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Voilà mon blog, allez y faire un tour, j´ai commencé à y développer une philosophie qui -je le crois- m´est propre, et dites-moi ce que vous en pensez.
Je suis le messie,
par contre je vois des lignes grises devant mes yeux apres avoir lu ton blog.
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être fataliste, c´est être con, non ?
haha il y a pas que du faux là-dedans... c´est bien la nature humaine - plus ou moins mauvaise - qui fait obstacle aux idéologies religieuses, humanistes etc...
mais dire "l´Homme est mauvais", c´est voiler une incommensurable partie de la vérité. en gros être à côté de la plaque. faut arrêter un peu haha.
Il n´y a pas de nature humaine
seulement une condition humaine
"Everlasting Posté le 22 février 2006 à 21:26:26
Il n´y a pas de nature humaine
seulement une condition humaine "
Tu es un humaniste, je suis fondamentalement en désaccord avec cette affirmation. J´ai dit ce que je pensais, à toi de me prouver que tu as raison.
c´est un tort d´être humaniste quand on parle d´êtres humains ?
m´enfin une être humain qui reçoit une bonne éducation sera bon et un être humain qui reçoit une mauvaise éducation sera mauvaise.
ça paraît tellement évident que ce serait plutôt à toi de te justifier.
je suis prête à réfuter tous les arguments allant dans le sens d´une nature humaine, je t´écoute bl00dlust
n´importe quoi tu peux recevoir une excellente éducation et en dévier pour prendre un chemin à l´opposé.
La condition humaine (l´Homme ne nait pas Homme, il le devient) prend pour base que l´Homme s´entérine dans une durée, ce qui, de par le fait même de sa mort, est faux. L´Homme est poussière et est condamné à y retourner. La société tire sa stabilité de ce tabou de l´inéluctable fatalité, sans quoi elle n´est plus rien (d´où l´opposition d´avec l´homme absurde de Camus).
Et pour te parler d´une nature humaine d´un point de vue un peu plus scientifique, je te soumets cette affirmation :
L´homme primitif n´a pas vécu de réflexion, de quoi a-t-il donc vécu ? D´instinct ! donc de nature humaine.
L´homme primitif n´a pas vécu de réflexion, de quoi a-t-il donc vécu ? D´instinct ! donc de nature humaine.
Ou, étant donné la primitivité de l´être, de la nature animale ?
L´Homme est poussière et est condamné à y retourner.
Là, je t´arrête, ça ressemble plus à de la croyance religieuse de dire que l´Homme naît de la poussière et y retourne.
Darkmachina Posté le 23 février 2006 à 23:27:51 Avertir un administrateur à propos de ce message !
n´importe quoi tu peux recevoir une excellente éducation et en dévier pour prendre un chemin à l´opposé.
il y a d´autres facteurs qui s´ajoutent mais l´éducation reçue est en tête.
l´instinct est la plus superficielle forme de réflexion mais c´est en une.
Le fait que l´homme ne vive pas éternellement ne me semble pas un obstacle. Même si la durée est limitée, il n´en reste pas moins que durée il y a.
Tu veux sûrement dire par là que l´homme n´aura jamais assez de temps pour se former. Mais ce serait supposer qu´être humain est un état atteignable, or je n´en suis pas persuadée. Je crois personnellement à l´humanité comme à un ensemble de qualités idéales vers lequel chaque individu tend, et qu´il intègre peut-être partiellement. Tu devines que je rapproche le mot homme, du mot épanouissement et du mot bonheur. En ce sens, j´aime me sentir proche de l´idée de Nietzsche sur le surhomme et de celle de Sartres sur la liberté.
Voilà qui devrait t´éclairer sur ma position. Je vais maintenant tenter de t´expliquer pourquoi ce choix.
La nature humaine me pose un certain nombre de problèmes, son côté innéiste et déterministe surtout. Innéiste car la nature humaine précéderait notre naissance et j´ai du mal à imaginer la provenance de cette nature, bien qu´étant croyante. Je réfute par avance l´argument de la génétique: celle-ci n´offrant au nouveau né que des caractéristiques physiques et des potentiels. Seulement physiques car le nouveau né ne dispose pas encore d´une conscience, d´une raison, d´une sensibilité artistiques... de rien qui concerne le domaine spirituel ou intellectuel des choses. Je m´interroge donc sur l´origine de la nature humaine.
