POUR être bon. Car il est un être social. Et un être social est sensé servir son cadre social ( théoriquement ) , il y est forcé pour sa subsistance. C´est aussi pourquoi le " bien" est une vertu pratique.
Le mal quant à lui, symbolise le membre trahissant les valeurs de sa communauté.
Aujourd´hui, les notions de bien et de mal ont repoussé leurs limites, car l´humanité est devenue une sorte de communité indissociable ( Pour les vertueux, bien sûr. Je sais que le monde est au trois quart pourri ) . Et faire le bien ou le mal, signifie aujourd´hui faire du tort ou non à l´humanité. Nous élargissons ces concepts à cette dernière.
Tuer notre petit frère et mal non pas seulement parcequ´il fait partie de notre famille et est de surcroît chrétiens, mais aussi parcequ´il fait partie de l´humanité.
" Nous somme humains, et rien de ce qui est humain ne nous est étranger". 