Je pense que la question pourrait se porter sur la propriété. Pas en termes idéologiques sur le fait qu´elle soit bien ou pas bien, mais sur l´existence même de la notion :
Que des choses qui existent, quelles qu´elles soient, puissent être liées à d´autres dans un rapport d´exclusivité et de domination : Les choses que je possède me sont soumises, à moi et à personne d´autres.
Les choses appartenues peuvent être des objets, des idées ou des êtres vivants.
Les choses appartenantes peuvent être des gens, des organisations, etc.
Par exemple là, j´ai a ma droite sur mon bureau une boite de jus d´orange vide, et euh à vrai dire je me demande là plus si cette boite posée inanimée sur mon bureau existe vraiment, c´est donc hors sujet. Bref cet objet que je regarde avec circonspection (c´est vraiment le mot en plus) m´appartient t-il vraiment ? surtout qu´elle est vide.
Je pense que les codes sociaux qui permettent de désigner un propriétaire à un objet entérinent le fait même que la propriété est normale, naturelle même. Ces codes comme je les ai appelés (mais sans doute pas de la meilleure façon) prennent la forme de contrats, d´échanges d´argent, de brevets, de traités, etc.
J´aimerais dire que la multitude de nature des objets appartenus et dans de nouveaux domaines
(territoires, idées, esclaves, animaux, logiciels, musiques, entreprises, plantes, etc), ainsi que la diversité des objets appartenants (individus, entreprises, nations, associations, groupes, etc), les diverses formes que prennent ses appropriations montrent la propriété n´est pas quelque chose d´universel si je puis dire.
Pourtant s´il y a bien quelque chose d´universellement partagé parmi tout le règne animal c´est le territoire : la possession d´un espace. Et encore je ne suis pas sûr, il y a des espèces où le territoire se meut en même temps que les groupes d´individus, et cela même chez les hommes.
Peut-être alors que le territoire n´est pas une possession, mais un espace de vie qui est intrinsèquement lié au groupe ou à l´individu : tu ne peux aller dans mon territoire, non pas parce qu´il m´appartient, mais parce que j´y suis.
Ce qui n´empêche pas pour autant la "normalisation" de la propriété du territoire, ou simplement la propriété, à travers des titres de propriété ou des marquages de territoire qui montrent là plus que l´espace de vie, l´espace appartenu.
Bon bref, je m´éloigne de ma question initiale et en plus je suis totalement hors sujet. Quant à la vie, tout dépendrait du système politique. Nous sommes dans une démocratie où l´important, la valeur principale est celle du respect et de la liberté de chacun, nous sommes donc seuls propriétaires de notre corps. C´est d´ailleurs ce qu´on apprend aux petites filles et aux petits garçons à l´école : personne n´a le droit de te toucher, ton corps t´appartient.
Dans des systèmes où existent esclavage ou servage, ta vie, ton corps appartient à ton maître, à ton seigneur.
Je dirais que la propriété en tant que telle n´a rien d´absolu, et je dis que la propriété de son propre corps ne l´est absolument pas.
Kartapus :o) sinon effectivement pour en revenir à la réalité vraie sans discussion : je suis dieu et vous êtes donc mes créatures chéries. Rien qu´à moi.