Concernant le déterminisme, qui s´oppose à la liberté comme l´a soutenu Sartre, il me semble être issu de la philosophie darwiniste et plus précisément de l´idée de la sélection naturelle, de la loi du plus fort pour caricaturer. Si je veux bien admettre cette théorie chez certaines éspèces, je pense que l´homme fait exception, étant un animal social, politique. L´homme me semble fait pour vivre en groupe et pour s´entraider plutôt que pour enfoncer son voisin dans la boue. J´en veux pour preuve tous les élans de solidarité possibles et imaginables que l´on peut observer chez l´homme (son idée du social, de l´humanitaire...). Ces démonstrations me semblent venir de l´empathie certes, mais de manière générale du côté perfectionniste de l´être humain, qui a envie de progresser (ensemble) vers un idéal. Et là je reviens à la définition de départ sur la condition humaine (devenir homme). Ma boucle est bouclée.
Bien sûr tout ceci est très pragmatique mais j´aime commencer par là. Et au moins les choses seront claires, tu sais maintenant ce que je pense grossièrement du sujet. Vu qu´il regroupe plusieurs thèmes/arguments, je pense qu´il faudra sélectionner, mais auparavant je te laisse la parole.
(Que la société ait besoin du tabou de la mort pour rester stable, c´est une position qui n´engage que toi. Il serait néanmoins probablement intéressant d´en discuter sur un autre topic. A moins que tu penses qu´il est important de l´intégrer à ce débat.)
"l´instinct est la plus superficielle forme de réflexion mais c´est en une."
Donc tu penses, comme les grecs antiques, qu´il faudrait juger les animaux, puisque l´instinct est une forme de réflexion. Non, arrête, l´homme primitif a vécu comme les animaux, d´instinct. Et je soutiens qu´il vit toujours d´une certaine forme d´instinct, en effet, celui qui ne vit pas de réflexion, vit d´habitude. Et puis, nous avons tous les mêmes pulsions, nature humaine donc.
"Le fait que l´homme ne vive pas éternellement ne me semble pas un obstacle. Même si la durée est limitée, il n´en reste pas moins que durée il y a.
Tu veux sûrement dire par là que l´homme n´aura jamais assez de temps pour se former."
Ce n´est même pas ça, il aura le temps, aussi éphémère soit-il de se former, mais (et cela n´a rien de religieux) il retournera en poussière. Ainsi l´humanité est dans son absurdité : condamnée à mourir éternellement.
"Mais ce serait supposer qu´être humain est un état atteignable, or je n´en suis pas persuadée."
Je t´arrête tout de suite, au diable Erasme : Homme on naît, on ne devient pas. L´homme est un mammifère, un animal, il a une intelligence en plus mais ce n´est pas là que je veux en venir. Comme tout animal (prenons l´homme à son état primitif comme justification) il se définit par ses instincts, instincts que TOUTE l´espèce sans exception a. Soit il s´y complait, puisque notre système est propice à ça (j´y reviendrai), soit il y résiste, alors est-ce ça être Homme ? Aller à l´encontre de sa nature ?
"Je crois personnellement à l´humanité comme à un ensemble de qualités idéales vers lequel chaque individu tend, et qu´il intègre peut-être partiellement. "
Donc un huùanité où tout le monde s´entraide vers un idéal commun, où tout le monde est gentil.
Non, ça n´est pas crédible, l´Homme n´a pas la coexistence pacifique qui coule dans les veines. L´Homme est un animal social, c´est vrai, Sartre à raison "ce que nous savons de nous-même ce sont les autres qui nous l´aprenne" mais l´homme doit s´affirmer, et il ne peut le faire qu´au détriment d´un autre.
La nature humaine me pose un certain nombre de problèmes, son côté innéiste et déterministe surtout. Innéiste car la nature humaine précéderait notre naissance et j´ai du mal à imaginer la provenance de cette nature, bien qu´étant croyante. Je réfute par avance l´argument de la génétique: celle-ci n´offrant au nouveau né que des caractéristiques physiques et des potentiels. Seulement physiques car le nouveau né ne dispose pas encore d´une conscience, d´une raison, d´une sensibilité artistiques... de rien qui concerne le domaine spirituel ou intellectuel des choses. Je m´interroge donc sur l´origine de la nature humaine.
La nature humaine n´est pas un problème philosophique, c´est un problème scientifique, nature humaine n´apelle pas forcèment destin, ou déterminisme. Comme je l´ai dit, cela est une histoire de gênes, d´instinct, car l´instinct est l´essence même d´une espèce vivante, chacune a ses périodes, ses réactions etc. L´Homme n´est pas une exception, il a une faculté en plus : l´intelligence, mais qui ne peut s´exercer en contradiction totale avec sa nature.
