D´une part, la négation de la conscience consciente d´elle-même.
Donc exit le cogito je pense donc je suis.
D´autre part, un sentiment d´absurdité de l´existence. Or si ma pensée, que je crois connaître (quel paradoxe! non?), est la preuve de mon existence, qu´en advient-il (de mon existence), si ma pensée n´est même pas une existence validée ?
Si ma pensée n´est pas un repère de sens, ou du moins si elle est un repère illusoire de sens (qui ne se sait pas illusoire), comment fonder en soi la légitimité de mon existence ? Ne suis-je condamné, moi, individu qui fait partie du tout que constitue l´humanité, ne suis-je condamné qu´à la contingence ?
Peut-on, je vous le demander, trouver une fin absolue vers laquelle tend toute la Nature, indépendamment du regard de la pensée consciente (qui se croit comme telle) ?
Méditation, action.