Concernant le déterminisme, qui s´oppose à la liberté comme l´a soutenu Sartre, il me semble être issu de la philosophie darwiniste et plus précisément de l´idée de la sélection naturelle, de la loi du plus fort pour caricaturer. Si je veux bien admettre cette théorie chez certaines éspèces, je pense que l´homme fait exception, étant un animal social, politique. L´homme me semble fait pour vivre en groupe et pour s´entraider plutôt que pour enfoncer son voisin dans la boue. J´en veux pour preuve tous les élans de solidarité possibles et imaginables que l´on peut observer chez l´homme (son idée du social, de l´humanitaire...). Ces démonstrations me semblent venir de l´empathie certes, mais de manière générale du côté perfectionniste de l´être humain, qui a envie de progresser (ensemble) vers un idéal.
J´en reviens à ce que je disais, l´Homme devrait s´affirmer avec les autres, mais il est dans sa nature d´animal de s´affirmer contre les autres. Et notre système, la capitalisme, est bien à l´image de ça, on y retrouve cette antangonie Capital/Travail où l´un ne peut s´affirmer que contre l´autre. Mais surtout, dans son principe inégalitaire, ce système dresse les uns contre les autres, car le pain à se partager est maigre, et nombreux sont les prétendants. Et là, quelque soit la politesse et la correction de certains gens, quelque soit leur attitude, ils sauteront sur la nourriture pour la garder égoïstement.
(Que la société ait besoin du tabou de la mort pour rester stable, c´est une position qui n´engage que toi. Il serait néanmoins probablement intéressant d´en discuter sur un autre topic. A moins que tu penses qu´il est important de l´intégrer à ce débat.)
Je pense que ce tabou de la finalité est très lié au débat sur l´Homme et son environnement (de plus cette position, je la partage avec Albert Camus).
"Il n´y a qu´un seul problème philosophique, c´est le suicide" C´est pas cette phrase qu´Albert Camus tire un trait sur toute la philosophie humaniste.
L´homme n´est pas un animal. Nature humaine ça n´existe pas, il y a seulement condition humaine. Et on devient homme. L´homme n´est pas fait pour s´opposer aux autres.
Moi c´est par ces mots que je tire un trait sur ton opinion et sur celle de Camus si c´était la sienne.
"L´homme n´est pas un animal. "
Ah bon, et pourquoi ?
"Nature humaine ça n´existe pas, il y a seulement condition humaine. Et on devient homme."
Alors qu´est-on quand on n´est pas "homme" ?
" L´homme n´est pas fait pour s´opposer aux autres. "
Je pense que les exemples ne manquent pas pour te contredire, prends par exemple les Hommes à l´état primitif qui restent encore aujourd´hui : les enfants, ils ne vivent pas de réflexion, donc ils vivent d´instinct, et c´est en les observant que l´on comprend la nature humaine.
Je ne te demande pas tes conceptions, ce domaine est trop subjectif pour mener à un débat cohérent, mais des arguments pour les démontrer.
Jsuis pas un expert en philosophie, mais y me semble que le fatalisme c´est d´avoir compris que le hasard n´existait pas, qu´on a une pseudo-destinée.
Dans ton texte, t´explique que t´es contre le capitalisme à cause de ses effets néfastes sur l´homme, mais tu ne dis rien (à ma connaissance) sur le fatalisme. Je crois que c´est plutôt du matérialisme dont tu parles car tu dis que l´homme n´est qu´un animal et donc, qu´il n´est qu´un objet en quelque sorte qui agit selon des comportements précis et stricts.
"qu´il n´est qu´un objet en quelque sorte qui agit selon des comportements précis et stricts."
Tu as bien compris, c´est dans cette optique là que je parle de fatalisme, le destin n´existe pas plus que quelconque Dieu. ![]()
"le destin n´existe pas plus que quelconque Dieu" : héhé, c´est pas fataliste ça (Définition du Petit Robert : "Fatalisme : Doctrine selon laquelle tous les événements sont fixés à l´avance par le destin, la fatalité.", mais en même temps, par extrapolation, y disent "Attitude morale, intellectuelle par laquelle on pense que ce qui arrive devait arriver et qu´on ne peut rien faire pour s´y opposer." ce qui te ressemble).
Donc, ça devrait s´appeller Parti Fataliste Extrapolé ![]()